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Article #299From Dream to Consciousness
From: Patan�e Pongp�
Date: Fri, 01 May 1998 00:00
Date: Fri, 01 May 1998 00:00
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De la structure du r�ve � un mod�le informationnel de la schizophr�nie
:
l'�tat dysd�repix�lis� d�satt�nu� (Article published in 1980)
Claude RIFAT
Agressologie, 1980, 21, 3:117-130
From dream structure to an informational model of schizophrenia : the
disattenuated dysderepixelised state
There is an area in neurosciences which remains poorly defined :
that of dreams.
Furthermore, this is an area in which traditional scientific
methods from a physiological standpoint cannot be used. By
contrast, if attention is paid directly to the structure and to
the circulation of information in dreams, it is essential to
first study one's own dream activity and to use oneself literally
as a laboratory self-subject, with the possibility of later
sharing these analyses with other researchers interested in this
phenomenon. The main difference with conventional scientific
methods is that the researcher concerned can only present to
other researchers who have never paid attention to their dreams
testimonial evidence which could be confirmed experimentally only
when a certain number of scientists (who as yet do not exist)have
learned to pay attention to their own dreams and to analyse them
systematically in permanent comparison with the analyses of their
colleagues.
AIl remains to be created in this area in which no litterature
exists. The present article is concerned with the results which I
have obtained over a period of almost two years in examining a
large number of my own dreams. Possibly the most interesting
finding is that this analysis has considerably enlightened me in
a field which remains obscure: that which is still called
schizophrenia and which I would suggest calling "the
disattenuated dysderepixelised state".
This article is thus a call to neuroscientists interested in this
field in order that they may confirm for themselves the solid
basis of my assertions by systematically studying the
informational structure of their own dreams.
De la structure du R�ve � un mod�le informationnel de la
schizophr�nie:
l'�tat dysd�repix�lis� d�satt�nu�.
Claude RIFAT
Premi�re partie. Agressologie, 1980, 21, 3:117-130
( Deuxi�me partie - prochainement )
II y a un domaine des neurosciences qui reste flou, �lusif :
celui des r�ves. De plus, c'est un domaine o� l'on ne peut
utiliser les m�thodes traditionnelles de la science que d'un
point de vue physiologique. Par contre, si l'on s'int�resse
directement � la structure et � la circulation d'information dans
les r�ves, l'on est contraint d'�tudier d'abord sa propre
activit� onirique et � se prendre litt�ralement comme auto-sujet
de laboratoire, quitte, ensuite, � partager les r�sultats de ses
analyses avec les autres savants int�ress�s par ce ph�nom�ne. La
principale diff�rence avec les m�thodes conventionnelles de la
science c'est que le savant concern� ne peut pr�senter aux autres
savants, qui n'ont pas fait attention � leur vie onirique, que
des preuves testimoniales qui ne se v�rifieront,
exp�rimentalement, qu'au moment o� un certain nombre de savants
(ce qui n'existe pas encore) auront, �galement, appris � faire
attention � leurs propres r�ves et � les analyser, de fa�on
syst�matique, en confrontation permanente avec les analyses de
leurs coll�gues.
Tout reste � cr�er en ce domaine; aucune litt�rature n'existe �
ce sujet [1] et le pr�sent article expose quelques uns des
r�sultats que j'ai trouv� en examinant, durant pr�s de deux ans,
une grande quantit� de mes propres r�ves. La chose peut-�tre la
plus int�ressante est que cette analyse m'a, ensuite, notablement
�clair� sur un domaine encore obscur: celui que l'on appelle
encore, maintenant, "schizophr�nie" et que je propose d'appeler
l'�tat dysd�repix�lis� d�satt�nu�.
Cet article est, ainsi, un appel aux neurosavants int�ress�s par
ce domaine afin qu'ils v�rifient, par eux-m�mes, le bien-fond� de
mes assertions : en �tudiant syst�matiquement la STRUCTURE
INFORMATIONNELLE de leurs propres r�ves.
1 - Sauf, peut-�tre, H. Michaux, "Fa�ons d'endormi, fa�ons
d'�veill�" 1 vol. , "Le point du jour", NRF Paris, 1969. (Note de
la R�daction).
Les Niveaux d' APPROXIMATIONS
Depuis que l'homme existe, il s'est toujours int�ress� � l'activit�
onirique de son cerveau, sans pour autant mieux la comprendre, m�me
aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que le r�ve n'a �t� �tudi�, jusqu'ici,
que
d'un point de vue purement psychologique, donc flou par nature, alors
qu'il
fallait, d'abord, tenter de comprendre sa STRUCTURE INFORMATIONNELLE.
C'est
ce constat de non-progr�s et l'absence d'�tudes � ce sujet qui m'a
amen�,
ces deux derni�res ann�es, � �tudier, syst�matiquement, mes propres
r�ves,
ce qui �tait, naturellement, la seule fa�on pour moi d'avoir des
donn�es
pr�cises et personnellement objectives � ce sujet. [2]
J'ai ainsi �t�, progressivement, amen� � inventer des concepts qui me
permettent, maintenant, de mieux comprendre la structure
informationnelle
des r�ves et je me suis aper�u que ces m�mes concepts permettaient
aussi
d'�claircir, consid�rablement, ce qui diff�rencie trois �tats
comportementaux de l'�tre humain : l'�tat onirique, l'�tat d'�veil
conscient et, surtout, ce que l'on appelle l'�tat "schizophr�ne".
Jusqu'ici ces �tats ont �t� d�crits par ces concepts tr�s vagues qui
ne
permettaient pas de faire des progr�s notables; ainsi l'on trouvera,
selon
les auteurs, de multiples d�finitions de "schizophr�nie" , d�finitions
dont
l'approximation est si grande qu'elle ne permet gu�re de progr�s.
II semble que toute �tude scientifique se fasse toujours par NIVEAUX
D'APPROXIMATION: on invente d'abord un terme flou pour "expliquer" un
ph�nom�ne et, peu � peu, ce terme se pr�cise et donne naissance � de
nombreux termes, plus pr�cis et plus informatifs, qui permettent,
progressivement, de mieux circonscrire le connu et l'inconnu. Je me
suis
ainsi aper�u que les concepts que je cr�ais, progressivement, pour
trouver
une coh�rence dans la structure, apparemment irrationnelle, des r�ves
m'avaient fait, soudain, passer d'un niveau d'approximation flou � un
autre
beaucoup plus pr�cis et riche en d�veloppements.
2 - Dont certaines parties du texte d'origine ont �t� reprises
ici (cf. C. RIFAT, Du r�ve et de la th�orie de l'information)
(Agressologie, 1979, 20, 2:75-80).
A propos des ph�nom�nes de rappel : l'Att�nuateur
Bien souvent les nouvelles d�couvertes ne se font pas � partir de
faits
nouveaux mais � partir de faits d�j� anciens r�organis�s de fa�on
nouvelle.
Les r�ves �tant, g�n�ralement, filtr�s efficacement dans nos soci�t�s
mercantiles maniant si bien les pacotilles et les verroterries, car
n'ayant
pas d'utilit� �conomiquement rentable, peu de gens s'en souviennent
car ils
n'y font pas attention et ne s'en soucient gu�re. Ces gens l� pensent
que
la "r�alit�" se r�duit � la pauvre et lamentable r�alit� de l'�veil
alors
que s'ils savaient ...
Je commen�ais, donc, � apprendre � me souvenir de mes r�ves et je
d�couvris
qu'en me concentrant sur cette pens�e tous les soirs, tout en faisant
certains exercices respiratoires et de focalisation de ma conscience,
puis
en �crivant, tous les matins, les moindres bribes de souvenir qui me
restaient � l'�veil j'augmentais, peu � peu, le d�tail et la pr�cision
de
ces souvenirs qui, de bribes originellement impr�cises et floues
s'agrandissaient, au fil des mois, pour, finalement, donner un
souvenir
tr�s fid�le, et par cons�quent analysable, de quelques-uns des r�ves
que
j'avais faits dans la nuit.
Une fois pass� ce stade, qui demande plusieurs mois de pratique
intensive,
il est possible d'appr�hender une autre qualit� de r�ves qui permet au
chercheur d'accomplir des observations tr�s pr�cises et de les noter
au
r�veil. C'est le stade du R�VE CONSCIENT, qui diff�re du r�ve normal
en ce
sens que la conscience du r�veur n'est pas alt�r�e, demeurant quasi
identique � celle qu'il a de l'�tat d'�veil. L'exp�rimentateur peut
alors
plus o� moins manipuler certains ev�nements qui surgissent dans
l'environnement imaginaire du r�ve, d�cider de continuer � r�ver ou se
r�veiller, etc. Ce genre de r�ve est la situation id�ale pour �tudier,
de
premi�re main, la TEXTURE INFORMATIONNELLE des r�ves mais de longs
mois
sont n�cessaires afin de pouvoir les provoquer. Par ailleurs, il
semble
qu'il faille une certaine pr�paration biochimique dans le cerveau
avant de
les r�aliser, en ce sens qu'on ne peut les provoquer qu'apr�s avoir
dormi
un certain temps et s'�tre ensuite r�veill� pour s'endormir � nouveau.
De
plus, j'ai observ�, r�cemment, � de nombreuses reprises, qu'une dose
de 0,
5 � 1 mgr de Loraz�pam, prise juste avant le second endormissernent, a
pour
effet de faciliter la transition sommeil normal/sommeil en r�ve
conscient.
Cela serait � �tudier.
La meilleure m�thode est de s'assujettir � se lever t�t le matin puis
de se
rendormir en gardant son attention sur un stimulus sonore quelconque,
par
exemple le tic-tac d'une horloge, un faible bruit �mis de fa�on
continue,
etc.
II existe, alors, deux fa�ons de p�n�trer dans ce genre de r�ve:
A. Par hasard, c'est-a-dire en sombrant, tout d'abord, dans
l'inconscience
puis en redevenant soudainement conscient en plein milieu d'un r�ve
normal.
B. Volontairement, c'est-�-dire en restant conscient depuis le d�but
de
l'endormissement jusqu'� l'apparition des premi�res images oniriques,
faibles et distantes d'abord, puis plus claires et brillamment
color�es,
pour ensuite, subitement, s'int�grer � ces images et se retrouver avec
son
corps onirique virtuel: ce que je nomme le CORPS INFORMATIONNEL, dans
un
monde tout � fait comparable au monde exor�el du point de vue de la
complexit� et de la finesse des ph�nomenes qui s'y d�roulent, en ce
sens
qu'on ne peut jamais distinguer aucun bruit de fond dans les
informations
complexes que l'on per�oit � travers toutes les modalit�s sensorielles
et
que les ph�nom�nes qui s'y d�roulent imitent, parfaitement, les
ph�nom�nes
comparables observ�s dans le monde exor�el.
Par exemple, si je me trouve dans un r�ve conscient au bord de l'eau
et que
je saisisse un caillou et le jette dans cette eau imaginaire,
j'assisterai,
exactement, aux M�MES ph�nom�nes d'oscillations et d'interf�rences que
ceux
que j'observerais � la surface d'une eau exor�elle ; ce qui est
absolument
�tonnant du point de vue de l'incroyable complexit� de l'information
n�cessaire � g�n�rer ce ph�nom�ne! M�me un ordinateur moderne est
totalement INCAPABLE d'imiter aussi parfaitement un aspect du monde
r�el
que nous lui aurions donn� � mod�liser.
La fa�on de passer de l'endormissement au r�ve conscient donne, d�j�,
des
renseignements extr�mement pr�cieux quant au fonctionnement du
cerveau.
Ainsi le premier stade est l'apparition d'images TRANSPARENTES,
c'est-�-dire d�nu�es de couleurs, sur le fond noir de l'obscurit�.
Puis
apparaissent les couleurs et la tridimensionalit� et les images
deviennent
aussi nettes et claires que des diapositives projet�es sur un �cran.
Enfin,
l'on se sent devenir de plus en plus l�ger. Fr�quemment, aussi, mais
pas
toujours, un bourdonnement d'oreilles assez intense appara�t, signe
annonciateur de la transition proche qui va s'effectuer d'un instant �
l'autre. L'apparition de ce bourdonnement est un indice tr�s s�r que
l'on
se trouve en passe de franchir la "fronti�re" s�parant le monde r�el
du
monde onirique, (ce qui d�note une stimulation du syst�me
vestibulaire) et
l'on plonge, si je puis dire, dans les images et les trois dimensions.
Ce
saut fait, l'on se retrouve dans ce monde si comparable au monde r�el
que
nous percevons � l'�tat d'�veil; c'est le monde de ]a m�moire, le
Monde
Int�rieur (endor�el) o� l'information arrive, d�sormais, aux syst�mes
int�grateurs corticaux et limbiques du syst�me nerveux non plus �
travers
les d�tecteurs sensoriels mais � partir d'une source purement
endog�ne.
Pr�cisons aussi que les m�mes stades apparaissent, de la m�me fa�on,
et
plus ou moins simultan�ment, dans la modalit� auditive : lorsque les
images
transparentes commencent � d�filer, on commence aussi � "presque
entendre"
des sons puis ces sons s'affermissent et prennent une tonalit� tout �
fait
r�elle comme si on les �coutait au travers des oreilles. Dans les
lignes
qui suivent je ne d�crirai que les phenom�nes observ�s en modalit�
visuelle, pour plus de simplicit�, �tant donn� que ceux-ci sont
absolument
identiques dans les autres modalit�s sensorielles.
Que nous apprennent, en premier lieu, ces observations ? Elles nous
montrent d'abord que le cerveau comporte une structure extr�mement
importante que j'appelle l'att�nuateur. C'est ainsi que, lorsqu'�
l'�tat
d'�veil je commande � ma m�moire de me rappeler une musique, la voix
de
personnes, la vision d'images, etc. . . , je per�ois ces informations
de
facon tr�s lointaine et indistincte, c'est-�-dire que le souvenir d'un
�v�nement n'est, normalement, pas per�u avec autant d'intensit� et de
richesse informationnelles que l'�v�nement per�u en temps r�el.
J'appelle
ces rem�morations des rem�morations "sombres" par opposition aux
rem�morations "claires" qui sont celles des r�ves ou des
hallucinations.
Tout ceci veut dire qu'il existe une structure qui ATT�NUE (un peu
comme un
potentiom�tre!) les rem�morations que nous nous faisons, constamment,
�
l'�tat d'�veil, afin de ne pas perturber notre perception du monde
r�el, le
Monde Ext�rieur ou exor�el.
Et c'est cet att�nuateur qui est influenc� de fa�on si spectaculaire
par la
di�thylamide de l'acide D-lysergique, la psilocybine ou autres
"hallucinog�nes". Si nous ne poss�dions pas cet att�nuateur, il nous
serait
parfaitement impossible de faire la discrimination entre le monde r�el
et
le monde m�moris� et, de plus, s'il EXISTE, cela d�montre que les
ph�nom�nes de m�morisation sont, obligatoirement, parfaitement fid�les
de
par la logique, que nous ne connaissons pas encore, des syst�mes de
m�morisation ; si l'�volution a invent� l'att�nuateur c'est qu'elle y
�tait, en quelque sorte, bien oblig�e et ne pouvait pas faire
autrement !
La notion d'att�nuateur nous fait, ainsi, d�couvrir indirectement
l'extr�me
fid�lit� d'enregistrement de la m�moire et le fait qu'un rappel, en
n'importe quelle modalit� sensorielle, utilise les m�mes circuits
nerveux
que ceux qui sont utilis�s, en temps r�el, � partir des d�tecteurs
sensoriels, � la seule diff�rence que l'information est alors de
source
endog�ne et att�nu�e.
En d'autres termes, l'att�nuateur r�duit le flux de bits (nous
utiliserons,
ici, la notion de bit par commodit�, sans supposer que le cerveau
utilise,
r�ellement, un langage binaire, bien s�r!) qui parvient de la m�moire
� la
conscience.
Toutes les sensations que nous percevons � partir d'un mat�riel
m�moris�
pourront, donc, �tre class�es en fonction de leur intensit�
d'att�nuation
soit en sensations "sombres" (att�nu�es) soit en
sensations"claires"(d�satt�nu�es).
L'Att�nuateur CORTICAL et l'Att�nuateur LIMBIQUE
Les sensations sombres sont donc l'ensemble des sensations imaginaires
que
nous percevons, constamment, et dont le n�ocortex est uniquement la
r�gion
int�gratrice : par exemple lorsque l'on s'�coute, imaginairement,
parler,
lorsque l'on imagine un son, une image, une odeur, etc. D'apr�s ce que
nous
avons dit, ces informations sont des informations dont la quantit� de
bits,
par unit� de temps, a �t� extr�mement r�duite, apr�s passage � travers
l'att�nuateur, avant de stimuler leurs zones int�gratives respectives.
Ainsi, en ce qui concerne les rappels d'information attenu�e : image
imaginaire att�nu�e = image sombre, son imaginaire att�nu� = son
inaudible,
odeur imaginaire att�nu�e = odeur inodorante, Emotion imaginaire
att�nu�e =
Emotion non-�motionnelle, etc.
Les sensations claires sont les sensations r�ellement ressenties �
partir
d'un mat�riel m�moris� soit limbique, soit cortical, sur demande du
moi
conscient : ainsi une personne qui se rem�morise une �motion et qui la
ressent, � nouveau comme si le stimulus d�clencheur qui engendra cette
�motion dans un contexte pass� �tait, � nouveau, pr�sent et r�el. En
ce
sens les �motions repr�sentent de v�ritables HALLUCINATIONS et, comme
celles-ci, troublent, extr�mement SOUVENT, nos comportements dans le
monde
exor�el. Les �motions sans support sont donc des hallucinations
non-identifi�es car non-per�ues comme hallucinations.
Nous sommes ainsi, naturellement, amen�s � constater que l'att�nuateur
est
subdivis� en att�nuateur cortical et att�nuateur limbique. La premier
est
extr�ment efficace car sans doute primordial pour la survie, comme
nous
l'avons remarqu� (quasiment personne ne peut halluciner, � volont�
dans les
modalit�s visuelles, auditives, etc. ), le second beaucoup moins (tout
le
monde peut, ais�ment, -- et peut-�tre, malheureusement ! -- halluciner
au
niveau �motionnel).
Quatre faits sugg�rent que la d�satt�nuation corticale est,
normalement,
efficacement bloqu�e par la quantit� d'information d�tect�e et trait�e
par
le syst�me nerveux central :
1. Le r�ve ne se produit, normalement, que lorsque le seuil de
sensibilit� sensorielle est augment�, c'est-�-dire lorsque la
quantit� d'information exog�ne parvenant au syst�me nerveux
central est diminu�e.
2. Il est bien connu que si l'on place un sujet dans un
environnement d�muni de stimulus sensoriels celui-ci commence, au
bout d'un certain temps, � halluciner.
3. Les petits des mammif�res r�vent beaucoup plus que les adultes
; � mon avis cela provient du fait que leur syst�me nerveux
central �tant encore peu riche en information m�moris�e, la
d�satt�nuation se produit plus souvent.
4. Les enfants, dont le syst�me nerveux central continue � se
d�velopper et � accumuler de l'information, subissent des
d�satt�nuations faibles le soir, juste avant de s'endormir (ce
que l'on appelle les "images hypnagogiques". Qui ne se souvient
de sa propre enfance en ce domaine ? De ces images transparentes,
parfois l�g�rement teint�es, qui nous faisaient, parfois, peur au
point d'appeler nos parents et qui disparaissaient aussit�t la
lumi�re allum�e!
De plus l'on constate, d�s lors, sans pouvoir l'expliquer, que le
ph�nom�ne
de r�ve est apparu dans l'�volution avec l'apparition d'un n�ocortex
et de
son att�nuateur sp�cifique : les poissons, les amphibiens et les
reptiles
ne r�vent pas, les oiseaux commencent � r�ver et les mammif�res ont en
fait
une sp�cialisation!
LES SUBDIVISIONS DE LA M�MOIRE : le Moi informationnel et le
Mod�lisateur
autoprogrammable
En examinant les ph�nom�nes de r�ve on peut, logiquement, diviser la
m�moire humaine en deux r�gions distinctes : le Moi Informationnel et
le
Mod�lisateur autoprogrammable.
En effet le r�ve est compos� d'une personne centrale, soi-m�me, et de
l'environnement onirique o� se d�place cette personne. Ce sont les
deux
constantes invariantes de n'importe quel r�ve, r�gle des deux
invariances
qui n'est normalement jamais viol�e hormi par des ma�tres r�veurs
exceptionnels: les bonzes tib�tains ou des r�veurs moins exceptionnels
:
les mystiques religieux en �tat "d'extase". Nous y reviendrons.
J'ai, ainsi, nomm� MOI INFORMATIONNEL (M. I) cette r�gion d�localis�e
de la
m�moire qui conserve et sp�cifie tous les param�tres qui nous rendent
conscients de nos bornes corporelles sensitives et psychiques (que ce
soit
� l'�tat conscient d'�veil, o� ce sch�ma est att�nu�, ou � l'�tat
onirique,
o� ce sch�ma est d�satt�nu�), constituant alors son expression la plus
pure
sous la forme de notre corps et de notre conscience informationnelles.
Le
Moi Informationnel c'est l'expression de notre virtualit� qui signifie
qu'une m�moire humaine, une fois bien remplie, n'a plus besoin de
d�tecteurs sensoriels pour faire exister le Moi. Le Moi n'est, en
fait,
plus alors qu'une vulgaire STRUCTURE INFORMATIONNELLE virtuelle que
l'on
pourrait, � la limite, enregistrer, comme une simple cassette, et
transbahuter dans un lecteur complexe d'informations! Il arrivera
ainsi,
peut-�tre, un jour o� nous pourrons stocker l'entieret� des donn�es
qui
font l'existence virtuelle d'un �tre humain et les envoyer, par ondes
electromagn�tiques, n'importe o� dans le syst�me solaire vers un
"lecteur"
qui lira ces donn�es comme un magn�tophone lit une cassette pour
redonner
vie � cet �tre humain virtuel dans un monde virtuel d'une machine!
L'�tre
humain sera alors devenu INFORMATIONNEL, quelque chose de presque
semblable
� un "esprit"!!! Le MI n'est qu'une structure o� circule de
l'information,
structure intelligible au moyen des sciences de l'information et NON
PAS au
moyen des religions ou de la psychiatrie archa�que! Cette structure
varie
lentement au cours de la vie en fonction de l'acquis m�moris� qui en
d�termine la trame, ce que nous appellerons bient�t le "motif de
pix�lisation", surtout par rapport aux m�canismes de conscience.
Ce moi informationnel onirique se d�place dans un espace-temps
imaginaire
qui imite �tonnamment bien le monde exor�el, en l'occurrence le Monde
Int�rieur(Endor�el), celui dont l'information accessible au moi
informationnel est strictement de source endog�ne. C'est pourquoi nous
nommons cette r�gion de la m�moire qui diffuse cet environnement
synth�tique au moi informationnel le MODELISATEUR car il mod�lise, en
effet, un monde non-exog�nement r�el simulant le monde exor�el, �
partir de
donn�es qu'il a enregistr�es dans le monde exor�el.
Pourquoi auto-programmable ? Simplement parce que le moi
informationnel qui
se d�place dans les r�ves subit [3], comme dans le monde r�el, les
histoires infinies invent�es par le mod�lisateur sans pouvoir les
deviner
ni les contr�ler. Le moi informationnel onirique vit ce que lui simule
le
mod�lisateur comme des �v�nements absolument r�els; nous verrons,
d'ailleurs, bient�t, l'importance de ce mod�lisateur dans les �tats
"schizophr�niques".
C'est donc le mod�lisateur qui organise la trame informationnelle des
r�ves
; le moi informationnel les subit, sans pouvoir r�agir ; d'o�,
finalement,
l'appellation de Mod�lisateur auto-programmable (MAP).
Comment le MAP s�lectionne-t-il les histoires oniriques ? Je n'en n'ai
aucune id�e mais il est clair, cependant, qu'il s'auto-programme au
travers
d'un r�seau complexe d'interactions entre les programmes inn�s de
l'esp�ce(instincts), ceux appris (besoins, interdits socio-culturels)
et ,
sans doute, une multitude d'autres facteurs inconnus provenant de
l'organisation physiologique et informationnelle m�me de sa structure
qui
nous est totalement inconnue [4]. L'investigation syst�matique de
cette
structure sera, � n'en pas douter, une aventure passionnante lorsque
ces
concepts auront �t� largement �tudi�s et raffin�s [5].
Sous-syst�mes des syst�mes de rappel : les Voies d'Att�nuation
L'att�nuateur transmet simultan�ment au MI des motifs informationnels
qualitativement bien distincts. Cette simultan�it� montre qu'�
l'int�rieur
du MAP il existe des sous-syst�mes [6] fonctionnant chacun d'une
mani�re
particuli�re, chacun d'eux exp�diant ses motifs propres au travers de
l'att�nuateur, motifs interagissant et se fondant en motifs plus
complexes
� leur arriv�e au MI. Les ph�nom�nes de rappels peuvent, en effet,
�tre
group�s en plusieurs classes et chacune d'elle d�finit l'existence
d'une
voie d'att�nuation et, par cons�quent, du sous-syst�me sous-jacent.
Ces
voies sp�cifiques constituent les voies d'att�nuation, tandis que
leurs
interactions conduisent � l'apparente diversit� des ph�nom�nes de
rappels
que l'on observe dans notre esp�ce.
Elles sont facilement mises en �vidence par auto-observation ou, plus
rigoureusement, par les substances anciennement appel�es
"hallucinog�nes"
et que je nommerai, d�sormais, DESATTENUATRICES en les classant par
ordre
et sp�cificit� d'att�nuation, la psilocine �tant la plus forte et le
Delta-9 t�trahydrocannabinol la plus faible (pr�cisons que l'effet
d�satt�nuateur de ces substances n'est qu'une de leur caract�ristique
mais
qui me para�t suffisamment importante pour les classer sous cette
terminologie). Lorsque nous nous rem�morons consciemment une
information,
nous le faisons de fa�on sp�cifique et s�lective. Ainsi est d�finie Ia
voie
1 qui est la voie de rappel sp�cifique et s�lective d'une information
stock�e dans le MAP sur demande du moi informationnel conscient. Un
sujet �
qui l'on aura donn� du D-LSD pourra provoquer des d�satt�nuations �
volont�
sur cette voie : par exemple, il pensera � quelqu'un et le verra
aussit�t,
Il pensera � une musique et l'�coutera sur le champ, etc.
Par ailleurs, nous savons bien que nous sommes tous sujets � des
rem�morisations brusques et non-s�lectives, asp�cifiques, qui
surgissent, �
notre insu, et de fa�on tr�s br�ve dans notre champ de conscience sous
forme att�nu�e, � savoir sous formes de sensations sombres peu riches
en
information. Ainsi, soudain je pourrai voir l'image d'une fleur sans y
avoir pens�, entendre le son inaudible d'un ph�nom�ne quelconque
resurgissant soudain, etc. Ainsi est d�finie la voie II qui est une
voie de
rappel sp�cifique et non-s�lective. Cette voie sera aussi mise
clairement
en �vidence sous le D-LSD :ainsi, si nous administrons du D-LSD � un
sujet
quelconque, celui-ci se verra envahi, notamment, d'une imagerie
visuelle
qu'il sera incapable de contr�ler et qui d�filera de fa�on rapidement
changeante dans le champ de sa conscience. Son moi informationnel
d'�veil
sera tout � fait surpris et ne pourra assister � ce "feuilleton
t�l�vis�" (
! ) qu'� la fa�on d'un spectateur assis en face de son poste TV !
Le delta-9-t�trahydrocannabinol (que je sugg�rai, soit dit an passant,
de
renommer PANTAGRUELION, en l'honneur de l'�crivain Fran�ois Rabelais
(1540)
qui fit l'�loge d�j� au XVIem si�cle de cannabis sativa, l'appelant
PANTAGRUELION, justement, dans son c�l�bre TIERS LIVRE et qui est, �
ma
connaissance, le premier en Europe � avoir fait allusion aux
propri�t�s
int�ressantes de cette plante) est une autre substance qui permet de
mettre
en �vidence l'existence de cette voie de mani�re moins d�satt�nu�e que
sous
l'effet de la psilocine mais cependant moins att�nu�e qu'� l'�tat
d'�veil
normal. Ainsi si l'on prend une certaine dose de delta-9 THC et que
l'on se
place, ensuite, dans l'obscurit� totale, en se concentrant sur la
modalit�
visuelle, l'on assistera alors en spectateur au d�ploiement de toute
une
s�rie d'images transparentes et faiblement color�es, sur le fond noir
de
l'obscurit�, qui d�fileront rapidement et quasi quantiquement dans
notre
moi informationnel.
Par contraste avec la voie II, nous d�finirons la voie III comme le
canal
qui diffuse une information non-att�nu�e et structur�e dans le temps
et
dans toutes les modalit�s sensorielles, � savoir dont chaque instant
est
trivialement d�finissable par rapport � l'instant qui pr�c�de ou qui
suit,
� l'inverse de la voie II o� l'information diffuse, par sauts, de
fa�on
quasi quantique, chaque instant ne semblant pas avoir de rapport
direct
�vident avec celui qui pr�c�de ou qui suit. C'est la voie des
histoires
oniriques par excellence.
La voie IV enfin, ou encore la voie r�manente, est ais�ment mise en
�vidence par l'exp�rience suivante faite en modalit� visuelle, pour
peu que
l'on y fasse attention : portez votre regard et votre attention
pendant
plusieurs dizaines de minutes, voir plusieurs heures, sur un objet
pr�cis
et r�p�titif, par exemple, la cueillette de cerises sur un cerisier en
�t�
(ou encore sur la pluie ou la neige qui tombent, etc. ).
Avant termin� cette action, vous pourrez, ensuite, assister, sans
participation volontaire de votre conscience, � de brefs ph�nom�nes de
d�satt�nuation portant toujours sur l'objet qui vous occupait
(d�satt�nuation comparable en intensit� � celle op�r�e par le
"pantagruelion") prec�demment, m�me si vous fa�tes alors tout autre
chose
comme, par exemple, discuter avec des amis. Ces d�satt�nuations se
produisent au moment pr�cis o� vous fermez vos paupi�res un bref
instant ;
dans l'instant o� elles sont closes vous verrez, alors, une image
transparente sur le fond sombre de l'obscurit�, image invariante et,
dans
notre exemple, celle de cerises et de feuilles. Ce ph�nom�ne persiste,
souvent, plusieurs heures et peut �tre mis encore plus simplement en
�vidence en modalit� auditive : il vous est ainsi certainement arriv�
d'�couter une musique puis de l'entendre, imaginairement, sous forme
de
musique inaudible, pendant encore des minutes ou des heures sans
pouvoir
vous en d�barrasser! D'o� le nom de VOIE REMANENTE.
Comme je l'ai soulign�, d�j�, le moi informationnel conscient de
l'�tat
d'�veil fait usage simultan�ment de toutes ces voies d'att�nuation
(hormis
la voie III, naturellement) en les combinant en diverses proportions,
ce
qui fait toute la richesse et la complexit� apparente de nos rappels.
Par
exemple, si l'image d'une myrtille surgit soudain � votre insu dans
votre
moi informationnel d'�veil, elle le fait au moyen de la voie II, mais
il
vous est ensuite possible de la conserver, en permanence, dans votre
rappel
att�nu� en la fixant au moyen de la voie r�manente. On peut faire ce
genre
d'analyse pour quantit� d'autres ph�nom�nes de rappels et l'on se rend
compte alors de l'utilit� �vidente du concept des voies d'att�nuations
qui
permet d'ordonner et de classer, logiquement, les multiples rappels
d'information se produisant, constamment, entre moi informationnel et
MAP.
3 - En fait, pas tout � fait! De nouvelles donn�es (1993)
montrent que le MI peut orienter des �v�nements oniriques. . .
4 - Ouh l� l�! Cela a bien chang�, depuis 1979-8O. Maintenant je
conna�s la structure du "MAP" !!! Il est compos� de "M. H. V".
5 - Eh bien RIEN ne s'est pass� jusqu'ici! Mon travail �tait trop
en avance et les scientifiques sourds mais c'est normal: ils sont
humains!
6 - Actuellement, cette premi�re conception approximative a fait
place � celle des "intensit�s m�taboliques" dans les zones
m�morielles du syst�me nerveux (199O).
Les Pixels, les Motifs et Etats de Pix�lisation:le D�repix�lisateur
catastrophique de fronti�re[7]
Ce qui frappe lorsque l'on analyse un r�ve est sa structure
informationnelle, structure qui met clairement en �vidence les
m�canismes
de conscience et de perception du moi informationnel onirique par
rapport
au moi informationnel conscient de l'�veil.
Voici un r�ve typique :je suis assis � une table en train de converser
s�rieusement avec un ours, sans JAMAIS me rendre compte de l'absurdit�
d�lirante de la situation, absurdit� dont je me rendrais compte
immediatement � l'�tat d'�veil. Si ce qui se passait l� dans mon moi
informationnel onirique se produisait dans mon moi informationnel de
l'�tat
d'�veil on me classerait imm�diatement comme FOU d�lirant !
Tout se passe donc comme si l'information qui m'est normalement
accessible
� l'�tat d'�veil pour raisonner sur cette situation curieuse est
ABSENTE de
mon moi informationnel onirique. La structure informationnelle du moi
informationnel onirique n'est donc pas du tout semblable � celle du
moi
informationnel d'�veil et c'est I� une observation FONDAMENTALE.
Autre exemple typique de r�ve, tir� de mes notes personnelles :
Je suis sur la plan�te Mars en train de rechercher si la vie existe
l�-bas.
La premi�re question qui surgit dans mon moi informationnel de l'�tat
d'�veil, une fois �veill�, est : comment puis-je ACCEPTER CE FAIT,
SANS
CRITIQUE, lorsque je r�ve? Tout se passe comme si j'avais,
momentan�ment,
tout oubli� de mon pass� imm�diat : qu'avant de m'endormir eh bien
j'�tais
sur la Terre, � des millions de kilom�tres de Mars ! Par ailleurs, des
raisonnements aussi SIMPLES que :comment suis-je arriv� sur Mars? Mais
quand ? etc, paraissent incapables de surgir dans ma conscience
onirique.
Non, je suis absolument incapable de formuler de telles questions :
elles
SONT HORS de ma conscience, comme si j'�tais, partiellement et
S�LECTIVEMENT, amn�sique.
Mais continuons notre description :je suis en train de marcher au bord
d'un
ruisseau et, tout � l'entours, foisonnent des arbres et des plantes
herbac�es. Cependant, tout se passe comme si j'�tais absolument
AVEUGLE �
cette r�alit� criante, malgr� le fait ind�niable que je la per�ois
fort
clairement.
II appara�t, en fait, que je ne puis pas int�grer ce que je vois. A
l'�tat
d'�veil je sais bien pourtant que les plantes repr�sentent de la vie
mais
dans ce r�ve cet �l�ment d'information ne fait tout simplement plus
partie
de la structure de ma conscience : IL A DISPARU de mon moi
informationnel.
Et, en cons�quence celui-ci ne peut plus int�grer ce qu'il per�oit.
Ainsi donc je marche au bord du ruisseau mais, pas trace de vie ! Je
viens
� passer le long d'un monticule de sable, parsem� de petits trous.
Subitement, mon int�r�t s'�veille et je fais le raisonnement suivant :
peut-�tre que ces trous ont �t� creus� par des animaux?Voici donc
quelle
est ma d�finition onirique de la vie : c'est la vie animale. Puis,
examinant ces trous, je ne d�couvre aucun indice de la pr�sence
d'animaux
:je conclus, donc, qu'il n'y a PAS de vie sur Mars.
Apr�s un certain temps j'arrive dans une ville mais encore cela ne me
frappe pas : il n'y a aucune vie sur Mars ! Me voici, maintenant, en
train
de cheminer dans une rue de cette ville mais je ne rencontre personne
; �
nouveau je conclus qu'il n'y a AUCUNE vie ici, bien que je voie,
parfaitement, autour de moi des b�timents, des voitures, des tours,
etc.
Mais tout cela ne m'�voque RIEN car le seul �l�ment d'information
pr�sent
dans la trame de ma conscience au sujet de "qu'est-ce que la vie?" est
:
VIE = ANIMAL. Les villes, les rues, etc. , ne sont pas des animaux. .
.
donc il ne peut y avoir AUCUNE vie sur Mars, c'est �vident !
7 - Actuellement, cette structure se nomme, plus simplement, le
D�repix�lisateur ou D. R. P. Par ailleurs sa d�finition a aussi
chang�.
Finalement je rencontre une personne dans une maison et SEULEMENT
ALORS je
prends "conscience" que la vie sur Mars existe. . .
Dans ce r�ve typique tout se passe comme si plusieurs �l�ments
d'information �taient ABSENTS ET COMME SOUSTRAITS de la structure de
conscience de mon moi informationnel. Naturellement ces �l�ments
d'information poss�dent une structure interne extr�mement complexe :
ils
repr�sentent des ensembles d'�l�ments d'associations integr�es dans
plusieurs modalit�s sensorielles. Ils ne constituent donc point des
"unit�s"en tant que tel: cependant on peut les consid�rer ainsi par
commodit�, de la m�me fa�on que, par exemple, une pi�ce d'un puzzle
peut
�tre consid�r�e comme une unit� du puzzle bien que chacune contienne,
�videmment, une quantite d'information bien sp�cifique.
J'ai appel� ces �l�ments manquant d'information de la structure de
conscience du moi onirique, les "pixels". [8]
On peut toujours cerner des pixels ("�l�mentaires" , en analysant la
structure informationnelle de n'importe quel r�ve ou encore par
l'analyse
des r�cits que nous pr�sentent les schizophr�nes. Le concept de pixel
�tablit une origine commune aux �tranges m�canismes de pens�e observ�s
chez
l'homme normal en train de r�ver et chez le schizophr�ne en train de
"d�lirer".
Ceux qui ont un bon souvenir de leurs propres r�ves ne peuvent, en
fait,
trouver aucune diff�rence entre leur propre conscience onirique et
celle
que nous montre, � tous le schizophr�ne.
Ce nouveau mot � le m�rite de donner une bonne visualisation du fait
primordial que l'analyse de la trame du r�ve conduit, in�luctablement,
� la
conclusion que ce que nous nommons "conscience" de l'�tat d'�veil est,
en
fait, une mosa�que informationnelle compos�e d'une MYRIADE de petits
�v�nements informationnels pr�-int�gr�s.
Notre conscience de l'�tat d'�veil est, en apparence, un tout unifi�
et
elle appara�t ainsi car chacun de ses fragments poss�de des relations
tr�s
stables et quasi invariantes par rapport � tous les autres.
Lorsque le r�ve survient cette apparente unicit� ne peut plus �tre
entretenue et la conscience se d�sagr�ge alors en "une mer de pixels
libres". La conscience appara�t ainsi comme une mosa�que int�gr�e de
petites unit�s de conscience : cela constitue un motif de
pix�lisation.
Ce dispositif est, sans doute, une partie int�grante du MAP et je l'ai
nomm� d�repix�ilsateur catastrophique de fronti�re. Pourquoi le terme
"catastrophique de fronti�re"? Parce que, de toute �vidence, le
passage
d'un moi informationnel onirique � un autre ou � un moi informationnel
d'�veil repr�sente ce que le math�maticien Ren� Thom (1977), nomme une
transition catastrophique, c'est-�-dire un passage DISCONTINU d'un
type
d'�tat � un autre par franchissement soudain d'une fronti�re les
s�parant.
J'ai eu la d�monstration personnelle de l'existence de ce ph�nom�ne,
de
fa�on tr�s claire, un jour o� je me r�veillais, brusquement, passant
QUASI-INSTANTAN�MENT d'un moi informationnel onirique � un moi
informationnel conscient d'�veil (faisant donc la transition
catastrophique
moi informationnel onirique/moi informationnel d'�veil par
franchissement
brusque de la fronti�re s�parant le r�ve de l'�veil) tandis que je
percevais, absolument SIMULTAN�MENT, en modalit� visuelle,
l'att�nuation de
la sc�ne onirique, projet�e par mon MAP, et que j'�tais en train de
contempler, et l'apparition du monde exor�el o� je me retrouvais, en
un
parfait "fondu-enchain�". Je passais, ainsi, litt�ralement, en une
fraction
de seconde d'un moi informationnel franchement onirique et compos�
d'un
certain motif de pix�lisation (j'�tais un CHEVALIER du Moyen-Age, en
train
de parler au soleil !) � un moi informationnel rationnel et
parfaitement
conscient de l'�tat d'�veil, compos� d'un tout autre motif de
pix�lisation.
Le concept de pixel permet au chercheur non seulement de classer et de
comprendre rationnellement la structure des m�canismes de pens�e �
l'�tat
onirique mais aussi, naturellement, la structure de n'importe quel
�tat de
pens�e, en y recherchant minutieusement les pixels sp�cifiques et
leurs
interrelations.
Ce qui diff�rentie les �tats de conscience d'un individu c'est le
motif de
pix�lisation de son moi informationnel qui donne naissance � un
certain
comportement qui est observable dans le monde exog�ne dans le cas de
personnes normales, de personnes en train "d'halluciner" ou de
schizophr�nes mais qui ne peut �tre observ� dans le cas du r�veur, ses
eff�rences motrices �tant bloqu�es.
Le concept de pixel permet, par ailleurs, de poser d�s lors de
nouvelles
questions : r�examinons la structure du r�ve que je viens de d�crire.
Une
chose est frappante, � savoir que la seule d�finition de la vie dont
mon
moi informationnel onirique est conscient est celle-ci : animal = vie
;
nous l'avons deja not�. Par contre, les plantes, les immeubles ou
voitures
ne m'�voquent ABSOLUMENT RIEN ; tout cela est �quationn� � de la
non-vie I
Que cela sugg�re-t-il ?
8 - Je rappelle au lecteur qu'un pixel, dans les sciences de la
communication, c'est un petit �l�ment d'une mosa�que, par exemple
une image transmise par une sonde spatiale, contenant une
certaine quantit� d'information.
II fut un temps o� nous d�mes apprendre, dans notre enfance, qu'une
plante
c'�tait de la vie, qu'un immeuble ou une voiture �taient cr��s par des
�tres vivants, etc. Mais avant que nous n'appr�mes tout cela nous n'en
�tions absolument pas conscients bien que nous percevions ces faits --
comme dans ce r�ve -- tout simplement parce que tous ces signaux
provenant
du monde exor�el ne nous �taient pas encore signifiants. En quelque
sorte
nous n'avions pas de r�cepteurs pour les d�coder et en �tre
conscients.
En d'autres termes, le moi informationnel conscient d'une certaine
�poque
de notre enfance comportait d'autres pixels que le moi informationnel
conscient qui est nous, en cet instant, pixels o� la vision d'une
plante,
par exemple, ne representait rien, n'�tait pas �quationn�e au concept
de
vie, etc. Faisant ce genre d'examen pour une quantit� d'autres
situations
oniriques, il apparait, d�s lors, assez clairement, que tout ou partie
de
nos anciens moi informationnels conscients et leur motif de
pix�lisation
particulier demeurent encore quelque part dans les archives de notre
MAP et
que certains de leurs pixels resurgissent, constamment, dans les
structures
m�tastables des moi informationnels oniriques.
Ainsi si je ne me rends pas compte que voler est impossible dans un
r�ve
c'est peut-�tre parce que mon " je", mon moi informationnel onirique,
donc,
contient certains pixels qui structuraient mon moi informationnel
avant que
je n'apprisse que voler �tait impossible.
Les pixels qui sont venus, par la suite, et o� se trouve l'information
dont
je dispose, maintenant � l'�tat d'�veil sont donc, tout simplement,
absents
de ce moi informationnel.
On peut, d�s lors, d�finir un moi informationnel conscient global de
la vie
enti�re d'un individu, qui devient un continuum m�moriel et dont tous
les
param�tres engendrant les motifs de pix�lisation d'un instant donn�
restent, plus ou moins, stock�s dans le MAP. Le moi informationnel
�ph�m�re
d'un moment de l'�tat d'�veil ne devient plus alors qu'une partie du
continuum qui s'exprime dans ce r�el par un certain �tat de
pix�lisation
aboutissant � un
certain comportement dont le motif de pix�lisation, directeur, sera �,
son
tour, enregistr�, et ainsi de suite.
Apprendre �quivaut, donc, � remodeler la trame des pixels du moi
informationnel d'�veil et � r�primer ainsi de vieux pixels, ce qui
aboutit
alors � un nouvel �tat de conscience, (repr�sent� donc par un nouveau
motif
de pix�lisation) et � un nouveau comportement.
L'Etat Dysd�repix�lis� D�satt�nu�
Nous poss�dons, maintenant, les �l�ments n�cessaires pour classer, de
fa�on
plus stricte et plus pr�cise que l'on ne l'a fait jusqu'ici, les
diff�rentes expressions du moi informationnel et les �tats de
conscience
qui en r�sultent. Quatre �tats, distincts, de conscience d�pendent
ainsi de
2 param�tres :
1. Le motif de pix�lisation du moi informationnel,
2. Le degr� d'att�nuation de l'information circulant entre le moi
informationnel et le MAP.
Ces 4 �tats sont:
A. Le moi informationnel conscient de l'�veil,
B. Le moi informatjonnel du r�ve conscient,
C. Le moi informationnel onirique,
D. Le moi informationnel "schizophr�ne".
A. - Le moi informationnel conscient de l'�veil sera caract�ris� par
un
motif de pix�lisation stable et invariant d'�veil en �veil. II sera
compos�
d'une multitude de pixels ayant un certain ordre rigide de
"positionnements" les uns par rapport aux autres. Son motif de
pix�lisation
ne changera que lentement, par apprentissage.
L'information qui lui parvient proviendra de deux sources:
a) Information exog�ne (et endog�ne d�tect�e en temps r�el)
provenant des d�tecteurs sensoriels.
b) Information endog�ne en provenance du MAP et qui sera
strictement att�nu�e au niveau des syst�mes corticaux de
traitement de l'information mais qui pourra se trouver
d�satt�nu�e au niveau des syst�mes limbiques de traitement de
l'information.
Un m�canisme du MAP assure la stabilit� du motif de ce moi
informationnel,
m�canisme qui pourrait �tre le d�repix�lisateur catastrophique de
fronti�re
(DCF) ou un autre syst�me �quivalent.
En resum�, le moi informationnel de l'�tat d'�veil est un moi
informationnel � pix�lisation stable dans le temps et dont le motif
informationnel se retrouve, contin�ment, d'�veil en �veil.
B. -- Le moi informationnel du r�ve conscient sera caract�ris� par un
motif
de pix�lisation quasi-stable, en ce sens que sa structure sera soit
parfaitement �quivalente � celle du moi informationnel d'�veil, soit
presque �quivalente, � plus ou moins quelques pixels.
Ce sera, �galement, un moi informationnel d�satt�nu�, en ce sens que
ce
qu'il percevra de lui-m�me ne sera que de la pure information,
c'est-�-dire
son corps informationnel tandis que son corps r�el restera, immobile,
dans
son lit et totalement d�connect� de sa perception. L'information qui
lui
parvient sera totalement endog�ne et v�hicul�e, principalement, au
moyen de
la voie d'att�nuation III. L'information en voie 1 ou II sera att�nu�e
comme � l'�tat d'�veil. Cependant, il pourra apprendre � r�aliser des
d�satt�nuations en voie 1 : par exemple il pensera � quelque chose,
dans
une certaine modalit� sensorielle, et cette chose appara�tra,
aussit�t, de
fa�on claire et non sombre dans le canal sensoriel en question.
Le moi informationnel se rend alors parfaitement compte qu'en r�alit�
il
est en train de r�ver, que les eff�rences motrices de son corps r�el
sont
bloqu�es et que le corps qu'il per�oit n'est que son corps
informationnel
car il poss�de, d�s lors, dans sa trame informationnelle, les pixels
qui
lui permettent de prendre conscience de ces faits. II peut alors faire
des
exp�riences diverses afin de v�rifier telle ou telle hypoth�se sur les
interactions entre lui et le MAP et, plus ou moins, contr�ler certains
�v�nements oniriques gr�ce � la r�troaction qu'il acquiert,
progressivement, sur le MAP.
II peut aussi conna�tre, par certains indices qu'il aura relev�s dans
les
pr�c�dents r�ves de ce type, l'instant o� va se produire l'att�nuation
de
la voie IIl qui le commutera, aussit�t, dans son corps r�el, immobile
dans
son lit, gr�ce au d�repix�lisateur catastrophique de fronti�re. Peu �
peu
il apprend -- c'est une nouvelle �cole ! -- � contr�ler l'inhibition
volontaire de sa d�satt�nuation afin de pouvoir profiter plus
longtemps de
ce monde magique o� il se trouve !
Cet �tat particulier du moi informationnel ne s'acquiert que par
apprentissage et n'est pas naturel � l'�tre humain ; les m�thodes
invent�es
par les bonzes du Tibet sont, apparemment, des m�thodes qui
constituent un
tel apprentissage.
Une chose int�ressante � noter � propos du moi informationnel du r�ve
conscient est qu'il doit, toujour, garder dans sa structure
informationnelle des pixels qui lui permettent de reconna�tre qu'il
est en
train de r�ver car aussit�t qu'il commence � croire aux histoires
projet�es
par le MAP, il se d�repix�lise en un quelconque moi informationnel
onirique.
Et, de m�me, quand ces m�mes pixels surgissent dans un moi
informationnel
onirique, celui-ci accomplit une transition catastrophique vers un moi
informationnel de r�ve conscient. Cela je l'ai personnellement
constat� �
plusieurs reprises.
En resum�, le moi informationnel du r�ve conscient est un moi
informationnel de pix�lisation quasi stable et dont le motif est le
m�me
que le moi informationnel d'�veil, � plus ou moins quelques pixels. La
seule difference majeure avec ce dernier est qu'il est purement
d�satt�nu�.
C. - Le moi onirique sera caract�ris� par un motif de pix�lisation
m�tastable, se modifiant constamment au cours du temps en fonction des
pixels circulant entre lui et le MAP ; ce moi informationnel onirique
est
donc continuellement plus ou moins d�pix�lis� et repix�lis� et donne
une
succession de structures �ph�m�res m�tastables : c'est un moi
informationnel d�repixelis� purement d�sattenu�.
De plus il est �vanescent car son motif de pix�lisation s'�vanouit,
brusquement, � l'�veil pour laisser place au motif de pix�lisation du
moi
informationnel d'�veil.
Sa structure informationnelle para�t, totalement, sous contr�le du MAP
; je
n'ai ainsi, personnellement, jamais constat� une quelconque
d�satt�nuation
provoqu�e par ce moi informationnel en voie 1, laquelle reste
parfaitement
att�nu�e, comme � l'�tat d'�veil.
L'information qui lui parvient, provient naturellement au moyen de la
voie
III et le MAP est donc, � cette phase onirique, le grand chef
d'orchestre
de la manipulation d'information dans le syst�me nerveux central :il
structure le moi informationnel et lui diffuse, simultan�ment, un
programme
imitatif du monde r�el.
II est int�ressant de noter qu'apparemment le processus de
d�repix�lisation
commence d�s
l'endormissement : qui n'a, en effet, not� toutes les pens�es
bizarres, et
att�nu�es, qui nous envahissent lorsque nous commen�ons � nous
endormir et
qui s'�vanouissent aussi�t, d�s que l'on fait le moindre geste pour se
r�veiller ?
Cela signifierait qu'une l�g�re diminution de l'activit� de la
formation
r�ticulaire suffit � enclencher un m�canisme de d�repix�lisation qui
est ou
qui n'est peut-�tre pas identique au D�repix�lisateur.
En r�sum�, le moi informationnel onirique est un moi informationnel
d�repix�lis�, m�tastable, �vanescent purement d�satt�nu�.
D. Chez le schizophr�ne le D�repix�lisateur, ou un dispositif
similaire,
op�re � l'�tat d'�veil. Comme je l'ai dit, auparavant, il y a une
identit�
parfaite entre les m�canismes de pens�e qu'un observateur ext�rieur
constate chez un schizophr�ne et ceux qu'un exp�rimentateur peut
observer
sur lui-m�me, une fois �veill�, � partir des donn�es qu'il a
collect�es
dans son monde endog�ne.
L'analyse informationneile des r�ves, d'une part, et l'existence d'une
pathologie telle que la narcolepsie, par exemple, o� la phase onirique
du
sommeil survient imm�diatement sans �tre pr�c�d�e du sommeil lent mais
comprenant, cependant, une inhibition concomittante des �ff�rences
motrices, sugg�re que, d'un point de vue physiologique, la
schizophr�nie
n'est rien d'autre que le ph�nom�ne de r�ve surgissant � l'�tat
d'�veil,
sans apparition de sommeil lent ni blocage des eff�rences motrices.
Cette affirmation se trouve renforc�e par deux faits bien connus :
1. Les schizophr�nes ne pr�sentent pas un rebond du sommeil onirique
apr�s
privation de sommeil.
2. Durant les phases aig�es de leur �tat, ils pr�sentent une
d�croissance
marqu�e du sommeil onirique.
Ces observations sont promptement expliqu�es par le fait qu'�tant
donn�
qu'ils r�vent durant l'�veil, ils remplissent les n�cessit�s
physiologiques
du sommeil onirique, (qui sont, � mon avis, la mise en veilleuse,
momentan�e, de l'att�nuateur afin qu'il "reconstitue ses r�serves" si
je
puis dire. Le r�ve n'a, ainsi, aucune fonction psychologique, de style
Freud et autres energum�nes! II n'est que la cons�quence du repos
n�cessaire de l'att�nuateur) d'o� la d�croissance observ�e.
Il est int�ressant, ici, de faire remarquer l'ancienne croyance
populaire
de l'influence de la lune sur la folie. Peut-�tre cette croyance
contient-elle un fond de v�rit�? Il serait en tout cas fort
int�ressant
d'examiner l'activit� temporelle de la glande pin�ale et de son
produit, la
m�latonine, chez ces patients. On pourrait en effet fort bien imaginer
qu'il existe des r�gulateurs circadiens qui normalement r�gulent
efficacement les interactions des diff�rentes phases du sommeil,
emp�chant
justement, par exemple, que le r�ve ne se produise � l'�tat d'�veil.
Si des
perturbations importantes du fonctionnement de la glande pin�ale
�taient
d�couvertes chez ces personnes, cela ouvrirait toute une nouvelle
avenue de
recherches.
II para�t en definitive bien exister un CONTINUUM d'�tats entre l'�tat
d'�veil normal et l'�tat de sommeil normal dont le r�ve conscient, la
narcolepsie, la schizophr�nie sont des �tats interm�diaires.
Les schizophr�nes poss�dent un moi informationnel partiellement
d�satt�nu�
dysd�repix�lis�. Leur moi informationnel est manipul� par la logique
du
MAP. Cette logique semble �tre une logique de traitement de
l'information
qui s'effectue essentiellement au travers d'associations par motifs
(visuels, sonores, olfactifs, etc)qui se succ�dent durant un instant
donn�,
dans une certaine modalit�, et qui, fr�quemment, font des transitions
catastrophiques en d'autres modalit�s.
L'on peut ais�ment constater ce fait par auto-observation sous delta-9
THC
au travers de la voie d'att�nuation II. Par exemple, surgit soudain
dans
mon champ visuel l'image du soleil, qui donne aussit�t naissance au
motif
proche d'un trou circulaire sur une feuille puis, soudain, le son
"feuille"
associ� � cette image prend de l'importance et se produit alors une
transition catastrophique ayant ce motif sonore pour origine, et la
succession des motifs se continue avec des sauts multiples et
incessants de
modalit�s � modalit�s.
Ce genre d'exemple nous plonge bien au coeur de la m�moire et de son
fonctionnement. Par ailleurs les sous-syst�mes du MAP, mis en �vidence
au
travers des voies d'att�nuation, paraissent indiquer que leur fonction
essentielle est de balayer, constamment, les archives du MAP � des
vitesses
et � des degr�s de pr�cision diff�rents. Ainsi le sous-syst�me II est
un
syst�me de recherche de l'information tr�s rapide mais peu pr�cis,
tandis
que le sous-syst�me III est beaucoup plus lent mais infiniment plus
pr�cis
pour des raisons �videntes : si, par exemple, dans une sc�ne onirique
vous
�tes en train de cheminer dans une for�t, � chaque petit instant dt
que
votre corps onirique se d�place, correspond une faible variation du
motif
visuel tridimensionnel qui vous entoure. A chaque instant infiniment
petit,
la variation de motif est infime d'o� par ailleurs cette succession
ordonn�e d'images ( note: intuition des MCV, d�j�! ) et ce caract�re
de
continuit� se rapprochant des �v�nements v�cus dans le monde exog�ne.
Mais
les transitions catastrophiques existent n�anmoins et cela sans doute
�
cause de l'influence qu'exerce parfois le sous-syst�me II sur le
sous-syst�me III. Ainsi dans l'exemple ci-dessus je peux me promener
dans
une for�t sans que rien de particulier ne se passe, jusqu'au moment
o�,
soudain, un motif de mon environnement donne subitement naissance � un
tout
autre environnement onirique, etc ( note: intuition des sauts MHV,
palsambleu!).
L'on voit ainsi � quel point un schizophr�ne, qui n'a plus pouvoir sur
son
MAP, au travers du sous-syst�me I, peut se laisser manipuler par cette
logique de successions de motifs et transitions inter-modalit�s : il
est au
coeur de sa m�moire, balay� de tous c�t�s comme un f�tu de paille,
perdu
dans une mer infinie de pixels. . .
Lorsqu'un schizophr�ne "hallucine" et per�oit telle ou telle partie de
son
corps informationnel, en lieu et place du r�el, l'on peut dire qu'il
est
partiellement d�satt�nu�. Et lorsque le motif de pix�lisation de son
moi
informationnel de l'�tat d'�veil se fragmente et se recompose, l'on
peut
dire qu'il est d�repix�lis�.
En fait un tel �tat ne peut �tre nomm� un �tat "dysd�repixelis�" que
pour
des raisons arbitraires :j'utilise le pr�fixe "dys" uniquement afin de
souligner qu'objectivement certaines dysfonctions existent chez ces
personnes et qu'elles mettent leur survie dans le monde exog�ne en
danger
car, d'un point de vue purement informationnel, il n'y a aucune
diff�rence
entre un �tat dysd�repix�lis� ou d�repix�lis�.
Lorsqu'un dysd�repix�lis� passe d'une personnalit� � une autre cela ne
repr�sente rien d'autre, en fait, qu'une banale transition onirique
d'un
motif de pix�lisation � un autre sous contr�le probable du
D�repix�lisateur. Ce qui rend cela si �tonnant pour le profane est
qu'elle
est observable! De plus si le dysd�repix�lis� d�satt�nu� ressent
parfois
des crises d'angoisses c'est sans doute parce que, de temps � autre,
il
retrouve son motif de pix�lisation de l'�tat d'�veil normal et devient
subitement conscient de quelque chose qu'il ne comprend pas; son
angoisse
se m�morise alors et peut sans doute d�s lors r�activer d'autres
d�repix�lisations ou d�satt�nuations partielles, en boucles complexes
d'interactions entre son MAP et moi informationnel.
Par ailleurs, tout l'encourage dans sa symptomatologie d�lirante du
fait
qu'il vit dans une soci�t� qui ne comprend pas qu'il est en train de
r�ver
: il m�morise ainsi son �tat comme celui d'un exclus, d'une personne qu'il
faut enfermer, soigner, autant d'�pith�tes angoissantes. Ainsi pour un
dysd�repix�lis� en crise de d�satt�nuation partielle, les r�actions de
ses
proches normaux � son �gard doivent sans aucun doute lui para�tre
comme des
intrusions perp�tuelles de figures anxiog�nes dans son monde � la
lisi�re
du monde exog�ne et endog�ne. II n'est d�s lors gu�re surprenant qu'il
subisse des crises "psychotiques" aig�es.
Pour donner une analogie parlante, imaginez un instant comment votre
moi
informationnel onirique d�repix�lis� r�agirait si des gens du monde
exog�ne
pouvaient p�n�trer dans votre monde endog�ne et continuellement vous
attaquer en clamant que vous �tes fou, qu'il faut vous soigner, etc!
Supposez que vous soyez dans un motif de pix�lisation qui vous fasse
croire
INDISCUTABLEMENT que vous �tes Napol�on. Comme votre MAP n'est pas
normalement programm� pour vous faire souffrir, rien ne se passe pour
vous
contredire! Vous jouissez simplement d'�tre Napol�on pour un certain
temps
jusqu'au r�veil o�, peut-�tre, vous vous exclamerez alors :" Diantre!
Quelle histoire de fous!" puis vous oublierez.
Le dysd�repix�lis� d�satt�nu� ne peut pas profiter de ses experiences
oniriques car il est perp�tuellement confront� � des gens qui le
contrarient car ils ne comprennent rien � son �tat: son entourage, les
autres, le psychiatre, etc. , qui sont tous absolument convaincus de
sa
folie alors qu'il ne fait que r�ver. Peu a peu il m�morise ces
CONFLITS
jusqu'� finalement l'enfermer dans un v�ritable Waterloo!!!
Le dysd�repix�lis� d�satt�nu� para�t souvent ne pas vouloir entrer en
contact avec les �tres du monde exog�ne : cela pourrait �tre d�, comme
lors
d'une p�riode onirique, � une forte �l�vation du seuil de sensibilit�
de sa
d�tection sensorielle. Ainsi il ne r�aliserait tout simplement pas
qu'on
veuille communiquer avec lui car l'information provenant de ses
d�tecteurs
serait soit stopp�e avant d'atteindre son moi informationnel soit
directement dirig�e vers le MAP.
La dysd�repix�lisation doit pouvoir d�buter par au moins deux voies :
une
voie m�di�e pr�f�rentiellement par le MAP, au stade initial, et une
autre
m�di�e, pr�f�rentiellement, par un malfonctionnement de l'att�nuateur
en
voie III ou en voie I. Nous d�finirons, ainsi, la dysd�repix�lisation
type
I et la dysd�repix�lisation type II.
La dysd�repix�lisation type I d�butera par une perturbation dans le
m�canisme du MAP qui contr�le, normalement, la trame rigide des pixels
de
l'�tat d'�veil. La dysd�repix�lisation type II d�butera par une
d�satt�nuation subite ou progressive, en voie III ou (la voie IV
serait
peut-�tre responsable de ces cas de prostrations, o� le patient serait
simplement en train de "contempler"un motif invariant en une modalit�
quelconque), qui lib�rera de l'information endog�ne extr�mement
complexe et
riche en bits dans le moi informationnel dans n'importe quelle
modalit�
sensorielle, bien qu'il apparaisse que la modalit� auditive soit plus
sensible � ce ph�nom�ne, peut-�tre suite � l'organisation m�me des
circuits
de neurones s'occupant de traiter l'information auditive, organisation
qui
serait g�n�tiquement plus sensible en g�n�ral � des facteurs de
perturbation chez l'�tre humain.
Si le moi informationnel "croit" en la r�alit� de l'information
d�sattenu�e
qu'il per�oit, tr�s probablement, cela d�clenchera peu a peu le
fonctionnement du MAP en mode onirique � l'�tat d'�veil, c'est-�-dire
sans
blocage des eff�rences motrices (rappelons ici l'activit� PGO d�tect�e
chez
ces personnes).
On voit ainsi que la d�satt�nuation de l'att�nuateur initiera toute
une
cascade d'�v�nements auto-catalytiques qui d�stabiliseront
progressivement
le motif de pix�lisation du moi informationnel de l'�tat d'�veil par
un
m�canisme d'amplification : c'est l'effet boule de neige.
(Par exemple, la d�satt�nuation involontaire engendrant l'angoisse
puis
celle-ci favorisant r�troactivement la d�repix�lisation engendrant �
nouveau l'angoisse o� la d�satt�nuation, etc. ). De plus, que voudra
dire
le concept de "d�personnalisation"dans notre mod�le ? Ce sera la
commutation partielle (le terme "mosa�que" serait sans doute plus
ad�quat)
ou totale du moi informationnel sur une information endog�ne.
Imaginons,
par exemple, un dysd�repix�lis� en pleine crise "hallucinatoire" (nous
dirons, maintenant. plus correctement "d�satt�nuatrice") : le corps
dont il
sera conscient ne sera que son corps informationnel, c'est-�-dire
onirique
et dont toutes les coordonn�es et param�tres de stucturation
n�cessaire �
le sp�cifier sont stock�s dans le MAP.
Mais ce corps virtuel et ces sensations imaginaires lui appara�tront
si
r�els (comme dans un r�ve conscient ou sous l'influence d'une
substance
d�satt�nuatrice) qu'il ne saura �videmment plus distinguer ce qui est
r�el
et ce qui ne l'est pas : il ne saura plus si son bras qu'il per�oit
clairement, par exemple, sera bien le r�el ou seulement
l'informationnel,
etc. Et ceci engendrera bien naturellement l'angoisse qui, � son tour,
engendrera encore plus de confusion et ainsi de suite.
II est d'ailleurs tout � fait compr�hensible qu'une d�satt�nuation
involontaire (par exemple par administration d'une substance
d�satt�nuatrice � l'insu d'un suiet) puisse m�me chez une personne
normale
provoquer une �ventuelle d�repix�lisation stable : cela d�pend de son
motif
de pix�lisation personnel qui lui permettra ou non de supporter cet
inconnu
anxiog�ne de la plong�e dans la d�satt�nuation sans avertissement
pr�alable.
Sachant qu'un dysd�repix�lis� vit des histoires structur�es il est
logique,
comme nous l'avons fait, de penser que c'est bien la voie III qui est
plus
ou moins d�satt�nu�e, gardant cependant en m�moire le fait qu'elle
peut
interagir avec les autres voies, notamment la voie II, par association
catastrophique. Sachant de plus qu'un dysd�repix�lis� peut entendre
ses
pens�es auditives inaudibles, il est clair qu'il subit aussi des
d�satt�nuations en voie I et dans le mode auditif. L'analyse
minutieuse des
r�cits de ces gens, seconde par seconde, permettrait de retracer les
cascades de d�satt�nuations auxquelles its sont soumis, ainsi que les
interactions entre les diff�rentes voies d'att�nuation d'instant �
instant.
En conclusion nous avons remarqu� qu'il semble exister des rapports
�troits
entre les ph�nom�nes de d�satt�nuation d'une part et de
d�repix�lisation
d'autre part, phenom�nes engendrant de par leurs interrelations
r�ciproques
l'�tat dysd�repix�lis� "mosa�quement" d�satt�nu�.
Par ailleurs, nous observons que la "schizophr�nie"est essentiellement
une
perturbation de la m�moire ; peut-�tre serait-il plus utile de
s'attacher �
ce fait que de rechercher, obstin�ment, si elle constitue un
ph�nom�ne"organique"ou non, ce terme prenant ici un tout autre sens
que
celui de la pathologie traditionnelle.
En resum�, le moi informationnel des "schizophr�nes"est un moi
informationnel dysd�repix�lis� � d�sattenuation partielle (mosa�que)
m�tastable non-�vanescent.
Autres effets fondamentaux des substances d�satt�nuatrices
Comme nous venons de le noter pour l'�tat dysd�repix�lis�, il appara�t
que,
souvent, il existe une �troite relation entre les phenom�nes de
d�satt�nuation et de d�repix�lisation, peut-�tre parce que ceux-ci
utilisent des voies nerveuses communes.
Toujours est-il justement que, � part l'iboga�ne ou l'harmaline, il
semble
n'exister que fort peu de substances purement d�satt�nuatrices.
Quasiment
toutes les substances de ce genre que nous connaissons actuellement
ont des
effets d�repix�lisants plus ou moins prononc�s.
Les indolealkylamines sont des substances pr�f�rentiellement
d�satt�nuatrices et secondairement d�repix�lisantes selon les doses
utilis�es (note:c'est ce que dit la litt�rature! Moi je n'ai pas not�
cela,
bien apr�s la r�daction de cet article, vers 1991. . . )
Le D-LSD, de plus, poss�de non seulement un effet d�satt�nuateur et
d�repix�lisant (?) mais encore transducteur : il d�vie parfois
l'information d�tect�e par un canal sensoriel donn� de son centre
int�grateur sp�cifique. Par exemple, l'information v�hicul�e des
d�tecteurs
sensoriels dans la modalit� auditive se verra d�vi�e de son chemin
vers la
voie visuelle d'int�gration finale des donn�es : un sujet verra ainsi
des
sons au lieu de les entendre.
Le D-LSD est donc une substance qui agit en plus sur des syst�mes de
commutation d'un endroit � un autre du systeme nerveux et cela
m�riterait
d'�tre mieux �tudi�.
L'amph�tamine par contre se distingue par le fait que c'est une
substance �
activit� pr�f�rentiellement dysd�repix�lisante et secondairement
d�satt�nuante dans certaines modalit�s. Elle para�t plus sp�cifique
dans le
ph�nom�ne de dysd�repix�lisation que n'importe quelle autre substance
(note: � l'�poque de la r�daction de cet article on ne connaissait pas
encore grand chose de clair sur la phencyclidine) car ses capacit�s
d�satt�nuatrices sont relativement tr�s faibles, voire inexistantes,
cela
dependant des individus.
Le delta-9 t�trahydrocannabinol QUANTIFIE LES INSTANTS COMME UN
CHAPELET DE
PENSEES SUR UN COLLIER (pour prendre une image) induisant, de toute
apparence, la r�surgence d'un quanta de temps v�cu dans le quanta
suivant
mais de fa�on att�nu�e, d'o� cette sensation d'allongement du temps
puisqu'il faut n�cessairement plus de temps pour traiter objectivement
une
information redondante. Sous pantagruelion tout se passe comme s'il y
avait
un MOUVEMENT OSCILLANT de transfert d'information du MAP au moi
informationnel.
En d�finitive, les substances d�satt�nuatrices les plus sp�cifiques
para�ssent bien �tre l'iboga�ne (un d�riv� de la tryptamine) et
l'harmaline, une B�ta-Carboline; et elles m�riteraient, � ce titre,
d'�tre
mieux �tudi�es car elles pourraient alors nous renseigner sur les
m�canismes physiologiques de l'att�nuation.
Conclusion
Ainsi, une auto-�tude de la structure des ph�nom�nes oniriques permet
de
rendre intelligible un ph�nom�ne encore peu compris, � savoir l'�tat
dysd�repix�lis� d�satt�nu�, et indique une source commune � diff�rents
�tats de conscience de l'�tre humain. Tr�s certainement si le syst�me
de
blocage des eff�rences motrices ne fonctionnait pas correctement
lorsque
nous dormons, en concomittance naturellement avec un malfonctionnement
des
syst�mes qui normalement commutent les syst�mes int�grateurs corticaux
ou
limbiques sur de l'information de source strictement endog�ne, lors du
r�ve, au lieu des informations capt�es par les d�tecteurs sensoriels �
l'�tat d'�veil, nous nous comporterions de fa�on tout � fait
"schizophr�nique" , ou, plus correctement, dysd�repix�lis�e) en face
d'un
homme �veill�. Ainsi nous sommes, en fait, TOUS "FOUS" lorsque nous
dormons
; la seule difference avec le "vrai fou" est que cet �tat de
pix�lisation
ne dure pas et qu'il ne s'exprime pas, par une action motrice
quelconque,
dans le monde exor�el, ce qui nous �vite bien des probl�mes que le
"fou",
lui, ne peut pas �viter. . .
Comme son nom l'indique, le dysd�repix�lis� d�satt�nu� comporte
certaines
dysfonctions n�fastes � sa survie dans le monde exor�el, dysfonctions
situ�es dans deux m�canismes fondamentaux :
A. Probablement le d�repix�lisateur catastrophique de fronti�re qui
est
normalement responsable des transitions catastrophiques moi
informationnel
onirique / moi informationnel d'�veil ou un autre syst�me tr�s
similaire.
B. - L'att�nuateur.
De ces deux perturbations na�t l'�tat dysd�repix�lis� d�satt�nu�.
Ce qui caract�rise le dysd�repix�lis� c'est que ses pixels de la
structure
du moi informationnel se modifiant sans arr�t, apparaissant ou
disparaissant de son motif de pix�lisation, il devient incapable de
reconna�tre ce qu'il per�oit, exactement comme dans le r�ve, car il ne
peut
plus comparer certains �l�ments d'information qu'il per�oit, les
pixels qui
lui permettaient de comparer et donc de reconna�tre (d'�tre
conscient), ces
�l�ments d'informations ayant �t� soustraits de son motif de
pix�lisation
par le MAP.
Car, en effet, c'est bien par comparaison avec un r�f�rentiel que nous
pouvons reconna�tre quelque chose :si ce r�f�rentiel dispara�t, il n'y
�
plus de comparaison possible, donc plus de conscience. Chez le
dysd�repix�lis� les r�f�rentiels s'en vont et viennent au gr� de la
logique
"motifielle" ( note: eh bien l'intuition �tat d�j� bien juste,
palsambleu
!!! ) si je puis dire, du MAP.
Quand nous conna�trons les structures informationnelles du ou des
syst�mes
de d�repix�lisation et de l'att�nuateur, qui sont totalement inconnues
�
l'heure actuelle, nous aurons sans doute fait un grand pas dans la
compr�hension du syst�me nerveux humain, mais nous serons
irr�m�diablement
conduits � nous sp�cialiser tous dans les sciences de l'information
avant
de faire des neurosciences et de cr�er une neuroscience th�orique. Ca
n'est
sans doute pas pour demain. Par contre, l'on peut d�ja deviner
intuitivement que certaines structures du PONS (noyau du Raph� dorsal,
les
cellules FTG , locus coeruleus, etc. ) font tr�s probablement partie
de
l'att�nuateur. Sans d�crire quelques exp�riences que j'ai pu accomplir
dans
des r�ves conscients, je peux dire qu'elles m'ont d�montr�e deux
choses que
je pr�sente ici � titre purement heuristique :
1. Que le MAP poss�de des capacit�s de traitement de l'information
tr�s
sup�rieures � celles dont dispose le moi informationnel conscient de
l'�veil car il analyse l'information de fa�on non-s�quentielle
non-symbolique (probablement au moyen des m�thodes D'ANALYSE
HARMONIQUES
des transform�es de FOURIER) et manipule donc un flux de bits/sec.
tr�s
important. Par exemple il m'est arriv� plusieurs fois de lire un livre
imaginaire dans un r�ve conscient et de noter qu'aussit�t que j'en
tournais
une page le texte y �tait DEJA �crit et suivait parfaitement
l'orthographe
et l'�criture de la langue qui m'est naturelle.
Ce qui signifie que mon MAP avait synth�tis�, en une fraction de
seconde
onirique, (qui, � mon avis, �quivaut � cette m�me fraction de seconde
en
temps r�el) une information hautement complexe! Rappelons ainsi qu'une
page
d'un livre moyen format contient environ 5 OOO bits d'information et
qu'un
moi informationnel conscient ne peut en d�chiffrer, s�quentiellement,
que
peut-�tre un maximum de 2OO bits/sec !!! C'est un fait d'une PROFONDE
SIGNIFICATION qui n'�chappera, je crois, � personne.
2. Que les bonzes du Tibet sont des personnes qui ont d�velopp� un
ensemble
de m�thodes capables d'apprendre � n'importe qui de pratiquer non
seulement
la d�satt�nuation volontaire mais encore d'apprendre � contr�ler
consciemment le MAP au lieu d'�tre contr�l� par lui.
Les bonzes sont ainsi des ma�tres r�veurs exceptionnels et
accomplissent de
prodigieux r�ves conscients � volont� ; ON COMPREND, DES LORS,
L'EXTREME
DENUEMENT QUI EST LE LEUR : VIVANT DANS LEUR MONDE INTERIEUR, CETTE
MYSTERIEUSE ET RICHE BIBLIOTHEQUE DE "PIXELS" DU MAP, o� s'accumulent
bits
et m�gabits, ce que l'on pourrait appeler le MONDE INFORMATIONNEL , o�
tout
n'est plus qu'information, peu importe sa provenance exog�ne ou
endog�ne,
ils en retirent tout ce que nous, gens "normaux" et "pix�lement"
stables,
si l'on me permet l'expression, ne retirons pas dans le Monde
Ext�rieur
(exog�ne), celui des contingences et des lois RIGIDES de l'exor�el.
De plus non seulement ils accomplissent de prodigieux r�ves mais
encore ils
apprennent � int�grer la structure informationnelle de leur moi
informationnel dans celle du MAP : c'est ce que tous les "mystiques"
de
tous les pays et de toutes les �poques nomment "la fusion" avec
"l'Univers"
qui n'est, en fait, qu'un m�lange de deux structures informationnelles
normalement distinctes, celles du MAP et du moi informationnel,
m�lange qui
para�t produire un nouveau motif de pix�lisation du moi informationnel
conscient du mystique, motif extr�mement favorable � sa survie car lui
permettant de transformer l'angoisse de l'inconnu qui pr�c�dait avec
ce
qu'il cro�t, alors, avoir d�couvert de fondamental quant �
l'existence.
Ce m�lange constitue la seule violation de la r�gle des deux
invariances.
Sachant qu'il a �t� possible d'induire, au moyen du D-LSD, dans un
petit
nombre de cas (Masters at Houston, 1966) ce genre d'exp�riences, ne
tiendrons-nous pas l� un moyen de restabiliser le motif informationnel
des
dysd�repixelis�s ?
En conclusion, les constatations 1) et 2) peuvent laisser penser qu'il
pourrait s'av�rer possible au moi informationnel conscient de l'�veil
d'utiliser les capacit� �tonnantes du MAP, ceci afin de r�soudre des
probl�mes scientifiques par des voies de raisonnement non-s�quentiel
et
non-symbolique en utilisant directement le langage naturel de
traitement de
l'information du cerveau, en apprenant � tout scientifique � ma�triser
parfaitement les m�thodes d�velopp�es par les bonzes tib�tains et en
les
INTEGRANT aux m�thodes traditonnelles d'analyse scientifique m�di�e
par une
voie tr�s lente d'analyse s�quentielle symbolique. Que dira l'avenir
?. Je
ne sais pas. Mais si les �vidences testimoniales que j'ai pr�sent�es
ici
suffisent � convaincre certains de l'importance potentielle de ces
recherches, je m'estimerai avoir fait oeuvre utile. C'est ainsi que je
ne
peux qu'esp�rer que d'autres neurosavants feront ce que j'ai fait
durant de
nombreux mois : mieux conna�tre leurs propres r�ves et accomplir des
r�ves
conscients puis les analyser syst�matiquement en confrontation avec
les
analyses des autres. Par contre s'ils n'en ont pas la patience, qu'ils
empruntent alors le raccourci, que je n'ai pas emprunt�, des
substances
d�satt�nuatrices.
Tir�s � part: Claude RIFAT
13 bis, avenue Miremont - Gen�ve1206 - Suisse
R�f�rences
Rabelais F. (1546). Le Tiers Livre. (pp. 206-221) A. Colin. Paris
1962.
Thom R. (1977). Stabilit� structurelle et morphog�n�se : essai d'une
th�orie g�n�rale des mod�les. Inter�ditions. Paris.
Masters R. E. L. et Houston J. (1966). The Varieties of Psychedelic
Experience. 1 vol. , Holt, Rinehart and Winston, New York.
Summary
De la structure du r�ve � un mod�le informationnel de la schizophr�nie
:
l'�tat dysd�repix�lis� d�satt�nu�
Claude RIFAT
Agressologie, 1980, 21, 3:117-130
From dream structure to an informational model of schizophrenia : the
disattenuated dysderepixelised state
There is an area in neurosciences which remains poorly defined :
that of dreams.
Furthermore, this is an area in which traditional scientific
methods from a physiological standpoint cannot be used. By
contrast, if attention is paid directly to the structure and to
the circulation of information in dreams, it is essential to
first study one's own dream activity and to use oneself literally
as a laboratory self-subject, with the possibility of later
sharing these analyses with other researchers interested in this
phenomenon. The main difference with conventional scientific
methods is that the researcher concerned can only present to
other researchers who have never paid attention to their dreams
testimonial evidence which could be confirmed experimentally only
when a certain number of scientists (who as yet do not exist)have
learned to pay attention to their own dreams and to analyse them
systematically in permanent comparison with the analyses of their
colleagues.
AIl remains to be created in this area in which no litterature
exists. The present article is concerned with the results which I
have obtained over a period of almost two years in examining a
large number of my own dreams. Possibly the most interesting
finding is that this analysis has considerably enlightened me in
a field which remains obscure: that which is still called
schizophrenia and which I would suggest calling "the
disattenuated dysderepixelised state".
This article is thus a call to neuroscientists interested in this
field in order that they may confirm for themselves the solid
basis of my assertions by systematically studying the
informational structure of their own dreams.
Other ressources on the net
Claude Rifat
Conscious Dreaming
Cette page est accessible � http://www.mnet.fr/freecyb/PIXELISE.HTM .
31
d�cembre 96.
Technical Details
Message-ID:
<35496d75.3800802@news.twics.com>Path:
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