Article View: fr.comp.os.linux
Article #97** INFORMATIONS LINUX **
From: Vigilant Automate
Date: Mon, 19 Feb 1996 00:00
Date: Mon, 19 Feb 1996 00:00
485 lines
24079 bytes
24079 bytes
Archive-name: linux/info-sheet.fr
Last-modified: 16 Feb 1996
[ Article poste automatiquement trois fois par mois ]
FEUILLE D'INFORMATIONS LINUX
d'apres M.K. Johnson
1. Linux - Introduction
Linux est une libre implementation totalement gratuite des
specifications POSIX, avec des extensions System V et Berkeley (Ce qui
signifie qu'il ressemble a Unix, mais ne provient pas du tout
des memes sources), qui est disponible a la fois sous forme de
code source et binaires. Il est propriete de Linus B. Torvalds
(torvalds@cs.helsinki.fi) ainsi que des autres contributeurs a ce
projet et est librement diffusable selon les termes de la "GNU
Public License".
Linux fonctionne uniquement sur des machines 386/486 possedant un bus
ISA ou EISA, et les Pentiums. MCA (le bus proprietaire d'IBM)
n'est pour l'instant pas reconnu car il y a peu de documentation
disponible, mais il existe malgre tout des "patches" pour
certaines machines. Le portage vers d'autres architectures n'etant pas
prevu a l'origine, il a ete initialement difficile car le noyau
utilise abondamment les primitives de gestion de memoire et de taches
du processeur 386. A l'heure actuelle, les choses ont bien change :
l'evolution de ce noyau le rendant de plus en plus general, un portage
vers diverses architectures Mototola 680x0 a ete effectue, et d'autres
plate-formes sont de temps a autres evoquees. (Des portages sur ALPHA,
MIPS, Sparc, PowerPC et PowerMAC ont commence). La version 680x0
fonctionne deja de maniere satisfaisante sur Amiga et Atari et
necessite un 68020 avec MMU, un 68030 ou encore un 68040 ; un FPU est
egalement necessaire.
Les bus PCI et VLB sont supportes, toutefois le circuit SCSI NCR qui
equipe beaucoup de machines a pose des problemes ; le pilote
est maintenant inclus dans le noyau 1.2.
Bien que Linux ait atteint, en Mars 1994, une certaine maturite avec
la version 1.0, le systeme reste toujours en developpement.
Certains bogues mineurs seront corriges dans les prochaines versions,
et de nombreuses fonctionnalites nouvelles sont implementees au fil
des mois : Linux se developpe rapidement, une nouvelle version de
test sort pratiquement tous les quinze jours.
Le noyau est tres stable depuis longtemps et la plupart des versions
recentes peuvent etre utilisees 24H/24 pendant des mois sans aucun
reamorcage, plantage ou erreur fatale. Certains sites ne reamorcent
leurs machines Linux qu'a l'occasion d'un changement majeur dans le
noyau.
La version 1.0 signifie simplement que l'equipe des developpeurs
Linux considere que le systeme est suffisament stable et complet pour
etre utilise comme tout autre systeme d'exploitation. La version
1.2 a apporte nombre d'ameliorations et prend en charge beaucoup de
nouveaux peripheriques.
Il faut garder a l'esprit que Linux est developpe selon un modele
ouvert et reparti, contrairement a la plupart des logiciels qui le
sont selon un modele ferme et centralise. Ceci signifie que la version
courante de developpement est toujours publique (avec une ou deux
semaines de retard) afin que tout le monde puisse l'utiliser. Une
version apportant de nouvelles fonctionnalites contient par consequent
presque toujours des bogues, mais ceux-ci sont trouves et corriges
rapidement, souvent en quelques heures, car ceux qui y travaillent
sont nombreux. Il est donc facile pour un utilisateur final de les
eviter.
A l'oppose, le modele ferme et centralise signifie que seule une
personne ou une equipe travaille sur le projet, et qu'elle ne diffuse
un programme que lorsqu'elle considere qu'il fonctionne bien. Ceci
entraine souvent de longs intervalles entre les versions, de longs
delais avant correction des bogues et un developpement moins
rapide. Bien sur, la version la plus recente d'un programme realise
ainsi est souvent de meilleure qualite, mais le developpement en est
souvent bien plus lent.
Au 15 Fevrier 1996, la version a jour de Linux est 1.2.13, et la
version de developpement est 1.3.64.
Si vous voulez etre certain de posseder une version stable de Linux
adoptez la version 1.2.13 ou attendez eventuellement quelques semaines
qu'un nouveau "patchlevel" soit bien teste et repute stable.
La version 1.2 est celle de reference, stable, destinee a etre la
plate-forme fiable de developpement de la version 1.3, qui va
permettre d'ajouter de nouvelles possibilites et d'essayer des
solutions audacieuces et modernes au coeur de Linux. La version 1.0
est maintenant obsolete. Une fois arrivee a maturite, cette
version 1.3 donnera naissance a Linux 1.4, et le jeu continuera de
plus belle (il est toutefois question d'appeler la prochaine version
2.0, l'avenir nous le dira).
2. Caracteristiques de Linux
o multitache : execute plusieurs programmes en meme temps.
o multi-utilisateurs : supporte plusieurs utilisateurs actifs sur
la meme machine en meme temps (et sans licence multi-
utilisateurs !).
o execution en mode protege 386.
o protection de la memoire entre les processus, afin qu'un programme
ne puisse a lui seul compromettre le fonctionnement de l'ensemble
du systeme.
o chargement des executables a la demande : Linux ne lit sur le
disque que les parties effectivement utilisees d'un programme.
o partage des pages entre executables avec copie a l'ecriture.
Cela signifie que des processus multiples peuvent partager la
meme memoire. Lorsque l'un tente d'y ecrire, cette page (4Ko de
memoire) est copiee ailleurs. Ceci accroit les performances et
reduit l'occupation memoire.
o memoire virtuelle utilisant la pagination (et non pas le "swap" de
processus entiers) sur disque, grace a une partition, un fichier
ou les deux, avec la possibilite d'ajouter et de retirer de
nouvelles zones de swap dynamiquement. 8 zones de 128 Mo peuvent
etre utilisees simultanement, soit un total de 1 Go de swap
disponible.
o une reserve de memoire commune aux programmes utilisateur
et au cache disque (afin que toute la memoire libre puisse etre
utilisee pour le cache et qu'il puisse etre reduit lors de
l'execution de gros programmes) : Linux utilise au mieux a
chaque instant TOUTE la memoire disponible sur la machine.
o des bibliotheques partagees liees dynamiquement (DLL) ; des
bibliotheques statiques sont bien entendu egalement
disponibles.
o sauvegarde (core-dump) a des fins d'analyse post-mortem grace
a un debogueur en cas de plantage d'un programme.
o tres conforme a POSIX, compatible System V et BSD au niveau
programme source. Support des binaires COFF et ELF.
o tous les sources sont disponibles : le noyau, les pilotes,
les outils de developpement et tous les programmes utilisateurs.
De plus, ils sont librement diffusables.
o Controle de processus POSIX (job control).
o pseudo-terminaux (pty's).
o emulation 387 dans le noyau afin qu'il ne soit pas necessaire
de l'inclure dans les programmes. Tout ordinateur executant
Linux semble ainsi dote d'un coprocesseur mathematique. Bien
entendu, si votre ordinateur comporte deja un coprocesseur,
Linux l'utilisera a la place de l'emulation. Vous pourrez
recompiler votre noyau pour eliminer le code de l'emulateur (dont
les fonctions seront prises en charge par la FPU), et gagner un
peu de memoire vive,
o de nombreux claviers nationaux ou personnalises sont definis
et il est assez facile d'en ajouter de nouveaux.
o consoles virtuelles multiples : plusieurs sessions
independantes accessibles par une combinaison de touches
(independamment de la carte video utilisee).
o plusieurs systemes de fichiers reconnus comme minix-1
et Xenix, en plus d'un systeme avance (ext2fs), offrant des
noms de 255 caracteres et une taille pouvant atteindre 4 TB.
o acces transparent aux partitions MS-DOS (ou aux partitions
FAT OS/2) via un systeme de fichiers special : vous n'avez pas
besoin de commandes particulieres pour utiliser une partition DOS.
Elle ressemble a une partition Unix (sauf pour la taille du nom
des fichiers, les permissions d'acces, etc). Les partitions
compressees de MS/DOS 6 ne sont pas encore reconnues.
o Support en lecture seule du systeme de fichiers HPFS-2 de OS/2 V
2.1.
o systeme de fichiers ISO 9660, lisant tous les formats standard
de CD-ROM.
o TCP/IP, incluant ftp, telnet, NFS, etc.
o X Window System (X11R6) sous la forme de XFree86
3.1,supportant l'essentiel des cartes video et des souris
disponibles sur PC (y compris la carte monochrome
Hercules...).
o Support des principales cartes sonores.
3. Considerations materielles
3.1.
Configuration minimale
La configuration suivante est probablement la plus petite
configuration possible sur laquelle tourne Linux : 386SX/16, 2
Mo RAM, un lecteur 1.44 Mo ou 1.2 Mo, n'importe quelle carte
video reconnue. Elle devrait vous permettre d'amorcer le systeme
et de tester si Linux tourne sur votre machine, mais vous ne
serez pas en mesure de faire quoi que ce soit d'utile. (NDR
: 4 Mo sont quasiment indispensables.)
Pour y parvenir, vous aurez aussi besoin d'espace disque : 5 a 10 Mo
devraient suffire pour un systeme minimal ne comportant que les
commandes les plus importantes et peut-etre une ou deux petites
applications, comme par exemple un programme d'emulation de
terminal. Ceci reste tres, tres limite et tres inconfortable,
puisqu'il ne reste pas assez de place pour faire quoi que ce soit,
sauf grace a de minuscules applications. Ceci n'est generalement
pas recommande, sauf pour tester si le noyau fonctionne et bien
sur pour pouvoir se vanter des faibles ressources materielles
necessaires.
3.2.
Configuration recommandee
Si vous souhaitez utiliser des programmes travaillant
intensivement, comme gcc, X et Tex, vous voudrez probablement un
processeur plus rapide qu'un 386SX/16, qui devrait cependant
suffire si vous etes patient.
En pratique, vous avez besoin d'au moins 4 Mo si vous
n'utilisez pas X11, et au moins 8 Mo si vous l'utilisez. De plus,
si vous voulez qu'il y ait simultanement plusieurs utilisateurs
ou plusieurs gros programmes (comme des compilations), plus
de 4 Mo sont souhaitables. Tout fonctionnera avec moins de RAM
(meme avec 2 Mo), mais Linux utilisera alors la memoire virtuelle
(le disque dur servant de memoire lente) et l'ensemble s'en
trouvera considerablement ralenti, au point de s'averer inutilisable.
La quantite d'espace disque necessaire depend des programmes que vous
voulez installer. La serie de base des utilitaires, shells et
programmes d'administration devrait tenir sur un peu moins de 10 Mo,
plus un peu de place pour les fichiers utilisateurs. Pour un systeme
plus complet, Il est courant d'obtenir des valeurs de l'ordre de
20/30 Mo si vous n'utilisez pas X Window, et 40 Mo dans le cas de son
installation (il n'est ici question que des binaires, les sources
demeurent "nettement" plus encombrants). Ajoutez l'espace disque
que vous voulez reserver aux utilisateurs. Etant donne le prix de la
memoire de masse de nos jours, si vous achetez une nouvelle
machine, il est ridicule de l'equiper d'un disque dur de faible
capacite. Prenez au moins 200 ou 300 Mo, vous ne le regretterez
jamais.
Ajoutez plus de memoire, de disque dur, un processeur plus rapide
selon vos besoins, vos souhaits et votre budget pour aller au-dela
d'un systeme a peine utilisable. En general, la grosse difference
entre Linux et MS-DOS est qu'ajouter de la memoire a Linux entraine
un gros gain de performances, ce qui n'est pas vraiment le cas avec
MS-DOS. Ceci est bien sur en rapport avec la limite des 640 Ko
directement exploitables sous MS-DOS.
Si vous trouvez votre systeme trop lent, AJOUTEZ DE LA MEMOIRE avant
de depenser des sommes folles pour un processeur plus puissant.
Sur un 386, passer de 4 a 8 Mo de memoire peut multiplier la
vitesse d'execution par un facteur de 10 ou 20...
3.3. Materiel supporte
o Unites centrales : toutes celles qui executent des
programmes en mode protege 386 (tous les modeles de 386 et
486 conviennent. Les 286 ne conviennent pas et ne conviendront
jamais). Une version pour les processeurs 680x0 (avec x=2 plus
MMU externe, 3 et 4) qui fonctionne sur Amiga et Atari est
en cours de developpement. Des portages sur PowerPC, Alpha et
MIPS sont aussi en cours.
o Architecture PC : bus ISA et EISA, ainsi que le bus local.
Par contre, MCA ne convient pas.
o RAM : en theorie, jusqu'a un 1 Go, mais autant de memoire n'a
jamais ete teste. Certaines personnes (dont Linus Torvalds) ont
remarque qu'ajouter de la memoire sans dans le meme temps
augmenter la quantite de cache peut ralentir leur machine dans
des proportions considerables. Attention donc. Au-dela de 64 Mo,
il faut specifier la quantite de memoire en parametre lors de
l'amorcage car le BIOS des PC est bogue et ne sait pas indiquer
plus de 64 Mo.
o Stockage des donnees : les disques AT generiques (IDE,
controleurs de disque dur 16 bit avec MFM ou RLL) sont
reconnus, comme les disques durs SCSI et les CD-ROMS dotes
d'une carte SCSI adequate. Les controleurs generiques XT
(controleurs 8 bits avec MFM ou RLL) necessitent un pilote
special qui fait partie de la distribution standard du
noyau.
o Les cartes SCSI reconnues sont : Adaptec 1542, 1522 et 1740 en
mode etendu, Seagate ST-01 et 02, Future Domain de la serie TMC-88x
(et toutes les cartes basees sur la puce TMC950) et les
TMC-1660/1680, Ultrastor 14F, 24F et 34F, Western Digital WD7000,
Bustek, DPT, Always. lecteurs de bande SCSI et QIC-02 sont
egalement reconnus. Le support des bandes QIC-80 est en beta-test
depuis une eternite, mais fonctionne, ainsi que le pilote pour
cartes 2842/2940. Plusieurs modeles de CD-ROM non SCSI sont
supportes, dont Matsushita/Panasonic, Mitsumi, Sony, Soundblaster,
Toshiba, ATAPI.
o Video : les cartes VGA, EGA, CGA et Hercules fonctionnent en mode
texte. Pour les modes graphiques, les cartes Hercules, EGA, VGA
normales, quelques cartes super VGA (la plupart des cartes a
base de puces ET-3000, ET-4000, Paradise et Trident), De
nombreuses cartes S3 sont reconnues, ainsi que 8514/A, ATI MACH8,
ATI MACH32 et Hercules. Linux utilise le serveur X XFree86, ce
qui determine quelles cartes fonctionnent. Les performances de
certaines cartes accelerees sont impressionnantes.
N'achetez pas de carte video de marque Matrox : ce constructeur
refuse de fournir les specifications necessaires a la programmation
d'un pilote gratuit et en sources, permettant de les exploiter sous
Linux. Elles ne sont supportees que par une version commerciale de
X Window, Xinside.
o Reseau : Western Digital 80x3, ne1000, ne2000, 3com503, 3com509,
3com589 PCMCIA, Allied Telliesis AT1500 (connue comme l'une des
plus rapides et des moins cheres), adaptateurs d-link pocket,
SLIP, CSLIP, PLIP (IP sur ports paralleles), PPP, et bien
d'autres... De nouveaux pilotes sortent regulierement.
o Autre materiel : Cartes Soundblaster, ProAudio Spectrum 16,
Gravis Ultrasound, cartes AST Fourport (avec quatre ports
serie), plusieurs modeles de cartes multiserie Boca, Usenet
Serial Card II, cartes serie intelligentes Cyclades Cyclom et
Comtrol Rocketport, plusieurs types de souris bus (Microsoft,
Logitech, PS/2 ).
4. Programmes disponibles
Liste tres incomplete de quelques programmes disponibles.
La plupart des outils et des programmes classiques d'Unix ont ete
portes vers Linux, ce qui comprend presque tous les programmes GNU
et plusieurs clients X provenant de diverses sources. En fait, le
mot "portage" est souvent exagere, puisqu'un grand nombre
d'applications ont ete compilees sans modification ou presque en
raison de la forte conformite POSIX de Linux. Malheureusement, il
n'existe pour le moment qu'assez peu d'applications pour
utilisateurs finaux. Voici neanmoins une liste tres reduite de
programmes qui fonctionnent sous Linux.
o Commandes Unix de base : ls, tr, sed, awk, etc ...
Pratiquement tout y est.
o Outils de developpement : gcc, gdb, make, bison, flex, perl, rcs,
cvs, prof.
o Langages et environnements : C, C++, Objective C, Modula-3,
Modula-2, Oberon, ADA, Pascal, Fortran, ML, scheme, Tcl/tk,
Perl, Python, Common Lisp, et bien d'autres.
o Environnements graphiques : X11R6 (XFree86), MGR.
o Editeurs : GNU Emacs, Lucid Emacs, MicroEmacs, jove, epoch,
elvis, joe, pico, jed, vim (clone vi).
o Shells : Bash, zsh (incluant la compatibilite ksh), tcsh, csh,
pdksh, rc, ash et bien d'autres.
o Telecommunications : Taylor (compatible BNU) UUCP, kermit,
szrz (Zmodem), minicom, pcomm, xcomm, term/slap (execute
plusieurs shells sur une seule ligne telephonique) et Seyon. PPP,
SLIP, CSLIP.
o News et mail : INN, Tin, Smail, C-news, trn, nn, elm, pine,
mh, sendmail,...
o Traitements de texte : TeX, LaTeX, groff, doc, ez, Linuxdoc-
SGML.
o Jeux : Nethack, plusieurs jeux sous X11, dont DOOM.
Tous ces programmes (qui ne representent pas le centieme de ce qui
existe) sont bien entendu disponibles gratuitement.
(NDR : une liste des programmes portes pour Linux est disponible.
Elle est contenue dans le fichier LSM*.*, ou Linux Software Map)
5. Qui utilise Linux ?
Linux est disponible gratuitement, et il n'est demande a personne
d'enregistrer ses copies a une autorite quelconque ; aussi est-il
tres difficile de savoir combien de personnes dans le monde peuvent
utiliser ce systeme d'exploitation. Plusieurs societes commerciales
se consacrent exclusivement a la vente et au support de Linux (ce
n'est pas interdit) mais leur clientele ne constitue qu'une minorite
parmi les utilisateurs de Linux.
Les groupes Linux sur Usenet sont parmi les plus lus selon les
statistiques, on pourrait donc avancer un nombre de plusieurs
centaines de milliers d'utilisateurs ou de personnes interessees.
Toutefois, Harald T. Alvestrand a decide d'essayer de compter tant
bien que mal les utilisateurs de Linux. Il demande que, si vous
utilisez ce systeme, vous postiez un courrier electronique a
l'adresse : linux-counter@uninett.no, avec l'une des phrases
suivantes dans le SUJET du message : "I use Linux at home", "I
use Linux at work", ou "I use Linux at home and at work". Il
compte aussi les votes contenant "I don't use Linux", au
passage. Il diffuse periodiquement ces statistiques dans
comp.os.linux.misc. Il est possible de remplir un formulaire plus
detaille, pour enregistrer des amis n'ayant pas la possibilite
de poster du courrier electronique.
Ce compteur est fatalement assez pessimiste. Lors de la conference
Linux de Berlin de 1995, il a ete annonce une estimation a plus d'un
million d'utilisateurs actifs dans le monde ; sans autre
precision quant au mode de determination de ce nombre.
6. Documentation
Matt Welsh a ecrit un guide de plus de 300 pages decrivant
comment installer et configurer Linux. Il est disponible sur les
principaux sites diffusant le systeme, sous la forme de sources LaTeX
aussi bien que DVI, PostScript, et ASCII. (Cet ouvrage a ete
traduit en francais, vous le trouverez sur les sites diffusant
Linux en france en sources LaTeX, sortie DVI et PostScript sous le
nom install-guide-french-2.2.2.*).
Il est aussi vendu par certaines personnes ou organismes sous forme
imprimee. De meme, le projet de documentation Linux (Linux Doc
Project, LDP), diffuse plusieurs autres ouvrages dans un etat
d'avancement plus ou moins complet. Lisez le groupe
comp.os.linux.announce, Linux est en passe d'etre aussi bien
documente que ses equivalents commerciaux... Et ceci gratuitement bien
sur.
Dans le commerce, il faut noter la sortie de deux ouvrages en
version francaise chez O'Reilly : "Le systeme Linux", guide de plus
de 600 pages par Matt Welsh, et "Administration Reseau sous Linux",
par Olaf Kirch. Les titres originaux de ces livres sont
respectivement "Running Linux" et "Linux Network Administration
Guide". Ce dernier est disponible en telechargement gratuit, sous
forme de son code source LaTeX (l'archive s'appelle
nag.french.eoit-1.0.tar.gz.
7. Comment se procurer Linux en France
7.1.
Par l'Internet
Si vous avez la chance d'acceder a une machine connectee a
l'Internet, vous pouvez recuperer Linux facilement sur l'un de ces
sites :
Nom du site Adresse IP Repertoire Linux
============================= =============== ================
ftp.ibp.fr (FRANCE) 132.227.77.!`9<\;E)##M
Technical Details
Message-ID:
<prout-8665@renux.freenix.fr>Path:
arc1-ca.pugleaf.net!unknown!not-for-mailShow Full Headers
Complete Article Headers
X-Google-Language: FRENCH,ASCII-7-bit X-Google-Thread: 108b03,93ad4bee131cb252,start X-Google-Attributes: gid108b03,public X-Google-Thread: 14117b,93ad4bee131cb252,start X-Google-Attributes: gid14117b,public X-Google-Thread: 106138,93ad4bee131cb252,start X-Google-Attributes: gid106138,public From: moulinex@renux.freenix.fr (Vigilant Automate) Subject: ** INFORMATIONS LINUX ** Date: 1996/02/19 Message-ID: <prout-8665@renux.freenix.fr> X-Deja-AN: 140147853 supersedes: <prout-23042@renux.freenix.fr> followup-to: poster newsgroups: fr.comp.os.linux,renux.tests,fido.belg.fra.linux