Thread View: fr.misc.droit
4 messages
4 total messages
Started by Marc Bonnaud
Sun, 16 Feb 1997 00:00
APPEL de la SFT aux traducteurs
Author: Marc Bonnaud
Date: Sun, 16 Feb 1997 00:00
Date: Sun, 16 Feb 1997 00:00
104 lines
6685 bytes
6685 bytes
Je transmets ci-joint un appel de la soci�t� des traducteurs, R�pondre directement � ceux qui ont lanc� l'appel. ------------------------------------------------- APPEL AUX TRADUCTEURS Les traducteurs ne sont pas toujours conscients que le fait qu'ils ont du travail r�sulte d'un �quilibre, ou d'un rapport de forces. Si la France ne compte plus dans le monde, si la francophonie est trait�e � la l�g�re, pourquoi traduire en fran�ais ? Il se trouve qu'aujourd'hui les Am�ricains exercent de fortes pressions sur l'Office Europ�en des Brevets (OEB) � Munich pour FAIRE ABANDONNER LA TRADUCTION EN FRAN�AIS DES BREVETS D'INVENTION. Leurs arguments, ceux de la d�mission, sont toujours les m�mes : baisse des co�ts (m�me marginale) et uniformisation. Aujourd'hui les �tats-Unis ne veulent plus seulement �tre les premiers, mais les seuls, qu'il s'agisse d'avions, de cin�ma ou de n'importe quoi d'autre, et pouvoir manipuler � leur guise, unilat�ralement, les r�gles du jeu. Les industriels fran�ais doivent enfin comprendre que ce qu'ils vendent, c'est la "qualit� France", et que l'�tranger ne fera appel � eux que s'ils offrent autre chose qu'ne p�le copie des �tats-Unis. ET NOTRE LANGUE EST UNE COMPOSANTE FONDAMENTALE DE NOTRE IDENTIT�. Or la francophonie n'est pas ridicule : elle repr�sente 10% de la population du globe, pr�s de 12% de la production totale et plus de 17% des �changes commerciaux internationaux (Aymeric Chauprade, L'espace �conomique francophone, �d. Ellipses). La partie n'est pas perdue d'avance. L'espagnol se d�fend, au point d'inqui�ter les �tats-Unis sur leur propre territoire. Et la langue la plus parl�e au monde n'est pas l'anglais, mais le chinois ! Ce que nous voulons, non pas agressivement, mais fermement, c'est le droit de continuer � VIVRE ET TRAVAILLER EN FRAN�AIS EN FRANCE. Il faut donc gagner la bataille de vrevets, gagne-pain tr�s important pour nombre de traducteurs. LES BREVETS D'INVENTION REPR�SENTENT : 1�) Une riche BASE DE DONN�ES et source d'information pour tous les francophones, initerrompue depuis Napol�on. Une langue qui ne peut plus d�signer tout ce qui est nouveau est condamn�e. 2�) Une SOURCE DE DROIT : Il serait inou�, depuis 1539 (Ordonnance de Villers-Cotter�ts), qu'un texte r�dig� en anglais ait valeur l�gale en France ! Le coup serait mortel pour nombre de traducteurs (et quel pr�c�dent !...) et tr�s grave pour les Conseils en Propri�t� industrielle de ce pays. Il faut bien comprendre que si l'on pr�tend se passer de ces professions, on peut aussi se passer de JURISTES fran�ais : il suffirait d'appliquer le droit am�ricain ! Bienvenue chez les ch�meurs, Messieurs les juristes ! Veut-on INT�GRER LES IMMIGR�S ? Mais � quoi ? S'il n'y a plus de langue fran�aise, il n'y a plus de R�publique. Les ENSEIGNANTS sont �galement concern�s : pourquoi, en ce cas, apprendre le fran�ais aux enfants ? Ou d'autres langues d'ailleurs. M�me les enseignants d'anglais ne se feront respecter que s'ils sont porteurs d'une culture propre. Les SYNDICATS doivent aussi s'inqui�ter de voir s'�chapper du pays le pouvoir de d�finir le cadre l�gal du travail. Les CONSOMMATEURS doivent avoir le droit de comprendre ce qu'on leur offre. OR LA CONSTITUTION FRAN�AISE STIPULE EXPRESS�MENT QUE LA LANGUE DE LA R�PUBLIQUE EST LE FRAN�AIS (Art. 2). La Loi Toubon pr�cise certaines modalit�s d'application. C'est dans ce contexte que M. Kober, qui dirige l'OEB, propose l'abandon du fran�ais, et qu'une r�union diplomatique doit se tenir � Londres d�but mars 1997. C'est naturellement inadmissible, et pour nous cette rencontre est sans objet. Il ne saurait �tre question de remettre en cause le statut du fran�ais, sans lequel la France n'aurait pas sign� l'accord instituant l'OEB. Ni aujourd'hui, ni dans 10 ans ! La France sera repr�sent�e � cette r�union par M. Hangard, Directeur de l'Institut National de la Propri�t� Industrielle (INPI) qui, en d�pit de convictions peu affirm�es, aurait re�u de son ministre de tutelle (l'Industrie) l'instruction de d�fendre la langue fran�aise. MAIS IL NOUS FAUT �TRE VIGILANTS. NOUS SOMMES D�TERMIN�S � NOUS BATTRE, AVEC L'APPUI DES ASSOCIATIONS CONCERN�ES (Avenir de la langue fran�aise, 5 rue de la Boule Rouge, 75009 Paris, t�l : (33) (0)1 47 70 29 59 ; D�fense de la langue fran�aise, 8 rue Roqu�pine, 75008 Paris, t�l : (33) (0)1 42 65 08 87) avec la Soci�t� Fran�aise des Traducteurs (SFT, 22 rue de Martyrs, 75009 Paris, t�l : (33) (0)1 48 78 43 32) au sein de laquelle Mmes Boizard et Lemasson-Michel ont d�j� �t� sensibilis�es. La lutte est men�e par les professionnels sous la direction de M. J.-J. Martin, Pr�sident de la Compagnie Nationale des Conseils en Propri�t� Industrielle. IL SUFFIT D'ENCOURAGER UN MINIMUM DE VOLONT� POLTIQUE. Nous vous demandons de prendre contact avec nous, avec les Ministres de l'Industrie, de la Justice, des Affaires �trang�res, etc., d'aller voir vos �lus, d�put�s et s�nateurs, et de nous appuyer par tous les moyens, dans votre int�r�t bien compris. TRADUCTRICES, TRADUCTEURS, AIDEZ-NOUS ! -------------------------------- M.B.
Re: APPEL de la SFT aux traducteurs
Author: patarot
Date: Thu, 20 Feb 1997 00:00
Date: Thu, 20 Feb 1997 00:00
218 lines
13213 bytes
13213 bytes
Marc Bonnaud wrote: > > Je transmets ci-joint un appel de la soci�t� des traducteurs, > > R�pondre directement � ceux qui ont lanc� l'appel. > > ------------------------------------------------- > > APPEL AUX TRADUCTEURS > > Les traducteurs ne sont pas toujours conscients que le fait qu'ils ont > du travail r�sulte d'un �quilibre, ou d'un rapport de forces. Si la > France ne compte plus dans le monde, si la francophonie est trait�e � la > l�g�re, pourquoi traduire en fran�ais ? > Il se trouve qu'aujourd'hui les Am�ricains exercent de fortes pressions > sur l'Office Europ�en des Brevets (OEB) � Munich pour FAIRE ABANDONNER > LA TRADUCTION EN FRAN�AIS DES BREVETS D'INVENTION. Leurs arguments, ceux > de la d�mission, sont toujours les m�mes : baisse des co�ts (m�me > marginale) et uniformisation. > Aujourd'hui les �tats-Unis ne veulent plus seulement �tre les premiers, > mais les seuls, qu'il s'agisse d'avions, de cin�ma ou de n'importe quoi > d'autre, et pouvoir manipuler � leur guise, unilat�ralement, les r�gles > du jeu. > Les industriels fran�ais doivent enfin comprendre que ce qu'ils vendent, > c'est la "qualit� France", et que l'�tranger ne fera appel � eux que > s'ils offrent autre chose qu'ne p�le copie des �tats-Unis. > > ET NOTRE LANGUE EST UNE COMPOSANTE FONDAMENTALE DE NOTRE IDENTIT�. > > Or la francophonie n'est pas ridicule : elle repr�sente 10% de la > population du globe, pr�s de 12% de la production totale et plus de 17% > des �changes commerciaux internationaux (Aymeric Chauprade, L'espace > �conomique francophone, �d. Ellipses). > La partie n'est pas perdue d'avance. L'espagnol se d�fend, au point > d'inqui�ter les �tats-Unis sur leur propre territoire. Et la langue la > plus parl�e au monde n'est pas l'anglais, mais le chinois ! > Ce que nous voulons, non pas agressivement, mais fermement, c'est le > droit de continuer � VIVRE ET TRAVAILLER EN FRAN�AIS EN FRANCE. > > Il faut donc gagner la bataille de vrevets, gagne-pain tr�s important > pour nombre de traducteurs. LES BREVETS D'INVENTION REPR�SENTENT : > > 1�) Une riche BASE DE DONN�ES et source d'information pour tous les > francophones, initerrompue depuis Napol�on. Une langue qui ne peut plus > d�signer tout ce qui est nouveau est condamn�e. > > 2�) Une SOURCE DE DROIT : Il serait inou�, depuis 1539 (Ordonnance de > Villers-Cotter�ts), qu'un texte r�dig� en anglais ait valeur l�gale en > France ! > > Le coup serait mortel pour nombre de traducteurs (et quel pr�c�dent > !...) et tr�s grave pour les Conseils en Propri�t� industrielle de ce > pays. > Il faut bien comprendre que si l'on pr�tend se passer de ces > professions, on peut aussi se passer de JURISTES fran�ais : il suffirait > d'appliquer le droit am�ricain ! Bienvenue chez les ch�meurs, Messieurs > les juristes ! > Veut-on INT�GRER LES IMMIGR�S ? Mais � quoi ? S'il n'y a plus de langue > fran�aise, il n'y a plus de R�publique. > Les ENSEIGNANTS sont �galement concern�s : pourquoi, en ce cas, > apprendre le fran�ais aux enfants ? Ou d'autres langues d'ailleurs. M�me > les enseignants d'anglais ne se feront respecter que s'ils sont porteurs > d'une culture propre. > Les SYNDICATS doivent aussi s'inqui�ter de voir s'�chapper du pays le > pouvoir de d�finir le cadre l�gal du travail. > Les CONSOMMATEURS doivent avoir le droit de comprendre ce qu'on leur > offre. > > OR LA CONSTITUTION FRAN�AISE STIPULE EXPRESS�MENT QUE LA LANGUE DE LA > R�PUBLIQUE EST LE FRAN�AIS (Art. 2). La Loi Toubon pr�cise certaines > modalit�s d'application. > > C'est dans ce contexte que M. Kober, qui dirige l'OEB, propose l'abandon > du fran�ais, et qu'une r�union diplomatique doit se tenir � Londres > d�but mars 1997. > C'est naturellement inadmissible, et pour nous cette rencontre est sans > objet. Il ne saurait �tre question de remettre en cause le statut du > fran�ais, sans lequel la France n'aurait pas sign� l'accord instituant > l'OEB. Ni aujourd'hui, ni dans 10 ans ! > La France sera repr�sent�e � cette r�union par M. Hangard, Directeur de > l'Institut National de la Propri�t� Industrielle (INPI) qui, en d�pit de > convictions peu affirm�es, aurait re�u de son ministre de tutelle > (l'Industrie) l'instruction de d�fendre la langue fran�aise. > > MAIS IL NOUS FAUT �TRE VIGILANTS. NOUS SOMMES D�TERMIN�S � NOUS BATTRE, > AVEC L'APPUI DES ASSOCIATIONS CONCERN�ES (Avenir de la langue fran�aise, > 5 rue de la Boule Rouge, 75009 Paris, t�l : (33) (0)1 47 70 29 59 ; > D�fense de la langue fran�aise, 8 rue Roqu�pine, 75008 Paris, t�l : (33) > (0)1 42 65 08 87) avec la Soci�t� Fran�aise des Traducteurs (SFT, 22 rue > de Martyrs, 75009 Paris, t�l : (33) (0)1 48 78 43 32) au sein de > laquelle Mmes Boizard et Lemasson-Michel ont d�j� �t� sensibilis�es. > > La lutte est men�e par les professionnels sous la direction de M. J.-J. > Martin, Pr�sident de la Compagnie Nationale des Conseils en Propri�t� > Industrielle. > > IL SUFFIT D'ENCOURAGER UN MINIMUM DE VOLONT� POLTIQUE. Nous vous > demandons de prendre contact avec nous, avec les Ministres de > l'Industrie, de la Justice, des Affaires �trang�res, etc., d'aller voir > vos �lus, d�put�s et s�nateurs, et de nous appuyer par tous les moyens, > dans votre int�r�t bien compris. TRADUCTRICES, TRADUCTEURS, AIDEZ-NOUS ! > > -------------------------------- > > M.B.Villers-Cotter�ts, Napol�on et pour terminer la loi Toubon. Il ne manque rien � la panoplie du petit Jacobin. Vous nous demandez de partir en guerre pour sauver la langue fran�aise mais semblez ignorer que la semaine derni�re le Conseil Constitutionnel a refus� de signer la chatre europ�enne des langues dites r�gionales, justement � cause de l'article 2 de la constitution qui n'est autre que la loi Toubon. Bretons, flamands, alsaciens, lorains, catalan, corses ,basques et occitans n'oublions pas qu'avant tout nous devons sauver nos langues contre la r�pression sournoise dont elles sont l'objet.Marc Bonnaud wrote: > > Je transmets ci-joint un appel de la soci�t� des traducteurs, > > R�pondre directement � ceux qui ont lanc� l'appel. > > ------------------------------------------------- > > APPEL AUX TRADUCTEURS > > Les traducteurs ne sont pas toujours conscients que le fait qu'ils ont > du travail r�sulte d'un �quilibre, ou d'un rapport de forces. Si la > France ne compte plus dans le monde, si la francophonie est trait�e � la > l�g�re, pourquoi traduire en fran�ais ? > Il se trouve qu'aujourd'hui les Am�ricains exercent de fortes pressions > sur l'Office Europ�en des Brevets (OEB) � Munich pour FAIRE ABANDONNER > LA TRADUCTION EN FRAN�AIS DES BREVETS D'INVENTION. Leurs arguments, ceux > de la d�mission, sont toujours les m�mes : baisse des co�ts (m�me > marginale) et uniformisation. > Aujourd'hui les �tats-Unis ne veulent plus seulement �tre les premiers, > mais les seuls, qu'il s'agisse d'avions, de cin�ma ou de n'importe quoi > d'autre, et pouvoir manipuler � leur guise, unilat�ralement, les r�gles > du jeu. > Les industriels fran�ais doivent enfin comprendre que ce qu'ils vendent, > c'est la "qualit� France", et que l'�tranger ne fera appel � eux que > s'ils offrent autre chose qu'ne p�le copie des �tats-Unis. > > ET NOTRE LANGUE EST UNE COMPOSANTE FONDAMENTALE DE NOTRE IDENTIT�. > > Or la francophonie n'est pas ridicule : elle repr�sente 10% de la > population du globe, pr�s de 12% de la production totale et plus de 17% > des �changes commerciaux internationaux (Aymeric Chauprade, L'espace > �conomique francophone, �d. Ellipses). > La partie n'est pas perdue d'avance. L'espagnol se d�fend, au point > d'inqui�ter les �tats-Unis sur leur propre territoire. Et la langue la > plus parl�e au monde n'est pas l'anglais, mais le chinois ! > Ce que nous voulons, non pas agressivement, mais fermement, c'est le > droit de continuer � VIVRE ET TRAVAILLER EN FRAN�AIS EN FRANCE. > > Il faut donc gagner la bataille de vrevets, gagne-pain tr�s important > pour nombre de traducteurs. LES BREVETS D'INVENTION REPR�SENTENT : > > 1�) Une riche BASE DE DONN�ES et source d'information pour tous les > francophones, initerrompue depuis Napol�on. Une langue qui ne peut plus > d�signer tout ce qui est nouveau est condamn�e. > > 2�) Une SOURCE DE DROIT : Il serait inou�, depuis 1539 (Ordonnance de > Villers-Cotter�ts), qu'un texte r�dig� en anglais ait valeur l�gale en > France ! > > Le coup serait mortel pour nombre de traducteurs (et quel pr�c�dent > !...) et tr�s grave pour les Conseils en Propri�t� industrielle de ce > pays. > Il faut bien comprendre que si l'on pr�tend se passer de ces > professions, on peut aussi se passer de JURISTES fran�ais : il suffirait > d'appliquer le droit am�ricain ! Bienvenue chez les ch�meurs, Messieurs > les juristes ! > Veut-on INT�GRER LES IMMIGR�S ? Mais � quoi ? S'il n'y a plus de langue > fran�aise, il n'y a plus de R�publique. > Les ENSEIGNANTS sont �galement concern�s : pourquoi, en ce cas, > apprendre le fran�ais aux enfants ? Ou d'autres langues d'ailleurs. M�me > les enseignants d'anglais ne se feront respecter que s'ils sont porteurs > d'une culture propre. > Les SYNDICATS doivent aussi s'inqui�ter de voir s'�chapper du pays le > pouvoir de d�finir le cadre l�gal du travail. > Les CONSOMMATEURS doivent avoir le droit de comprendre ce qu'on leur > offre. > > OR LA CONSTITUTION FRAN�AISE STIPULE EXPRESS�MENT QUE LA LANGUE DE LA > R�PUBLIQUE EST LE FRAN�AIS (Art. 2). La Loi Toubon pr�cise certaines > modalit�s d'application. > > C'est dans ce contexte que M. Kober, qui dirige l'OEB, propose l'abandon > du fran�ais, et qu'une r�union diplomatique doit se tenir � Londres > d�but mars 1997. > C'est naturellement inadmissible, et pour nous cette rencontre est sans > objet. Il ne saurait �tre question de remettre en cause le statut du > fran�ais, sans lequel la France n'aurait pas sign� l'accord instituant > l'OEB. Ni aujourd'hui, ni dans 10 ans ! > La France sera repr�sent�e � cette r�union par M. Hangard, Directeur de > l'Institut National de la Propri�t� Industrielle (INPI) qui, en d�pit de > convictions peu affirm�es, aurait re�u de son ministre de tutelle > (l'Industrie) l'instruction de d�fendre la langue fran�aise. > > MAIS IL NOUS FAUT �TRE VIGILANTS. NOUS SOMMES D�TERMIN�S � NOUS BATTRE, > AVEC L'APPUI DES ASSOCIATIONS CONCERN�ES (Avenir de la langue fran�aise, > 5 rue de la Boule Rouge, 75009 Paris, t�l : (33) (0)1 47 70 29 59 ; > D�fense de la langue fran�aise, 8 rue Roqu�pine, 75008 Paris, t�l : (33) > (0)1 42 65 08 87) avec la Soci�t� Fran�aise des Traducteurs (SFT, 22 rue > de Martyrs, 75009 Paris, t�l : (33) (0)1 48 78 43 32) au sein de > laquelle Mmes Boizard et Lemasson-Michel ont d�j� �t� sensibilis�es. > > La lutte est men�e par les professionnels sous la direction de M. J.-J. > Martin, Pr�sident de la Compagnie Nationale des Conseils en Propri�t� > Industrielle. > > IL SUFFIT D'ENCOURAGER UN MINIMUM DE VOLONT� POLTIQUE. Nous vous > demandons de prendre contact avec nous, avec les Ministres de > l'Industrie, de la Justice, des Affaires �trang�res, etc., d'aller voir > vos �lus, d�put�s et s�nateurs, et de nous appuyer par tous les moyens, > dans votre int�r�t bien compris. TRADUCTRICES, TRADUCTEURS, AIDEZ-NOUS ! > > -------------------------------- > > M.B.
Re: APPEL de la SFT aux traducteurs
Author: driard
Date: Thu, 20 Feb 1997 00:00
Date: Thu, 20 Feb 1997 00:00
43 lines
3286 bytes
3286 bytes
En r�ponse au message sur l'appel des traducteurs (Marc Bonnaud) patarot <mCEsfgX6@wanadoo.fr> a �crit dans l'article <330B9AA5.AA4@wanadoo.fr>... M.B.Villers-Cotter�ts, Napol�on et pour terminer la loi Toubon. Il ne manque > rien � la panoplie du petit Jacobin. Vous nous demandez de partir en > guerre pour sauver la langue fran�aise mais semblez ignorer que la > semaine derni�re le Conseil Constitutionnel a refus� de signer la chatre > europ�enne des langues dites r�gionales, justement � cause de l'article > 2 de la constitution qui n'est autre que la loi Toubon. Bretons, > flamands, alsaciens, lorains, catalan, corses ,basques et occitans > n'oublions pas qu'avant tout nous devons sauver nos langues contre la > r�pression sournoise dont elles sont l'objet. Je suis d'accord. D'ailleurs cet "appel" est plein d'un humour involontaire. Deux tr�s courts extraits : VIVRE ET TRAVAILLER EN FRAN�AIS EN FRANCE. ET NOTRE LANGUE EST UNE COMPOSANTE FONDAMENTALE DE NOTRE IDENTIT� La premi�re phrase n'est que l'adaptation (tradutore, traditore) d'un vieux slogan occitaniste de la grande �poque : Volem vieure e trabaiar al pais Le seconde phrase n'est que l'adaptation (bis) d'une grande citation de Fr�d�ric Mistral : "Cu ten la lenga ten la clau" ( Fr�d�ric Mistral...vous savez, le petit auteur r�gionaliste qui n'est pas consid�r� comme un v�ritable auteur de litt�rature s�rieuse parcequ'il a �crit en Proven�al... mais qui est soigneusement ajout� � la liste des laur�ats fran�ais du Prix Nobel de litt�rature - la France en compte si peu qu'il faut bien se r�soudre � le compter) Tr�ve d'ironie. Le combat francophone contre l'h�g�monie de l'am�ricain est honorable. Comme est honorable le combat pour la culture occitane, corse, bretonne, basque,... Mais apr�s tout, ce que l'am�ricain fait aujourd'hui au fran�ais, n'est-ce pas justement ce qu'a fait le fran�ais aux langues r�gionales ? ================= Jacques-Henri Driard driard@teleriviera.fr http://home.nice.teleriviera.fr/~driard/index.html =================
Re: APPEL de la SFT aux traducteurs
Author: Emmanuel GROSSET
Date: Thu, 20 Feb 1997 00:00
Date: Thu, 20 Feb 1997 00:00
14 lines
2163 bytes
2163 bytes
> Tr�ve d'ironie. Le combat francophone contre l'h�g�monie de l'am�ricain est > honorable. Comme est honorable le combat pour la culture occitane, corse, > bretonne, basque,... Mais apr�s tout, ce que l'am�ricain fait aujourd'hui > au fran�ais, n'est-ce pas justement ce qu'a fait le fran�ais aux langues > r�gionales ? Effectivement, il fallait se battre pour r�pandre la langue fran�aise � l'ext�rieur du pays, plut�t que de s'acharner � �radiquer, comme l'a fait avec une violence inou�e la III�me r�publique, les langues dites r�gionales et les patois. Aujourd'hui, d�fendre notre langue me semble, h�las, un combat sans espoir. D'ailleurs, il suffit de lire les messages publi�s sur ce genre de forum pour se rendre compte � quel point le fran�ais est mal �crit par les Fran�ais eux-m�mes. Emmanuel.
Thread Navigation
This is a paginated view of messages in the thread with full content displayed inline.
Messages are displayed in chronological order, with the original post highlighted in green.
Use pagination controls to navigate through all messages in large threads.
Back to All Threads