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Article #2Re: Sciences et avenir : Réchauffement climatique et effet de serre
From: erictoulouse
Date: Tue, 03 Apr 2007 08:41
Date: Tue, 03 Apr 2007 08:41
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On 1 avr, 12:06, "erictoulouse" <sylvainsaintmart...@yahoo.fr> wrote: > Sciences et Avenir : RĂ©chauffement climatique et effet de serre > > Dans l'encart publicitaire N°722 bis d'avril 2007, Sciences et Avenir, > une revue que le plus farouche des scientistes ne saurait pourtant > accuser de mentir sciemment, je relĂšve deux brefs articles sur le > rĂ©chauffement planĂ©taire et l'effet de serre, dont la teneur est bien > loin de conforter la thĂšse officielle, puisqu'elle confirmerait plutĂŽt > celle de Claude AllĂšgre. > > C'est pourquoi, avant de m'en prendre directement au Pape hexagonal > actuel de l'Ă©cologie « prophĂšte de bonheur Ă ses heures », Nicolas > Hulot en l'occurrence, je reproduis ici in extenso ces deux textes. A > chacun ensuite de rester dans ses « croyances au miracle », voire dans > sa foi en l' « apocalypse » annoncĂ©e ! > > I - Sous l'Arctique, la plage ! > > Un forage profond vient de rĂ©vĂ©ler une Ă©poque oĂč l'ocĂ©an Arctique > jouissait d'un climat subtropical... > > Nul ne pouvait l'imaginer ainsi : l'ocĂ©an Arctique, ses plantes > aquatiques, son eau Ă 23°C et ses rivages verdoyants. VoilĂ donc Ă > quoi ressemblait, il y a 55 millions d'annĂ©es, cette immensitĂ© > immaculĂ©e qui s'Ă©tend aujourd'hui du Canada Ă la SibĂ©rie en passant > par le Groenland. > > L'Arctique a connu un climat subtropical, alors que « la tectonique > des plaques avait dĂ©jĂ propulsĂ© les terres Ă©mergĂ©es et l'ocĂ©an Ă leur > emplacement actuel », prĂ©cise JĂ©rĂŽme Gattacecca, du Cerege (Centre > europĂ©en de recherche et d'enseignement des gĂ©osciences de > l'environnement) d'Aix-en-Provence, preuve que cette douceur du climat > n'Ă©tait pas due Ă un changement de latitude de ces contrĂ©es glacĂ©es. > > Pour reconstituer ce lointain passĂ©, l'Ă©quipe internationale du > programme de forage IODP (International Ocean Drilling Program) a > accompli un exploit, celui d'extraire une carotte de sĂ©diments Ă 430 > mĂštres de profondeur so.us la banquise, elle-mĂȘme Ă©paisse de 1 km. > L'analyse des roches a montrĂ© qu'aprĂšs cet Ă©pisode subtropical, le > climat de l'Arctique s'est refroidi dĂšs le milieu de l'Ă©ocĂšne, soit il > y a environ 40 millions d'annĂ©es. > > Quel Ă©lĂ©ment extĂ©rieur [Pas l'action de l'homme, en tout cas !] a bien > pu dĂ©clencher ce refroidissement ? > > « Nous pensons [ou nous « croyons » ?] Ă un changement atmosphĂ©rique, > une variation de la teneur en CO2, par exemple, bref un Ă©lĂ©ment global > », explique JĂ©rĂŽme Gattacceca. En effet, de maniĂšre quasi synchrone, > le pĂŽle Sud s'est lui aussi refroidi, avec la formation de glace en > Antarctique, signe qu'un mĂȘme Ă©vĂ©nement [inconnu !] a affectĂ© > l'ensemble du globe. Un enseignement du passĂ© Ă mĂ©diter pour le climat > du futur. > > [Quel enseignement pourrions-nous en tirer, puisque nous ignorons tout > de cet Ă©vĂ©nement ? Ou alors, faut-il en dĂ©duire que le rĂ©chauffement > n'est en rien imputable Ă la pollution industrielle et > automobile..? !] > >    A.Kh. [Pourquoi l'anonymat.. ? !] > > II - Dis pourquoi l'effet de serre est indispensable Ă la vie ? > > « Parce que la Terre est un peu trop Ă©loignĂ©e du Soleil. Sans effet de > serre, la tempĂ©rature moyenne Ă la surface du globe serait de - 15°C > [Cf. propos de Claude AllĂšgre disant la mĂȘme chose Ă propos de la > vapeur d'eau sur France Inter, le 11 octobre 2006], l'eau serait gelĂ©e > et la vie telle que nous la connaissons n'aurait jamais pu Ă©merger. > Nous avions d'autant plus besoin de l'effet de serre que le Soleil Ă > ses dĂ©buts Ă©tait plus froid. [Tiens, le Soleil lui aussi se > rĂ©chaufferait donc, et que connaissons-nous du fonctionnement interne > du Soleil, en rĂ©alitĂ©..? !] > > On suppose [Supposer, est-ce connaĂźtre ? !] que l'atmosphĂšre de la > Terre Ă©tait alors constituĂ©e principalement de gaz carbonique, comme > celle de VĂ©nus et de Mars. A cause de l'effet de serre provoquĂ©e par > cette atmosphĂšre la surface de la planĂšte aurait Ă©tĂ© [= « serait > devenue »] plus chaude. [Heureusement : qui rĂ©clame aujourd'hui de > vivre par - 15°C, y compris parmi les tenants de l' « Ă©cologisme > »..? !] > > La vie a commencĂ© sous la forme de bactĂ©ries. Dans les Ă©tangs > d'Islande, oĂč la tempĂ©rature de l'eau atteint 70 Ă 80°C, vivent des > algues bleues qui ressemblent probablement aux premiers vivants, ceux > qui ont oxygĂ©nĂ© l'atmosphĂšre. Petit Ă petit, le carbone s'est dĂ©posĂ© > au fond de l'eau, sous forme de carbonate de calcaire, faisant chuter > la tempĂ©rature. VĂ©nus, elle, est restĂ©e Ă 500°C, une fiĂšvre qui ne > s'explique pas seulement par sa position proche du Soleil : elle ne > reçoit que deux fois plus d'Ă©nergie que nous, mais ne semble pas avoir > eu, comme nous, d'eau liquide pour Ă©ponger les surplus de carbone de > son atmosphĂšre. Pourquoi ? Les spĂ©culations [SIC !] vont bon train. » > >    Hubert Reeves > > N B : La Fontaine a-t-il eu tellement tort d'Ă©crire que « nous n'y > voyons pas plus loin que le bout de notre nez » .. ? ! > > A regarder le cheminement hasardeux de la Science, sĂ»rement pas ! Sans > prĂ©juger des opinions des humains confrontĂ©s Ă la science dans les > siĂšcles prĂ©cĂ©dents, combien sont-ils aujourd'hui à « croire » et Ă > affirmer que les vĂ©ritĂ©s « relatives » de la science contemporaine ont > valeur absolue pour l'Ă©ternitĂ©, comme l'attestent ses incertitudes et > ses lacunes actuelles transformĂ©es en « certitude absolue » ? > > Par chance, des scientifiques plus prudents ou plus honnĂȘtes ont > compris que « la vĂ©ritĂ© officielle scientifique, ça n'existe pas. > » [Claude AllĂšgre, France Inter, 11 octobre 2006] ; en clair, il n'y a > pas et il n'y aura jamais de « vĂ©ritĂ© absolue » dans le domaine de la > science ! > > Pour en convaincre ceux qui peuvent l'ĂȘtre - ceux qui pensent, au lieu > de « croire » ! -, je les renvoie Ă l'article de Jean-Marc LĂ©vy- > Leblond « La science est-elle universelle ? », publiĂ© dans Le Monde > diplomatique, en mai 2006. > > Pour d'autres, beaucoup plus rares, je rappelle ce mot de Bernard > d'Espagnat, dans son livre, A la dĂ©couverte du rĂ©el : > > « Le rĂ©el par excellence, ce ne sont pas les contradictoires entitĂ©s > sur lesquelles travaillent les hommes de science contemporains, mais > ce que Spinoza nomme la substance. » ComplĂ©ment au message initial Un intervenant a Ă©crit : "Les ours polaires ont du souci Ă se faire"... OĂč les ours polaires s'Ă©taient-ils donc mis Ă l'abri aux IXe et Xe siĂšcles, lorsque le Groenland avait vu refleurir des prairies, et quand l'Angleterre cultivait la vigne..? ! Certes, la pitiĂ© n'avait pas encore guidĂ© la Raison vers le scientisme matĂ©rialiste contemporain, qui prend les "vĂ©ritĂ©s relatives" de la science (toutes thĂ©ories et hypothĂšses confondues) pour LA "VĂ©ritĂ© absolue"... Le scientisme matĂ©rialiste contemporain, outre son commencement superstitieux du monde, Ă savoir un big bang dĂ©jĂ controversĂ©, et sa thĂ©orie Ă©volutionniste dont il ne sera pas question ici, se fonde Ă©galement sur lâ « absolutisation du relatif », en lâoccurrence celle des thĂ©ories et des hypothĂšses de la science, pourtant seulement « Ă jamais » relatives ! Leur relativitĂ© ne saurait Ă©chapper Ă personne, dĂšs lors quâelles sont confrontĂ©es aux siĂšcles passĂ©s, voire aux dĂ©cennies antĂ©rieures, qui tĂ©moignent de leur incessante remise en question ; toutefois, dâune remise en question Ă lâautre, la science ne parviendra jamais Ă LA VĂ©ritĂ© Ă©ternelle absolue : le seul fait que celle-ci soit Ă©ternelle implique quâelle ne reste pas Ă dĂ©couvrir DEMAIN ! Dâailleurs, bien quâils ne semblent pas devoir ĂȘtre remis en cause par le futur, le mouvement universel des choses, lâindestructibilitĂ© de la matiĂšre et la conservation de lâĂ©nergie Ă©chappent tout autant Ă lâ « absoluitĂ© » stricto sensu pour des raisons quâil serait trop long de dĂ©velopper ici, mais qui tiennent Ă la relativitĂ© de lâexistence de notre monde. En effet, rien nâest « absolument » absolu dans notre monde, Ă commencer par son existence elle-mĂȘme ; notre monde nâexiste que relativement Ă notre entendement humain, en dehors duquel il nâa aucune rĂ©alitĂ©. Je suis tout disposĂ© Ă en dĂ©battre avec quiconque contestant sa « non-absoluitĂ© ». Compte tenu de ce qui prĂ©cĂšde sur la relativitĂ© de tout le contenu pensĂ© dans et sur (Ă propos de) notre monde, mais sans entrer dans le dĂ©bat philosophique exhaustif indispensable, la « dĂ©bilitĂ© intellectuelle » de lâĂ©poque est manifeste aujourdâhui Ă propos du catastrophisme Ă©cologiste ambiant. Elle conduit à « croire », et Ă faire croire, que les humains pourraient par leur seule volontĂ© libre, leur prĂ©tendu « libre arbitre », maĂźtriser les forces de la nature pour lui imposer Ă terme un climat « sur mesure » - dĂ©finitif, Ă©videment ! Je ne dĂ©taille ici aucun des arguments allant Ă lâencontre de lâhypothĂšse catastrophiste actuelle, Ă savoir les incertitudes et les lacunes de la science sur de multiples points concernant le Soleil, les nuages, le cycle de lâeau, el NiĆo ou ENSO, etc., mais je fais ressortir que la science nâen extrapole pas moins « absolument » Ă partir de prĂ©mices relatives servant Ă Ă©tablir des modĂšles mathĂ©matiques qui sont tout sauf absolus. Je vous renvoie, dâailleurs, Ă lâarticle du Monde 2 prĂ©cisĂ©ment (Cf. n°130 dâaoĂ»t 2006) sur le rĂ©chauffement climatique, oĂč les multiples rĂ©serves Ă©voquĂ©es Ă ce sujet ne font que confirmer mes propos sur la « relativitĂ© » de la science et de ses thĂ©ories, exprimĂ©e autrement par ce mot de Claude AllĂšgre : « La vĂ©ritĂ© officielle scientifique, çà nâexiste pas ! » [France Inter, 11 octobre 2006] Pour clore sur ce point, en cas de dĂ©saccord lĂ©gitime de votre part, je rĂ©clame une Ă©ventuelle condamnation « sous sursis » - et non « avec sursis » ! Jâentends par-lĂ que votre possible condamnation intellectuelle de mes propos nâait lieu quâĂ terme, câest-Ă -dire pas avant que les catastrophes planĂ©taires annoncĂ©es nâaient eu rĂ©ellement lieu. Cette perspective me laisse de la marge dâici que le Groenland nâait fondu au point de voir reverdir des prairies, comme il en fut aux IXe et Xe siĂšcles, en un temps qui ne connaissait pourtant ni pollution automobile ni pollution industrielle ! La climatologie ne semble pas nier que la planĂšte a connu des pĂ©riodes Ă variation extrĂȘme, tandis que les prĂ©visions actuelles se fondent, depuis lâannonce de la catastrophe, sur une durĂ©e qui doit reprĂ©senter une fraction de temps infinitĂ©simale Ă lâĂ©chelle des millions dâannĂ©es de lâexistence la Terre ; sans oublier pour autant que, dans les annĂ©es 70, certains scientifiques parlaient de refroidissement de la Terre. NĂ©anmoins, notre Ă©poque qui voudrait tout, tout de suite, nâa rien de plus pressĂ© que de vouloir laisser Ă nos descendants un climat « parfait », dont ils jouiront pour lâĂ©ternitĂ© â Ă condition de se mettre dâaccord au prĂ©alable sur ce dit climat « parfait » faisant lâunanimitĂ© : comme dit lâAutre : « Câest pas gagnĂ© » ! Pour parvenir Ă rĂ©guler le climat sur Terre, rien de tel, paraĂźt-il, que notre seule volontĂ©, ce soi-disant « libre arbitre » en vertu duquel, lĂ comme ailleurs, il suffirait de « vouloir pour pouvoir » ; comme si cette pseudo-volontĂ© libre, Ă la discrĂ©tion de chacun, prĂ©disposait les humains Ă agir tous ensemble dans le mĂȘme sens, au nom dâun prĂ©tendu « intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral planĂ©taire » ! Cette proposition simpliste ne rĂ©siste pas Ă lâexamen de la nature humaine Ă©goĂŻste, commune aux six milliards et quelques humains, telle quâelle sâexprime en toutes circonstances par la constante confrontation, en chacun de nous, des arguments « pour », des avantages, et des « contre », des inconvĂ©nients, que ce soit sur le plan personnel ou celui des Etats, voire de toute autre communautĂ© humaine. Câest pourquoi, Ă supposer mĂȘme que ce catastrophisme ait un rĂ©el fondement, les clivages de toutes sortes concernant les solutions Ă apporter feraient agir le monde Ă hue et Ă dia. Certains parlent, ici, en effet, de solutions de gauche et de solutions de droite en matiĂšre dâenvironnement, sans analyser les dissensions au sein dâun mĂȘme mouvement Ă©cologique : pas vraiment le meilleur moyen dâatteindre le but fixĂ© ! Par ailleurs, la dĂ©signation dâune gouvernance mondiale, sĆur jumelle de lâONU, atteste par avance de son inefficacitĂ©, au seul vu des rĂ©sultats de son aĂźnĂ©e dans la rĂ©solution des conflits du monde - au Proche-Orient depuis plus de cinquante ans, et au Darfour aujourdâhui, par exemple. Etre incapable de rĂ©gler des conflits locaux entre humains augure mal de la capacitĂ© Ă maĂźtriser la nature â DEMAIN, car pour la Superstition, câest toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, hĂ©las ! Comme si, en outre, les humains, particuliers et Etats, allaient accepter de gaĂźtĂ© de cĆur les restrictions nĂ©cessaires Ă venir, ainsi que chacun peut en juger en matiĂšre dâĂ©volution de la consommation de pĂ©trole depuis le premier choc pĂ©trolier jusquâĂ nos jours. MĂȘme une rĂ©glementation et une interdiction drastiques ne suffiraient pas Ă les y contraindre, en raison de la rĂ©alitĂ© de notre nature humaine. Chacun, en effet, rĂ©clame des mesures dans le souci de ses intĂ©rĂȘts, mais sâempresse dây dĂ©roger dĂšs lors quâelles les contrarient. Libre Ă vous, toutefois, de continuer Ă craindre jusquâĂ la fin de vos jours pour une menace repoussĂ©e Ă cent ans. LĂ , a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© la grande erreur, mais il est trop tard pour y revenir, et je mâen tiens donc lĂ pour lâinstant sur le scientisme matĂ©rialiste incapable de faire des prĂ©visions climatiques « absolument » certaines - jusquâĂ preuve du contraire ! ! ! [Extrait de ma lettre du 11 fĂ©vrier 2007 au quotidien "Le Monde"]
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