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Article #5316

Le Sens de l'Autod�rision d'Allah

#5316
From: Boris Borcic
Date: Fri, 05 Dec 1997 00:00
474 lines
21251 bytes
Inch Allah !
============

O� il est �tabli au cours d'un dialogue entre :

	Un non-musulman qui s'exprime avec indentation

- Et un d�fenseur de l'Islam qui s'exprime sans indentation

...qu'Allah vaut h-barre, que la mort de Barbara et de la
princesse de Galles valent toutes deux "Inch Allah"
et que "Inch Allah" vaut r�ciproquement "Barbe � ras !"
et Pi/2.


------------------------------------------------------

	Avec tous ces massacres commis en son nom, il de-
	vient difficile aux plus compr�hensifs d�entre nous 
	non-musulmans, d�admettre que les fid�les d'Allah 
	r�p�tent sans varier qu�Allah est "Grand", comme si 
	sa "Grandeur" ne devait jamais d�pendre de sa 
	gloire, ni sa gloire de sa r�putation, ni sa r�pu-
	tation des crimes de sang commis dans sa maison.

	L'Islam est lamentable. "Islamentable" : la tris-
	tesse en est telle que les plus cruels d'entre nous 
	s'en consoleraient volontiers par de semblables d�-
	risions. Fr�re musulman, ne nous dites plus qu'Al-
	lah est Grand sans vous en justifier ! 

- Et si je vous disais justement qu'Allah est Grand 
par un sens insurpassable de la d�rision de soi ?

	Sans �tre diaboliquement s�v�re, je dirais d�abord 
	que vous ne vous ressemblez nullement ! Ensuite, 
	cela ne suffirait point � calmer notre col�re � vous 
	entendre r�p�ter qu'Allah est Grand ! Il aurait beau 
	�tre "Grand" par un sens insurpassable de l�auto-
	d�rision, si c'est pour que cette auto-d�rision le 
	mette en accord avec ce qui salit ici son nom, voi-
	l� qui �teindrait notre perception de votre men-
	songe � clamer qu'il est "Grand". Mais cela ne ren-
	drait sa "Grandeur" en aucune fa�on sympathique !

- N�ayez crainte, si j'invoque Son Sens Insurpassa-
ble de l�Auto-d�rision, c'est pour vous d�montrer 
qu�Il partage votre sentiment � la vue de ces cri-
mes abominables !

	Voil� qui serait surprenant. Comment ferez-vous ? 
	En me montrant qu'il exprime sa d�sapprobation? Qui 
	ne dit rien consent !

- Je vous demanderai un peu de patience. La pre-
mi�re d�duction de Son Sens Insurpassable de l'Au-
to-d�rision, c'est qu'Allah n'accorde pas de signi-
fication �  l'usage du G majuscule traditionnelle-
ment employ� dans la formule "Allah est Grand".

Ainsi, lorsque j'�cris "Allah est Grand", je dis la 
m�me chose que quand j'�cris "Allah est grand" avec 
un g minuscule. Et lorsque je l'�cris ainsi, j'uti-
lise donc le m�me adjectif que pour dire "ma maison 
est grande". Cela signifie que la taille de ma mai-
son, comme la taille d'autres choses que je pour-
rais dire "grandes", est m�taphore ou m�tonymie 
d'une qualit� que je pr�te � Allah. Avez-vous une 
objection � tout cela ?

	Aucune.

- Une seconde cons�quence de Son Auto-d�rision sera 
qu'� l'image des objets auxquels je le compare ain-
si, la mention de la Grandeur d'Allah implique 
qu'il sera pourvu d'une Taille pr�cise. Une troi-
si�me cons�quence de Son Auto-d�rision est que 
cette Taille sera juste suffisante, mais pas sup�-
rieure, � ce qui est n�cessaire pour qu'on le dise 
Grand. Me suivez-vous ?

	A la rigueur, mais je ne vois toujours pas o� vous 
	voulez en venir.

- Si je dis Allah grand comme la Terre, il est plus 
grand que n�cessaire, n'est ce pas ? Une grande 
maison est bien plus petite que la Terre enti�re, 
et pourtant elle est grande : il n'est donc pas n�-
cessaire, pour qu'Allah se puisse dire grand, 
qu'Allah soit plus grand que cette maison ?

	Certes.

- Mais si je dis, qu'Allah est grand comme une mai-
son, il est plus grand que n�cessaire, n'est-ce pas ?

Une maison est bien plus grande qu'un homme ! 

Comme tout homme se pourra dire grand par rapport � 
une mouche, il suffirait donc qu'Allah ait taille 
d'homme, pour qu'Allah se puisse dire grand.

	Certes...

- Mais si je dis qu'Allah est grand comme une mou-
che, il est plus grand que n�cessaire, n'est-ce pas ?
Car la mouche est bien plus grande qu'un poil qui 
est bien plus grand qu'un microbe...

	Et le microbe est lui-m�me bien plus grand qu'une 
	mol�cule de sucre, qui est bien plus grande qu'un 
	atome de carbone, qui sera bien plus grand que son 
	propre noyau ! Cher ami, vous rendez-vous compte 
	que vous �tes sur le point de conclure qu'Allah est 
	nul ? Ou du moins sa taille: comme vous nous le 
	montrez, il n'y a pas moyen d'�tre grand sans �tre 
	en m�me temps plus grand que n�cessaire !

- Vous vous trompez : Allah n'est pas nul ! Allah 
est Grand ! Allah est infiniment plus Grand que vo-
tre conclusion pr�cipit�e le laisse entendre. Sa 
Taille est exceptionnelle : car c'est la Taille 
unique d'un �tre qui est grand sans l'�tre plus que 
n�cessaire ! La physique, science t�moin pour ce 
qui appartient aux �chelles inf�rieures au noyau de 
l'atome, nous informe en effet d'une taille mini-
male, en dessous de laquelle le cosmos lui-m�me ne 
discerne plus d'�tres, sinon le point math�matique 
qui est justement de taille nulle. Cela s'appelle 
la distance de Planck.

	J'avoue que je ne connaissais pas. Pouvez-vous m'en 
	dire un peu plus ?

- Le meilleur r�sum� de la distance de Planck ? 
C'est litt�ralement le toit de ce qui est en des-
sous de tout. Demandez aux physiciens douze 
meilleures syllabes pour la r�sumer si vous ne me 
croyez pas!

Peut-�tre vous diront-ils, plut�t que le toit de ce 
qui est au-dessous de tout, qu'il s'agit du plan-
cher de ce qui est au-dessus de quelque chose. Voi-
l� qui r�sume d'ailleurs notre calcul de la Taille 
d'Allah, aussi bien que le nom du physicien, Max 
Planck, qui lui est attach�. "Planck" �voque de 
toute �vidence le plancher, c'est � dire une limite 
inf�rieure, et "Max" est l'abr�viation standard du 
mot "maximum", qui d�signe la plus grande de plu-
sieurs valeurs compar�es.

Quelques d�tails encore : il existe en r�alit� une 
famille de constantes de Planck, qui d�finissent 
chacune une semblable limite par rapport � une di-
mension physique donn�e: distance, dur�e, �nergie, 
etc... Ce sont ces constantes qui d�terminent, � 
leur voisinage, les ph�nom�nes particuliers et si 
�tranges de la m�canique quantique. Les physiciens 
distinguent dans cette famille la constante de 
Planck proprement dite, et sa soeur la constante de 
Planck rectifi�e, qui est l�unit� du spin quantique 
ou moment cin�tique de rotation : soit l�intensit� 
avec laquelle un objet tourne sur lui-m�me. A ce 
propos, avez-vous d�j� observ� l'intensit� avec 
laquelle tournent sur eux-m�mes les derviches du 
soufisme, qui est une mystique musulmane?

Mais laissons pour un moment de c�t� - nous y re-
viendrons - la rotation sur soi-m�me : cette cons-
tante de Planck rectifi�e, bien que formellement
distincte de la distance du m�me nom, n'est qu'un
autre aspect d'une commune r�alit� cosmique, et elle
nous confirme par son symbole que la taille que nous
venons d'attribuer � Allah est la bonne !

Les physiciens appellent en effet cette constante h-barre,
et ce nom rappelle � Akhbar �, � grand � en langue
musulmane. La graphie de h-barre, quant � elle, rappelle
bizarrement un clocher d��glise chr�tienne ; alors que h, 
la constante de Planck proprement dite, rappelle 
plut�t la mosqu�e et son minaret.

	Certes, de toutes les lettres de l�alphabet latin, 
	le h est celle dont la forme rappelle le plus la 
	mosqu�e. Et que vaut cette distance de Planck qui 
	est la taille d'Allah ? Comment la trouver ?

- Par exemple dans un livre sacr� : GRAVITATION par 
Misner, Thorne et Wheeler. C�est une bible que tous 
les physiciens reconnaissent. Sous la couverture, 
il y a des tables de constantes. La distance de 
Planck y est indiqu�e � 1,616 fois 10 puissance -33
centim�tres.

	Ce sens insurpassable de l'auto-d�rision que vous 
	pr�tez � Allah permet donc de conclure qu'il est de 
	cette taille-l�. Et en effet, pr�ter cette taille � 
	Allah permet r�ciproquement de conclure � un sens 
	de l�auto-d�rision v�ritablement insurpassable !

	Mon ami et fr�re musulman, comme nous vous le di-
	sions, cela ne suffit pourtant pas � calmer notre 
	m�contentement � vous entendre redire qu'Allah est 
	grand. Et d'ailleurs, vous n'avez rien montr�, si-
	non qu'on pouvait sans contradiction dire d'Allah 
	simultan�ment 1) qu'Il �tait Grand, 2) qu'Il avait 
	un Sens Insurpassable de l'Autod�rision, et 3) que 
	Sa Taille �tait cette distance de Planck, dont nous 
	venons d'obtenir la valeur extraordinairement in-
	fime d'un livre reconnu. Tout cela n'am�ne rien de 
	pertinent!

- Calmez-vous ! Je vais maintenant montrer que d�-
coule de tout cela qu'Allah partage vos r�ticences. 
Cela devrait vous satisfaire, non ? J'aurai ainsi 
montr� que ce qui pr�c�de sert la suite de mon pro-
pos, et que je n'ai donc pas jusqu'ici abus� de vo-
tre patience.

	Au fait !

- Revenons-donc � nos moutons. Vous en voulez aux 
musulmans lorsqu'ils r�p�tent fid�lement qu'Allah 
est Grand, car cela vous para�t nier que les massa-
cres en Son Nom alt�rent le sens ou m�me la bonne 
foi de cette acclamation ?

	Pr�cis�ment. L'ann�e 1997 se termine. Cela fait 
	deux ans peut-�tre que nous apprenons chaque se-
	maine d'Alg�rie des nouvelles de massacres plus af-
	freux les uns que les autres. La semaine derni�re, 
	ce sont une quarantaine de touristes, dont une ma-
	jorit� de notre pays, la Suisse, qui ont �t� assas-
	sin�s par des fils de l'Islam. Si tout cela d�s-
	ob�it � la r�gle de votre religion, telle que vous 
	l'entendez, il n'emp�che que ceux qui disent "Allah 
	est Grand" reproduisent le langage des tueurs. Et 
	m�me quand les musulmans ne sont que victimes, 
	comme ce fut le cas en Bosnie en 1992-95, la ma-
	ni�re dont Allah permet qu'on assassine ses fid�les 
	t�moigne mal de sa grandeur.

- Permettez que je continue. Le massacre scandaleux 
des touristes Suisses en Egypte date d'� peine une 
quinzaine; mais de qui la plupart des couvertures 
de vos hebdomadaires portent-ils le deuil cette se-
maine ?

	Barbara, une grande dame de la chanson fran�aise, 
	emport�e � 67 ans par une infection pulmonaire fou-
	droyante.

- Ne fait-on pas, dans votre tradition comme dans 
la n�tre, appel � la notion de Destin, ou de l'Im-
p�n�trable Volont� Divine, tout particuli�rement 
dans ce genre de tristes circonstances, pour se 
consoler du deuil ?

	Si fait.

- Ainsi, le langage traditionnel autorise de dire 
que le d�c�s d'une personne survient par la volont� 
d'Allah. Inch Allah, disent les musulmans. Vous ad-
mettrez que parmi les effets de cet �v�nement, dont 
on dit qu'il est de la volont� d'Allah, il y a celui-
ci : le nom de cette c�l�bre d�funte, dont nous 
portons le deuil, a �t� fr�quemment prononc� ces 
jours-ci.

	Certes, mais o� voulez-vous en venir ?

- A vous faire remarquer que l�on prononce un r�-
bus, Barbe/Ara, en m�me temps que l�on prononce le 
nom de la d�funte, Barbara. Et l'ara, le plus grand 
et le plus bigarr� des perroquets, est entre tous 
un oiseau symbolique de l'ostentatoire. Barbe/Ara 
�voque donc la barbe ostentatoire. Or n'est-il pas 
vrai que la barbe est aujourd'hui tenue pour signe 
ostentatoire de fanatisme islamique ? De cela, m�me 
la langue t�moigne, puisqu'elle permet de les d�si-
gner sans ambigu�t� d'un simple "barbus" !

	Tout cela est d'un go�t douteux, mais formellement 
	exact. A ce compte, permettez-moi de vous faire re-
	marquer qu'en pronon�ant le nom de Barbara, l�on 
	prononce encore l'injonction : Barbe � ras !

- Vous m'avez compris ! Ainsi l'on peut dire que la 
volont� d'Allah a montr� du doigt ceux qui exhibent 
leur barbe en Son Nom, et leur commande de la cou-
per court !

	Je vois. Oui, on peut le dire, mais je pensais plu-
	t�t au "rasoir" d'Ockam. Ockam est ce penseur du 
	moyen-�ge qui a �nonc� le principe de privil�gier 
	les explications ne multipliant pas les entit�s su-
	perflues. On appelle ainsi m�taphoriquement "rasoir 
	d'Ockam" le fait d'�liminer le superflu de l'expli-
	cation. Barbe � ras ! - cela sonne comme une allu-
	sion et me fait penser � la d�termination de la 
	taille d'Allah que vous venez de faire : rien de 
	superflu.

- C'est en effet remarquable : le nom de Barbara - 
paix � sa grande �me - se r�v�le ici trois fois pertinent 
� notre propos. Dans le fait m�me que ces br�ves 
syllabes disent autant de choses, on peut 
d'ailleurs voir _encore_ une application de ce prin-
cipe d'�conomie, le "rasoir d'Ockam" que vous venez 
d'�voquer : quatri�me occasion de pertinence. Mais 
cela ne s'arr�te pas l�. N'avons-nous pas v�cu r�-
cemment un deuil d'une femme c�l�bre, qui a sembla-
blement mobilis� les couvertures, juste apr�s une 
tuerie particuli�rement abjecte attribu�e aux fana-
tiques religieux d'Alg�rie (sans exclure toutefois 
la possibilit� d�assassins � la solde des g�n�-
raux)?

	Oui, bien s�r, lady Diana, la princesse de Galles. 
	Si je me souviens bien, elle est d�c�d�e un jour ou 
	deux apr�s l'odieux assassinat de dizaines de vil-
	lageois � Ra�s, en Alg�rie.

- Plut�t des centaines, malheureusement.

	Et je me souviens aussi que beaucoup de gens 
	�taient surpris � cette �poque, que le d�c�s de La-
	dy Diana occupe seul les premi�res pages. Comme si 
	l'abomination qui venait d'�tre commise ne m�ritait 
	pas de r�action particuli�re.

- Je voudrais maintenant vous montrer qu'� cette 
surprise Allah fournit la r�ponse. D'abord il me 
faut vous demander de convenir qu'il est bien con-
forme � la l'habitude, � propos du d�c�s tragique 
de la princesse, de dire que "Dieu l'a ainsi voulu".
M�me si, j'en conviens, ces paroles sonnent creux 
� beaucoup d'oreilles.

	Oui, j'en ai d�j� convenu plus haut, � propos du 
	d�c�s de Barbara. Inch Allah, comme vous disiez !

- Ensuite il me faut que vous admettiez qu'il n'en 
va pas de m�me des morts d'Alg�rie. Car il s'agit 
l� d'assassinats d'innocents, et, sauf peut-�tre 
les criminels eux-m�mes - lesquels n'ont certes pas 
droit au chapitre - nul ne pr�tend que Dieu ordonne 
de semblables crimes. D'ailleurs, l'on n'a m�me pas 
la certitude que les responsables de ce crime pr�-
cis aient �t� int�gristes.

	C'est assez d�licat. Je vous conc�de que ma propre 
	tradition n'a pas pour habitude de dire d'un crime 
	qu'il t�moigne de la volont� divine. Mais en fait 
	ma tradition n'a plus l'habitude de mettre la vo-
	lont� divine derri�re quelque �v�nement que ce 
	soit. Et comme, d'autre part, les fanatiques reli-
	gieux ont l'habitude de cacher leurs crimes der-
	ri�re l'invocation de celle-ci, c'est la pratique 
	m�me d'une telle invocation, � quelque titre que ce 
	soit, qui nous para�t suspecte.

- Vous m'avez pourtant accord� que la volont� di-
vine puisse �tre dite ant�rieure � un d�c�s comme 
celui de Barbara ou de la princesse de Galles. 
Laissez-moi vous proposer une convention : la r�f�-
rence � la volont� divine est illicite � propos 
d'actes accomplis de main d'hommes.

	En effet... cela disqualifie le fanatisme reli-
	gieux.

- Bien. "Inch Allah", disions-nous donc � propos de 
la tragique disparition de la princesse de Galles. 
Or "Inch", voyez-vous, est aussi le nom que les 
aborig�nes de Grande-Bretagne donnent � la longueur 
de leur pouce. Nous disions tout � l'heure qu'Allah 
valait la distance de Planck. On peut donc entendre 
"Inch Allah" comme le nombre obtenu en exprimant 
l'Inch en unit�s de la distance de Planck. L'inch 
vaut 2,54 cm. Divis� par la distance de Planck, 
soit 1,616 fois 10 puissance -33 cm, cela donne 
1,57 fois 10 puissance 33. Concentrons nous sur ce 
1,57 : tout oeil exerc� y reconna�tra imm�diatement 
la moiti� de 3,14. Et 3,14, c'est le nombre pi, la 
fameuse constante d'Archim�de!

"Inch Allah" vaut donc pi/2 !

	Ouf ! Admettons, et alors ?

Ce nombre pi, que les sp�cialistes savent d�finir 
de diverses mani�res, est connu d'abord comme le 
rapport de la circonf�rence au diam�tre du cercle ; 
il symbolise donc ce dernier. Pi/2 symbolise en 
cons�quence � son tour le demi-cercle, c'est-�-dire 
le demi-tour, c'est-�-dire litt�ralement le retour 
sur soi, le repentir. Inch Allah, la volont� de 
Dieu, c'est donc le repentir : vous admettrez j'es-
p�re qu'il s'agit l� d'une conclusion raisonnable !

	Attendez une seconde : en math�matiques, l'on me-
	sure les angles en radians, et pi/2 c'est exacte-
	ment un quart de tour et non pas un demi-tour !

Cela n'est qu'un d�tail (m�me si c'est un d�tail 
th�ologiquement profond), et cela ne change gu�re 
ma conclusion. Identifier le repentir � un demi-
tour conduit � une impasse : car l'homme faillible 
qui revient sur ses pas peut d�couvrir que ce che-
min de retour m�ne aussi � l'Erreur, et s�il s�en 
repent une seconde fois, il se retrouve alors sur 
le chemin initial dont il s'�tait d�j� repenti. Il 
ne lui reste alors qu�� osciller sur l'axe de deux 
directions oppos�es, menant toutes les deux � 
l�Erreur! Le quart de tour, c'est la rotation � an-
gle droit qu'il faut effectuer pour quitter compl�-
tement cet axe. C'est le portrait du repentir ac-
compli avec imagination pour sortir d�une impasse. 

Remarquez enfin que, contrairement au demi-tour, 
l'effet du quart de tour d�pend du c�t� choisi pour 
le faire : voil� qui repr�sente la part de cet ima-
ginaire.

	Admettons. Vous m'auriez donc ici montr� que le d�-
	c�s de lady Diana, juste apr�s le massacre de Ra�s, 
	signifiait la volont� divine d'un repentir... mais, 
	franchement, je trouve le langage de cette condam-
	nation bien abstrait !

- On peut le rendre plus explicite. Comme le nom de 
Barbara, le pi/2 que nous avons �tabli comme valeur 
de "Inch Allah", est en effet pertinent � plus d'un 
titre.

Remarquez ainsi que le nombre pi se prononce comme 
"pis", c'est � dire "pire". Nous avons aussi �tabli 
que la mesure d'Allah est le toit de ce qui est en-
dessous de tout. On peut donc entendre que ce d�c�s 
de Lady Diana dans un accident stupide - Inch Allah 
- signifiait de lui-m�me qu'il �tait "moiti� pi", 
c'est-�-dire moiti� moins grave que le massacre en 
Alg�rie, lequel est en dessous de tout !

	Bravo. Mais il manque dans tout cela la confirma-
	tion d'une allusion � l'Alg�rie ! Certes, les �v�-
	nements �taient presque simultan�s, et leur concur-
	rence pour la premi�re page fit que les gens de 
	presse les ont mis en rapport, mais...

- L�allusion se trouve dans le nom du pr�sident al-
g�rien, qui s'est ensuite signal� en refusant 
l'aide internationale. "Zeroual", on retrouve l� 
l'id�e d'un choix � faire entre "Z�ro", ou "Al" 
comme "Allah". Z�ro, c'est-�-dire ce qui est en 
dessous de tout ! Allah est Grand !

	Je vous l�accorde : Allah est Grand !  Mais vous-
	m�me, fr�re musulman, vous �tes-vous ras� la barbe ?

	Et mettons ainsi par la lame orale la morale amorale � mort !

(c) Boris Borcic. Gen�ve, d�cembre 1997.

========================================================
PS : il appara�t que mon fournisseur de services internet
se fournit en partie chez l'UBS, qui se permet de changer
unilat�ralement la mention "organisation" des en-t�tes de
messages news post�s par son entremise, pour la mettre �
son nom. Je n'ai pas encore eu le temps de changer de
fournisseur, veuillez m'en excuser.
eu le temps de
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