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Started by erictoulouse
Fri, 22 Dec 2006 10:56
Bien-pensants, mais "hypocrites"...
Author: erictoulouse
Date: Fri, 22 Dec 2006 10:56
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Bien-pensants, mais hypocrites Le 22 décembre 2006 Objet : « Bien-pensants, mais hypocrites » Monsieur Laurent Ruquier France 2 Emission « On a tout essayé » Courriel : http://www.ruquier.com/ [A l’attention de tous les « bien-pensants » de la bande à Ruquier, avec une mention toute particulière pour Isabelle Alonso, Christophe Alévêque, Gérard Miller et Stéphane Pocrain] Monsieur, Un détail de votre émission du 18 courant sur Europe 1, sûrement passé inaperçu, voire considéré comme anodin par l’essentiel de votre public, me donne l’occasion de dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition moraliste, colportés par votre équipe davantage par psittacisme ou mimétisme du « politiquement correct » du jour que par une réelle réflexion approfondie. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mon point de vue sur la superstition moraliste ou moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des « Autres », au nom de LA Morale] dans un courrier adressé à Isabelle Alonso (cf. lettres des 5 septembre 2003 et 21 décembre 2005), à Gérard Miller (cf. lettres des 10 janvier 2001 et 9 octobre 2002) et à Stéphane Pocrain (cf. lettre du 7 février 2006), sans avoir réussi jusqu’ici à faire avancer pour autant leur réflexion sur ce sujet sensible, qui pollue la marche du monde en général, et celle de la société française en particulier. Ainsi, votre émission ressemble-t-elle de plus en plus à un « tribunal moral » d’exception qu’à un divertissement strictement humoristique ; un tribunal d’autant plus d’exception que les accusés présentent la particularité d’être condamnés sans même comparaître. Pourtant, même les plus hauts dignitaires nazis, coupables des crimes les plus abominables, ainsi que le dictateur sanguinaire Saddam Hussein ont eu le droit de comparaître et de se défendre devant leurs juges, tandis que les prétendus vertueux « censeurs autoproclamés » de l’émission « On a tout essayé » se permettent de juger et de condamner moralement des millions de citoyens-électeurs sur la seule base de leurs opinions, sans même entendre le point de vue de leurs représentants ; et ceci, au mépris du droit le plus élémentaire de penser et de s’exprimer librement. Ce parti pris illustre, non seulement que LA Morale est à « géométrie variable », mais aussi le fait que la caractéristique principale des vertueux, ou qui se considèrent comme tels, est, aujourd’hui comme hier - et demain ! -, de reprocher aux « Autres » ce qu’ils ont fait, eux-mêmes, hier, et qu’ils referont demain à la première occasion, où leurs intérêts de toutes sortes l’exigeront. Quel meilleur exemple concret en donner que la condamnation par les responsables politiques de tous bords, qui se reprochent mutuellement, à tour de rôle, de recourir à l’article 49-§3 de la Constitution, alors qu’ils l’utilisent alternativement, depuis des décennies, au gré de leurs seuls intérêts partisans ? « QUI », donc, vous a faits juges de la Morale, et sur quels critères de Bien et de Mal soi-disant « absolus » fondez-vous vos jugements moralisateurs sans appel, dont l’influence sur l’opinion est néanmoins incontestable ? Votre public, en effet, semblable en cela à la quasi-totalité des humains, est davantage porté à croire, à imiter et à répéter qu’à penser « vraiment » - à réfléchir, tout simplement ! Une analyse sérieuse de la superstition moraliste, sur fondement philosophique, permet d’établir qu’elle se base sur trois fictions, comme je l’ai fait ressortir à Ségolène Royal, après sa condamnation moralisatrice de Georges Frêche, sommé de fermer les yeux - et pas seulement les yeux ! Dans ma lettre du 20 novembre dernier, en effet, je dénonçai approximativement en ces termes les mensonges de la superstition moraliste, source de toutes les condamnations moralisatrices partisanes : « Le moralisme se fonde sur trois fictions consistant à « absolutiser le relatif », c’est-à -dire à faire fictivement passer pour absolu ce qui est seulement relatif, comme il en va en particulier pour les valeurs morales de Bien et de Mal. « Absolutiser le relatif » est le critère fondamental de la Superstition dans ses divers modes d’expression : religion, toutes religions confondues – monothéistes ou non, métaphysique (Doctrine matérialiste et scolastique idéaliste), idéologie, toutes les idéologies sans exception – altermondialisme inclus -, et moralisme, tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont seule l’ « inobservation » est réellement universelle. La première fiction du moralisme concerne les valeurs de Bien et de Mal, qui sont seulement relatives à un lieu, à une époque, à tel ou tel groupe, etc., comme une infinité d’exemples pourrait l’illustrer. Toutefois, des « censeurs autoproclamés » s’autorisent à décréter ces valeurs relatives : Bien et Mal absolus ; et ceci, au mépris de LA Vérité, puisque, dans notre monde humain, tout est relatif et rien n’est absolu – sauf à quiconque d’établir le contraire ! Ce véritable tour de passe-passe transformant des réalités relatives en Vérité absolue permet ensuite de « museler » l’opinion au profit d’une bien-pensance représentée par de soi-disant « vertueux », adeptes d’une morale à sens unique, et du « deux poids, deux mesures ». Aujourd’hui, pour imposer à l’opinion ce qu’il est moralement « bien » de penser, et ce qu’elle est donc autorisée à dire publiquement, l’époque dispose du matraquage incessant de la bien-pensance, qui s’appuie sur un puissant réseau financier, médiatique, politique et associatif, ayant recours, le cas échéant, au terrorisme intellectuel d’Etat par le biais d’une Justice aux ordres, condamnant a priori sans analyser au fond ; ainsi l’a récemment illustré le tribunal de Versailles, avant relaxe en appel (cf. procès d’Edgar Morin, entre autres inculpés). Tel ou tel mot peut même servir aux « bien-pensants » pour couvrir d’opprobre leurs opposants, à savoir ceux qui contrarient leurs intérêts égoïstes partisans de toutes sortes ; comme si le sens des mots pouvait faire l’objet d’un consensus absolu, sauf à absolutiser fictivement sa signification au gré des circonstances et des intérêts favorables ou défavorables des uns et des autres ! La seconde fiction du moralisme consiste à diviser artificiellement les humains en deux catégories. Sur la base d’un Bien et d’un Mal prétendument absolus, cette fiction distingue « deux » sortes d’humains : les bons, les « vertueux », aujourd’hui les soi-disant antiracistes – nous ! -, et les méchants, les « salauds », les racistes – eux ! Cette division manichéenne des humains a été illustré à merveille, sous l’ère Jospin, par ce propos de Daniel Vaillant: « Nous, nous battons pour des valeurs, eux se battent pour leurs intérêts ». C’est seulement sur cette fiction que se fondent vos condamnations moralisatrices, du fait que vous seriez les bons, les « vertueux », les antiracistes « autoproclamés » ; autoproclamés, c’est-à -dire plus en paroles qu’en actes. En réalité, vous ne différez en rien - par nature - de n’importe lequel des six milliards et quelques humains - moi inclus ! -, et vous n’aimez pas non plus tout le monde, a fortiori vos ennemis qui n’aiment pas davantage la planète entière, du seul fait qu'ils ne vous aiment pas ! Comme il est de bon ton aujourd’hui, par commandement divin, de devoir aimer son prochain comme soi-même, vous dénoncez la haine raciale, mais seulement de façon partisane et hypocrite. NON, vous n’aimez pas tout le monde, et vous n’êtes pas meilleurs que les Autres dans votre vie personnelle – sauf à présenter un DVD ou une cassette VHS de votre existence, depuis votre prime enfance, prouvant le contraire ! Vous oubliez votre propre haine manifeste envers des millions de citoyens-électeurs sur la base de leurs opinions, en dénonçant leurs porte-parole ; or, à partir de là , on en vient aux propos du vertueux Bernard Tapie : « Si Le Pen est un salaud, les électeurs de Le Pen sont des salauds » ! Comme s’il pouvait y avoir une vision vertueuse du monde et de la France, où chacun aimerait tout le monde, et comme si les prétendus victimes de racisme échappaient à la nature humaine commune, et ne tombaient pas, à leur tour, dans l’une ou l’autre des multiples formes de discrimination, mentionnées ci-après. Certes, l’époque a déjà prouvé sa « débilité intellectuelle », en reconnaissant officiellement, au plus haut sommet de l'Etat, qu’une quelconque chose humaine, période coloniale en l’occurrence, pouvait comporter « exclusivement » du négatif : dans un monde où tout est relatif, TOUT contient, à la fois, du « pour », des avantages, du positif, et du « contre », des inconvénients, du négatif, dont chacun juge ensuite à l’aune de ses seuls intérêts égoïstes, puisque nos opinions, nos jugements, nos engagements et nos luttes ne dépendent que de notre seul égoïsme. Le jour, où vous accepterez seulement d’en débattre, vous aurez fait évoluer considérablement la façon de penser de l’humanité ! D’ici-là , dans vos condamnations moralisatrices à sens unique, vous laissez dans les oubliettes de l’Histoire les dizaines de millions de victimes du seul XXe siècle, dont le sort funeste n’avait rien à voir avec la couleur de leur peau : en l'occurrence les victimes de Staline, de Mao, des génocides cambodgien et rwandais, des guerres ethniques du Congo, des cavaliers jenjawis au Darfour, et je vous laisse le soin de compléter la liste. C’est pratique le manichéisme pour jeter des anathèmes sur les « Autres », puisque vous avez sûrement oublié la parabole pourtant bien réelle de la « paille et de la poutre » ; merci d’en tenir compte, au lieu de faire culpabiliser la France entière sur la base d’un moralisme simpliste : c’est bien ou c’est mal, il y a les bons et les méchants ! La vie de l'humanité n’est pas réglée comme du papier à musique… A vous suivre dans cette division fictive des humains, les uns seraient donc sur Terre pour accomplir le Bien absolu, tandis que les Autres auraient été condamnés – par qui ou par quoi..? ! – à servir les desseins d’un Diable maléfique dans son œuvre de Mal absolu ! En clair, le choix est le suivant : soit il y aurait « deux » natures humaines, l’une à l’usage des bons, une sorte d’élection divine pour ainsi dire, et l’autre réservée de toute éternité aux méchants, soit certains privilégiés échapperaient - par miracle ! – à la seule et unique nature commune aux six milliards et quelques humains actuels. Or, y a-t-il réellement des individus privilégiés par la Nature sur le plan moral, dès leur conception, ou plutôt d’innombrables « hypocrites » sur la planète ? Pour juger de la pertinence, ou non, de ces considérations générales sur la superstition moraliste, je vous renvoie à la condamnation sans appel, remontant à bientôt deux mille ans, et dépourvue de toute connotation moralisatrice, qui dénonçait déjà sans ambiguïté cette « fable » des bons et des méchants, dont la longévité semble être un témoignage indiscutable de la pérennité de la nature humaine. Le Christ, dans sa Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a usurpé son nom, avait saisi réellement LA Vérité absolue ; c’est pourquoi sa voix continue à se faire entendre, y compris parmi les non-superstitieux, à savoir ceux qui ne confondent pas le relatif et l’absolu, qui n’« absolutisent pas le relatif », puisqu’ils ont compris l’enseignement donné, lequel était tout sauf des leçons de morale ! Le Christ, simple mortel, ni fils de Dieu ni « Dieu fait homme », selon des expressions prises au premier degré, c’est-à -dire seulement d’un point de vue religieux superstitieux, avait fort justement compris qu’il n’y a ni Bien ni Mal absolus, et pas davantage les bons et les méchants : pas plus par nature qu’à travers leurs comportements quotidiens, où chacun se conduit, tantôt en « vertueux », tantôt en « salaud », avec assurément des différences de degré selon les circonstances et l’intensité de ses aspirations et intérêts égoïstes dans ses affaires d’amour, d’argent et de gloire ou honneur-vanité. La troisième fiction de la superstition moraliste est la croyance en un illusoire « libre arbitre », en vertu duquel chacun pourrait librement choisir entre le Bien et le Mal, en faisant abstraction de son égoïsme inné, de ses intérêts égoïstes dans ses affaires d’amour, d’argent et de gloire ou honneur-vanité, mais je ne développe pas davantage ici, tout en restant disposé à le faire. Comme le croit l’opinion populaire, il suffirait donc de « vouloir pour pouvoir », ainsi que le laissent sous-entendre les « politiques », toutes tendances confondues, notamment en période électorale, où refleurissent surenchères et fallacieuses promesses d’un « ordre juste », ou de l’avènement d’un monde « parfait » avec des individus « imparfaits » ; qu’attendez-vous donc pour dénoncer ces mensonges et ces « croyances au miracle », au lieu de servir de tribune à leurs porte-parole ? La croyance au « libre arbitre » est facile à réfuter aussi bien intellectuellement que philosophiquement, comme cela a été fait par Spinoza, qui a démontré more geometrico que seule la « nécessité », ou déterminisme infini, régit notre monde ; un monde, dans lequel tout ce qu’il advient arrive « inéluctablement », puisque même nos choix ne sont pas libres. La « nécessité » permet ainsi d’invalider toutes les promesses fondées sur le seul « libre arbitre », c’est-à -dire dont la réalisation dépendrait exclusivement de la seule volonté libre de leur auteur. Sans développer davantage ici, je cite néanmoins Mikhaïl Gorbatchev - pourtant pas vraiment un philosophe reconnu ! -, qui avait compris que la marche du monde, pas plus que notre vie, ne dépend de notre volonté libre, comme il le fait ressortir dans les propos suivants: « Rien ne peut être fait hors du cadre d’une nécessité supérieure » ; cette réalité, dont la caractéristique est d’être inéluctable n’est rien d’autre que la nécessité spinoziste ! Alors, pendant combien de siècles et de millénaires encore, les « vertueux » de toutes les époques - vous aujourd’hui ! - vont-ils donc continuer à colporter les sornettes de la superstition moraliste, à l’origine de l’œuvre de culpabilisation des humains, au point d’avoir empoisonné Socrate, crucifié le Christ, brûlé Giordano Bruno ou excommunié Spinoza, dont le seul tort était d’avoir fait entendre au monde la voix de LA Vérité absolue, dont je suis disposé à débattre ? Ce n’est pas demain la veille, à en juger par votre « collaboration » active à l’œuvre de culpabilisation d'aujourd’hui ! Ce long préambule sur la superstition moraliste devrait suffire à vous dispenser dorénavant de vos condamnations moralisatrices, même si je reconnais que vous, Laurent Ruquier, y contribuez nettement moins que d’autres membres de votre équipe, ceux mis en exergue ci-dessus, notamment. Il est d’autant plus malhonnête et superstitieux de faire culpabiliser les « Autres » que, face à l’Idéal, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal - sauf à vous d’apporter la preuve du contraire ! En réalité, il n’y a pas d’individus, de groupes d’individus, TOUS critères d’appartenance confondus, donc de peuples, de Nations et d’Etats « IRRÉPROCHABLES » ! D’ailleurs, s’il existait des individus réellement irréprochables, ils se garderaient bien de juger et de condamner moralement les « Autres », précisément parce qu’ils seraient « irréprochables » ! Je suis d’autant moins enclin à vous faire culpabiliser que je suis tout sauf un « vertueux » : je ne suis pas meilleur que les « Autres », puisque « plus égoïste que moi, tu meurs » ; mon seul souhait est que vous preniez conscience également, sans honte et sans culpabilité, de la réalité de votre nature humaine dont vous n’êtes pas responsable, et à laquelle vous n’échappez pas davantage que les six milliards et quelques humains - inconscients et hypocrites inclus ! Je termine par le détail anodin, relevé au cours de l’émission mentionnée, et qui m’a inspiré ce courrier. Durant celle-ci, en effet, pour amuser l’auditoire, vous avez présenté collectivement une image caricaturale ringarde des « paysans » en les imitant à votre manière, mais ceci ne m’a pas particulièrement choqué. Toutefois, considéré sous un autre angle, c’est-à -dire celui de la discrimination moralisatrice - celle qui permet aujourd’hui toutes les condamnations moralistes absolues, et restreint la liberté d’expression ! -, ces imitations faisaient ressortir le côté arriéré, l’aspect rétrograde, d’un groupe entier, en passant de quelques cas avérés à la généralisation des membres du groupe. Or, c’est précisément sur quoi se fonde aujourd’hui votre dénonciation moralisatrice du racisme stricto sensu, mais qui vaut pour toutes les autres formes de discrimination : nationalité, sexe, orientation sexuelle, âge, statut social, situation de fortune, opinions religieuses, politiques et autres, handicap, maladie, apparence physique et vestimentaire, etc. Ainsi, de la généralisation ridiculisant les « paysans », peut-on passer à celle sur les blondes, sur les rousses, sur les Belges, sur les homosexuels, sur les vieux, sur les juifs, sur les Arabes, sur les Noirs, sur les fonctionnaires, etc., etc. : sauf que certains groupes sont plus favorisés que d’autres, aujourd’hui, c’est-à -dire davantage protégés en raison d’un critère spécifique. Personne, en effet, ne risque les foudres de la Justice en raison de ses propos critiques sur les blondes, les rousses, les Belges, les bègues, les « petits », entre autres, mais qu'en est-il des propos critiques sur les juifs, les Arabes et les Noirs, notamment? Ils n'échappent pourtant pas à la nature humaine commune à sis milliards de Terriens. Certains se sont arrogés indûment le monopole de la vertu, sur la base mensongère de leur vision du monde et de la France, mais Arnaud Montebourg, à l’exemple de Bruno Gaccio, vient précisément d’illustrer ce que je dénonce, à savoir reprocher aux « Autres » ce qu’il fait lui-même par seul intérêt égoïste électoraliste : en l'occurrence ici, de la discrimination en raison de l’apparence physique. Le résultat tangible des condamnations moralisatrices est de porter atteinte à la liberté d’expression, de façon partisane ; ainsi, tandis que vous pouvez ridiculiser à loisir le groupe des « paysans » sans risquer les foudres de quiconque, qu’adviendrait-il, par exemple, de Michel Leeb, s’il prenait aujourd’hui le risque de présenter publiquement son imitation des Africains, pourtant beaucoup plus drôle que celle sur les paysans ? Il le sait trop bien, apparemment, et sauf à lui de me démentir, il ne prendra sûrement plus ce risque, car il n’a pas envie d’encourir l’anathème d’associations bien-pensantes, seulement constituées de « vertueux » - évidemment ! Des « vertueux » tellement vertueux, sur la seule base de l’idée simpliste : « Je condamne, donc je suis vertueux », à moins que ce ne soit l’inverse ! Il en va notamment de la vertueuse association, SOS Racisme, coupable de « subornation de témoins » dans une affaire criminelle, sans oublier des magouilles financières avérées ; et ceci, sans avoir eu besoin de recourir à la méthode du « testing » : un procédé intellectuellement malhonnête, en tout point semblable à celui des écoutes élyséennes et de toutes les polices politiques du monde. Par un tel procédé, je me fais fort de mettre en évidence l’hypocrisie de tous les prétendus « vertueux » de la planète, qui viennent donner des « leçons de morale » aux Autres ! Toutefois, le « deux poids, deux mesures » des vertueux peut aller beaucoup plus loin. Ainsi, s’il est très légitime, voire recommandé, de dénoncer Hitler et les crimes abominables du régime nazi, que je suis le dernier à nier, et sans aller jusqu’à parler de « catéchisme de la Shoah », comme l’a fait Alain Finkielkraut dans un entretien avec Alain Duhamel sur France 2, en mars 2001, pourquoi dissimuler à l’opinion que Staline, dans les années 1951 et 1952, n’a pas fait preuve de moins d’antisémitisme qu’Hitler avant 1939 dans les violences faites aux juifs, dont on peut se demander quel sort les attendait, si Staline n’était pas mort en 1953 ? Pour résumer, le but de ce courrier était de dénoncer les condamnations moralisatrices de tous les prétendus vertueux de la planète, mais que leur seule nature humaine suffit à invalider, comme je pense l’avoir établi ici, ainsi que dans la correspondance adressée, à des titres divers, aux soi-disant « élites » mentionnées dans le texte ci-dessous, La lâcheté des élites. Aussi, dans l’attente de vos objections éventuelles, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. Annexe : La lâcheté des élites
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