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1 total messages Started by erictoulouse Sun, 04 Feb 2007 09:38
Le Monde : "J'ACCUSE !" [Partie I]
#138
Author: erictoulouse
Date: Sun, 04 Feb 2007 09:38
616 lines
29822 bytes
PremiĂšre partie

Le Monde : « J'ACCUSE ! »
Le 4 février 2007

Objet :

J’ACCUSE :
« Assez de mensonges et de manipulation ! »

Le Monde
80 bd Auguste Blanqui
75013 PARIS
Fax : 01 57 28 21 21

[A l’attention de Jean-Marie Colombani, Ignacio Ramonet, Bernard
Cassen et des comités de rédaction du Monde et du Monde diplomatique]


Mesdames, Messieurs,


La conjonction de divers Ă©vĂšnements de l’actualitĂ© rĂ©cente, voire
brĂ»lante, Ă  savoir le lancement mĂ©diatique, Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre officiel,
de la campagne présidentielle 2007, la fatwa lancée contre Robert
Redeker ainsi que le procÚs en sorcellerie intenté à Philippe Val de
Charlie Hebdo, l’exclusion de Georges FrĂȘche du Parti socialiste et la
rĂ©union du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution
du climat] me donne l’occasion, non seulement de vous rappeler
l’abondant courrier adressĂ© Ă  la direction ainsi qu’à la rĂ©daction du
quotidien Le Monde en général, et à Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel,
Bernard Cassen et Ignacio Ramonet en particulier, mais également de
dénoncer, une fois de plus, les mensonges et les « croyances au
miracle » de la Superstition sous toutes ses formes, colportés par
votre quotidien et par les soi-disant « élites » du monde de
l’information, de la politique, de l’intelligentsia et des
associations droits-de-l’hommiste, dĂ©noncĂ©es dans le texte en annexe,
Mensonges et lùcheté des élites.

La correspondance évoquée représente une vingtaine de lettres entre le
24 février 1997 et le 17 janvier 2006, sans oublier la synthÚse du 24
janvier 2004 devant laquelle vous avez prĂ©fĂ©rĂ© jeter l’éponge par
votre courrier du 26 janvier faisant part de votre refus officiel du
vĂ©ritable dĂ©bat d’idĂ©es proposĂ©. Il reste pourtant toujours
d’actualitĂ©, mĂȘme si vous vous dĂ©robez aujourd’hui comme hier, comme
en témoigne ma lettre de janvier 2006 sans réponse à ce jour ;
cependant, je vous rappelle particuliĂšrement mes lettres des 24
février 1997 et 28 mars 2002.

Dans ma lettre du 24 février 1997, je vous mettais en garde contre la
montĂ©e possible de l’extrĂ©misme en raison de vos positions
moralisatrices partisanes sur l’immigration et la discrimination, qui
se fondaient uniquement sur une morale Ă  sens unique et sur la
pratique du « deux poids, deux mesures », suffisant à elles seules
pour tĂ©moigner d’une atteinte incontestable Ă  LA VĂ©ritĂ©. C’est
pourquoi je vous avais appelé à un effort de pédagogie contre tout
esprit partisan, en tenant compte de ce qui caractérise
universellement et réellement les humains de toutes les époques, comme
ceci sera rappelé par la suite.

Dans ma lettre du 28 mars 2002, j â€˜Ă©crivais notamment :

« La campagne présidentielle, avec sa litanie de promesses en tous
genres, me donne l’occasion de prendre date pour la fin du
quinquennat, et de vous rappeler ma lettre du 24 février 1997,
toujours d’actualitĂ©, mĂȘme si aucun membre de la rĂ©daction n’a jugĂ©
utile de répondre au courrier adressé au cours des cinq années
écoulées. »,

et le 21 avril 2002 a confirmĂ© que « je n’avais pas tout faux » !

Le problĂšme est que, non seulement le mĂȘme esprit partisan n’a en rien
changé sur ces questions depuis dix ans, mais la situation aurait
plutĂŽt globalement empirĂ©, comme l’illustrent l’extension indĂ©niable
du communautarisme et certaines frictions entre communautés, sans
oublier les Ă©meutes urbaines de novembre 2005, oĂč les rancƓurs des uns
et des autres ne pouvaient pas ĂȘtre totalement exemptes de fondement
ethnique et/ou religieux. Le silence assourdissant de Jacques Chirac
en cette circonstance, contrastant avec la parole gaullienne de 1968
dans une chienlit comparable, semble porteur d’une grande
responsabilitĂ©, comme l’avenir Ă  plus ou moins long terme devrait le
montrer si j’en juge d’aprùs le propos suivant du philosophe juif
allemand Constantin Brunner (1862-1937) :

« MĂ©nager la superstition aujourd’hui, c’est s’exposer demain Ă  des
dangers encore plus grands. »

Sauf à me tromper, en effet, ce communautarisme indéniable semble
encore bien loin de devoir se transformer en une réelle union
nationale qui le remiserait dans son Ă©tat d’inexistence d‘avant 1981.
Ce revirement sera forcément impossible aussi longtemps que des partis
et des associations essentiellement de gauche alimenteront leur fonds
de commerce électoral en apportant leur soutien aux diverses
communautĂ©s – fut-ce au mĂ©pris des lois d’une rĂ©publique devenue
bananiĂšre ! -, au nom de grands principes soi-disant universels, mais
Ă©galement d’une contrition portant sur un passĂ© rĂ©volu de plusieurs
siĂšcles, au point de remonter mĂȘme aux croisades – qui dit mieux..? !

Parlons-en justement de ces droits soi-disant universels dont chacun
se gargarise, tout en Ă©tant contraint de constater qu’ils sont bafouĂ©s
ici et là dans le monde, et notamment dans les pays d’origine des
donneurs de leçons de morale Ă  l’Occident en gĂ©nĂ©ral, et Ă  la France
en particulier, en matiùre d’esclavage et de discrimination ethnique,
voire religieuse, par exemple – ou bien vous faut-il des exemples
concrets en Afrique et en terre d’islam, aujourd’hui ?

Quant à juger le passé de la France au cours des siÚcles écoulés,
voire des rĂ©centes dĂ©cennies, avec notre mentalitĂ© droit-de-l’hommiste
contemporaine, c’est une immense malhonnĂȘtetĂ© intellectuelle ! A ce
compte lĂ , en effet, Voltaire, Montesquieu et autres philosophes des
LumiĂšres, pourtant encensĂ©s encore aujourd’hui par l’UniversitĂ©,
devraient ĂȘtre condamnĂ©s pour racisme en raison de leurs propos sur
les « nĂšgres » ! Alors, je vous laisse juger par vous-mĂȘme du ridicule
de l’Ɠuvre partisane mĂ©diatico-politico-intellectuelle de
culpabilisation gĂ©nĂ©rale ; et ce d’autant plus, sauf Ă  vous d’établir
le contraire, qu’il n’y a jamais eu, qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura
jamais sur Terre d’individus, de groupes d’individus, TOUS critùres
d’appartenance confondus, de peuples, de nations et d’Etats «
IRRÉPROCHABLES » - hormis, Ă©videmment, les « censeurs autoproclamĂ©s »
porte-parole « exclusifs » auto-dĂ©signĂ©s de l’IdĂ©al !

Pour donner des leçons de morale aux Autres, il faudrait ĂȘtre d’abord
soi-mĂȘme irrĂ©prochable, mais face Ă  l’IdĂ©al prĂ©cisĂ©ment, chacun est
forcĂ©ment coupable, coupable de crime de lĂšse-IdĂ©al ! De plus, s’il
existait des individus réellement irréprochables, ils se garderaient
bien de donner des leçons aux Autres, prĂ©cisĂ©ment parce qu’ils
seraient irréprochables ! Pour vous éviter de me reprocher
éventuellement par avance de le faire aussi à mon tour, je vous
renvoie au passage ci-aprÚs concernant la nature humaine égoïste des
six milliards et quelques humains, à laquelle je ne prétends pas
Ă©chapper plus que quiconque. Ceci, toutefois, n’est pas une raison
pour laisser le dĂ©bat intellectuel s’effacer devant les condamnations
moralisatrices de toutes sortes, lancées à des individus, qui sont
assurĂ©ment tout sauf irrĂ©prochables, par d’autres individus qui ne le
sont pas moins !

Tout ce qui précÚde suffit déjà à attester que médias, responsables
politiques de tous bords, intellectuels et associations « droit-de-
l’hommiste » moralisatrices Ă  sens unique et adeptes du deux poids
deux mesures continuent à colporter aujourd’hui ainsi qu’hier – comme
il en sera encore demain ! - les mensonges et les « croyances au
miracle » de la Superstition sous toutes ses formes, puisqu’aucune
voix mĂ©diatique ne s’élĂšve pour les dĂ©noncer. Toutefois, outre le
courrier évoqué, je tiens à votre disposition ma dénonciation du
penser superstitieux de l’idĂ©ologie et du moralisme jusqu’au plus haut
sommet de l’Etat, attestĂ©e par ma lettre du 7 dĂ©cembre 2005 Ă  Jacques
Chirac - sans réponse sur le fond, évidemment - et pour cause !

Ainsi, Ă  l’exemple du chef de l’Etat, bien loin de dĂ©noncer les
mensonges et les « croyances au miracle » de toutes sortes de notre
penser superstitieux, les « faiseurs d’opinion » dĂ©noncĂ©s n’ont de
cesse de les colporter tout en refusant de débattre, et ils trompent
ainsi sciemment l’opinion, comme le seul et unique vĂ©ritable dĂ©bat
d’idĂ©es suffirait Ă  l’établir incontestablement et dĂ©finitivement. Je
rappelle que ce dernier ne consiste pas à opposer des points de vue «
relatifs partisans » Ă  d’autres, tout aussi relatifs et partisans,
mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle
absolue, dont Le Monde précisément refuse de débattre : comment
qualifieriez-vous, vous-mĂȘmes, quiconque agit ainsi..? ! Hormis le mot
« menteur », je n’en vois pas de plus appropriĂ© ! ! !

En effet, Le Monde, entre autre, a Ă©tĂ© informĂ© plus qu’à son tour de
ce qu’il faut entendre par « Superstition », au sens donnĂ© Ă  ce terme
par Constantin Brunner, héritier spirituel de Spinoza et du Christ,
dans sa Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a
usurpé son nom. Pour Brunner, la Superstition consiste à « absolutiser
le pensĂ© relatif », c’est-Ă -dire Ă  faire passer pour VĂ©ritĂ© absolue
toutes les vĂ©ritĂ©s seulement relatives de notre monde, en usant d’une
présentation partisane montrant le seul aspect de la vérité
susceptible de favoriser les intĂ©rĂȘts Ă©goĂŻstes des uns et des autres,
mais dissimulant à l’opinion la face qui pourrait les contrarier.

« Absolutiser le relatif » est un procédé intellectuellement
malhonnĂȘte, qui se fonde uniquement sur l’imagination, sur la foi, la
« croyance au miracle », pas sur la raison qui dénonce et démontre la
fausseté de toutes les vérités partielles et mutilées mais fictivement
absolutisĂ©es, c’est-Ă -dire prĂ©sentĂ©es comme Ă©tant absolues. La
Superstition ou « absolutisation du relatif » se manifeste dans la
religion, toutes religions confondues – monothĂ©istes ou non, dans la
métaphysique [Matérialisme scientiste, et scolastique idéaliste], dans
l’idĂ©ologie, toutes les idĂ©ologies sans exception – altermondialisme
inclus -, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices
des « Autres », au nom de LA Morale], tous catéchisme réunis, y
compris le catĂ©chisme soi-disant universel contemporain, dont seule l’
« inobservation » est rĂ©ellement universelle – sauf Ă  vous d’établir
le contraire Ă  l’aune de l’actualitĂ© nationale et internationale !

Dans le courrier du 27 dernier à SégolÚne Royal, dont copie en annexe,
je me suis surtout attaché à dénoncer les mensonges et les « croyances
au miracle » de la superstition idéologique et moraliste, mais il me
paraßt utile de les mettre également en évidence à propos de la
superstition religieuse et du scientisme matérialiste, socle de
l’écologisme actuel, qui porte tĂ©moignage de la « dĂ©bilitĂ©
intellectuelle » de l’époque, consĂ©quence du penser superstitieux.

Toutefois, je n’entre pas ici dans un dĂ©bat exhaustif pour dĂ©noncer,
intellectuellement et philosophiquement, les dogmes de la religion, Ă 
savoir toutes les religions créationnistes. Pour les réfuter dans leur
fondement superstitieux, sachant qu’elles prĂ©tendent toutes apporter
la vérité absolue au monde, il me suffit pour régler le compte de
chacune d’elles de souligner qu’une telle pluralitĂ© de vĂ©ritĂ©s dites
absolues, mais s’opposant entre elles, ne peut confĂ©rer l’ « absoluitĂ©
» à aucune. Par ailleurs, sur le plan strictement philosophique,
Spinoza a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© mieux que quiconque l‘ « impossibilitĂ© absolue
», par définition, de la coexistence de « deux » absolus (Créateur
religieux ou spiritualiste, voire principe créateur scientiste, et
crĂ©ation) - sauf Ă  vous d’établir le contraire !

Et dire qu’à notre Ă©poque « droit-de-l’hommiste », il est interdit de
critiquer la religion, pourtant source encore aujourd’hui d’une grande
partie du dĂ©sordre du monde, auquel la France n’échappe pas ! Ce point
est suffisamment avéré par une fatwa lancée - en France, au XXIe
siĂšcle ! - pour la premiĂšre fois de son histoire, sans que la voix du
chef de l’Etat ne se fasse entendre pour dĂ©noncer ce fait sans
prĂ©cĂ©dent. Pire, le pelĂ©, le galeux, c’est Robert Redeker pour avoir
osé dénoncer une forme de superstition « totalement incompatible »
avec le catéchisme universel contemporain en raison de la survivance
de pratiques obscurantistes, dont charia, fatwa, appel au djihad et
lapidation de femmes, notamment ! MĂȘme Brunner trouverait
difficilement aujourd’hui une meilleure illustration de ce qu’il
entend par « ménager la superstition », hormis la penaude capitulation
repentante de BenoĂźt XVI ! ! !

Pour revenir sur le fond, le point de départ superstitieux de la
religion créationniste, à savoir un Dieu-Créateur avec son prétendu
libre arbitre - par ailleurs identique en tout point au Dieu de la
scolastique idéaliste ou spiritualiste des Descartes, Kant et autres «
philosopheurs ! - me permet d’établir la « dĂ©bilitĂ© intellectuelle »
de l’époque en la matiĂšre. Elle ressort des dĂ©clarations forcĂ©ment
mensongùres de soi-disant intellectuels pris pour d’authentiques
philosophes, alors que leurs propos tĂ©moignent qu’ils n’ont rien
compris Ă  la « vraie » philosophie, au sens oĂč Spinoza utilise ce
terme.

En effet, parler comme Bernard-Henri LĂ©vy et Malek Chebel d’un « islam
des LumiĂšres » atteste qu’ils sont tout sauf de « vrais » philosophes,
puisqu’ils sont incapables de distinguer le Dieu religieux ou
idéaliste superstitieux du Dieu ou Substance de Spinoza. La « lumiÚre
» ne saurait ĂȘtre ce Dieu-CrĂ©ateur et Juge suprĂȘme dotĂ© d’un prĂ©tendu
« libre arbitre », en vertu duquel il était « théoriquement » libre de
crĂ©er, ou non, notre monde, et d‘aprĂšs lequel il serait en mesure de
gérer la marche du monde entiÚrement à sa guise, au point qu'il
suffirait de demander pour ĂȘtre servi ! Nul besoin, nĂ©anmoins, d’un
semblable Dieu pour parvenir à un tel résultat catastrophique
incontestable, les humains se débrouillent trÚs bien tout seuls pour
cela !

Et c’est au nom d’une telle absurditĂ© philosophique que le monde
tremble devant l’une des composantes de la religion, comme l’ont
avéré, non seulement de multiples attentats dans le monde, mais aussi
une banale affaire de caricatures ou une fatwa pour critique d’idĂ©es
religieuses : aujourd’hui, le dĂ©bat d’idĂ©es a tournĂ© court, vive la
critique moralisatrice partisane sur fond de superstition !

Que dire, en outre, de ces prĂ©tendus philosophes qui osent s’affirmer
à la fois « musulman et philosophe » et prennent la défense de
l’islam, à l’exemple de Mohamed Arkoun ou de tel professeur de
philosophie niçois, tandis que la totale incompatibilité entre la
philosophie véritable et la religion se trouve démontrée more
geometrico depuis plus de trois siĂšcles..? ! Par ailleurs, confondre
les dogmes de l’islam, Ă  savoir le Dieu-CrĂ©ateur superstitieux du
Coran, avec la culture arabo-musulmane dans ses divers apports
scientifiques ou autres réalisations architecturales inspirées par
cette religion est une malhonnĂȘtetĂ© intellectuelle ; c’est un amalgame
qui trompe l’opinion. En effet, jusqu’à preuve du contraire, les
cathĂ©drales chrĂ©tiennes n’apportent rien non plus Ă  la dĂ©monstration
de l’existence effective du Dieu religieux !

Dénoncer le dualisme des « pseudo-absolus » de la religion et de
l’idĂ©alisme kantien conduit Ă  souligner que la « vraie » philosophie
est également incompatible avec les « deux » absolus de la doctrine
matérialiste. Ainsi les prétendus philosophes arabes, Avicenne et
AverroĂšs, mĂȘme s’ils ont pris leurs distances avec Allah, n’ont pas
Ă©chappĂ© pour autant au dualisme des absolus d’Aristote (primus motor
et monde) ; leur « premier Agent » n’est rien d’autre, en effet, que
la prétendue cause premiÚre ou commencement soi-disant absolu du monde
humain considĂ©rĂ© Ă  tort comme existant « absolument ». C’est pourquoi
Avicenne et AverroÚs ne sont pas non plus de « vrais » philosophes,
sauf Ă  Roger-Pol Droit, dont j’attends toujours la rĂ©ponse Ă  ma lettre
du 11 août 2003, de démontrer le contraire ! Telle philosophie dite
chrétienne, juive ou musulmane, par exemple, ainsi que le matérialisme
et l’idĂ©alisme se prennent pour la philosophie, mais ils ne sont pas
de la philosophie ! ! !

Le scientisme matérialiste contemporain, outre son commencement
superstitieux du monde, à savoir un big bang déjà controversé, et sa
théorie évolutionniste dont il ne sera pas question ici, se fonde
Ă©galement sur l’ « absolutisation du relatif », en l’occurrence celle
des théories et des hypothÚses de la science, pourtant seulement « à
jamais » relatives ! Leur relativité ne saurait échapper à personne,
dĂšs lors qu’elles sont confrontĂ©es aux siĂšcles passĂ©s, voire aux
décennies antérieures, qui témoignent de leur incessante remise en
question ; et d’une remise en question à l’autre, la science ne
parviendra jamais à LA Vérité éternelle absolue ; le seul fait que
celle-ci soit Ă©ternelle implique qu’elle ne reste pas Ă  dĂ©couvrir
DEMAIN ! Les scientifiques d'aujourd'hui seraient bien en peine de
vous expliquer vers quoi ils courent, hormis l'impossible particule
véritablement « simple », non composée, qui leur permettrait de vous
refaire le monde Ă  la maniĂšre d'un jeu de construction ! ! !

D’ailleurs, bien qu’ils ne semblent pas pouvoir ĂȘtre remis en cause
par le futur, le mouvement universel des choses, l’indestructibilitĂ©
de la matiĂšre et la conservation de l’énergie Ă©chappent tout autant Ă 
l’ « absoluitĂ© » stricto sensu pour des raisons qu’il serait trop long
de développer ici, mais qui se fondent sur la relativité de notre
monde lui-mĂȘme, oĂč rien n’est « absolument » absolu : Ă  commencer par
son existence seulement relative Ă  notre entendement humain, ce dont
je suis disposé à débattre avec quiconque pour nier son absoluité.

Compte tenu de ce qui précÚde sur la relativité de tout le contenu
pensé dans et sur (à propos de) notre monde, mais sans entrer dans le
débat philosophique exhaustif indispensable, la « débilité
intellectuelle » de l’époque est manifeste aujourd’hui Ă  propos du
catastrophisme écologiste ambiant. Celui-ci conduit à « croire », et à
faire croire, que les humains pourraient par leur seule volonté libre,
leur prétendu « libre arbitre », maßtriser les forces de la nature
pour lui imposer à terme un climat « sur mesure » - définitif,
évidement !

Je ne dĂ©taille ici aucun des arguments allant Ă  l’encontre de
l’hypothùse catastrophiste actuelle, à savoir les incertitudes et les
lacunes de la science sur de multiples points (soleil, nuages, cycle
de l’eau, etc.), mais je fais ressortir que la science n’en extrapole
pas moins « absolument » à partir de prémices relatives servant à
établir des modÚles mathématiques qui sont tout sauf absolus. Je vous
renvoie, d’ailleurs, Ă  l’article du Monde 2 prĂ©cisĂ©ment (Cf. n°130
d’aoĂ»t 2006) sur le rĂ©chauffement climatique, oĂč les multiples
réserves évoquées à ce sujet ne font que confirmer mes propos sur la «
relativité » de la science et de ses théories, exprimée autrement par
ce mot de Claude AllÚgre : « La vérité officielle scientifique, çà
n’existe pas. » [France Inter, 11 octobre 2006]

Pour clore sur ce point, en cas de désaccord légitime de votre part,
je réclame une éventuelle condamnation « sous sursis » - et non « avec
sursis » ! J’entends par-lĂ  que votre possible condamnation
intellectuelle de mes propos n’ait lieu qu’à terme, c’est-à-dire pas
avant que les catastrophes planĂ©taires annoncĂ©es n’aient eu rĂ©ellement
lieu. Cette perspective me laisse de la marge, d’ici que le Groenland
n’ait fondu au point de voir reverdir des prairies, comme il en fut
aux IXe et Xe siĂšcles, en un temps qui ne connaissait pourtant ni
pollution automobile ni pollution industrielle !

La climatologie ne semble pas nier que la planÚte a connu des périodes
Ă  variation extrĂȘme, tandis que les prĂ©visions actuelles se fondent,
depuis l’annonce de la catastrophe, sur une durĂ©e qui doit reprĂ©senter
une fraction de temps infinitĂ©simale Ă  l’échelle des millions d’annĂ©es
de l’existence la Terre. Ainsi, notre Ă©poque qui voudrait tout, tout
de suite, n’a-t-elle rien de plus pressĂ© que de vouloir laisser Ă  nos
descendants un climat « parfait », dont ils jouiront pour
l’éternitĂ© !

Pour y parvenir, rien de tel, paraßt-il, que notre seule volonté, ce
soi-disant « libre arbitre » en vertu duquel, là comme ailleurs, il
suffirait de « vouloir pour pouvoir » : comme si cette pseudo-volonté
libre, à la discrétion de chacun, prédisposait les humains à agir tous
ensemble dans le mĂȘme sens, au nom d’un prĂ©tendu « intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral
planĂ©taire » ! Cette proposition simpliste ne rĂ©siste pas Ă  l’examen
de la nature humaine égoïste, commune aux six milliards et quelques
humains, telle qu’elle s’exprime en toutes circonstances par la
constante confrontation, en chacun, des arguments « pour », des
avantages, et des « contre », des inconvénients, que ce soit sur le
plan personnel ou celui des Etats, voire de toute autre communauté
humaine.

C’est pourquoi, Ă  supposer mĂȘme que ce catastrophisme ait un rĂ©el
fondement, les clivages de toutes sortes concernant les solutions Ă 
apporter feraient agir le monde Ă  hue et Ă  dia ; certains parlent chez
nous, en effet, de solutions de gauche et de solutions de droite en
matiĂšre d’environnement, sans Ă©voquer les dissensions au sein d’un
mĂȘme mouvement : pas vraiment le meilleur moyen d’atteindre le but
fixĂ© ! Par ailleurs, la dĂ©signation d’une gouvernance mondiale, sƓur
jumelle de l’ONU, atteste par avance de son inefficacitĂ©, au vu des
résultats de son aßnée dans la résolution des conflits du monde - au
Moyen-Orient, depuis plus de cinquante ans, notamment !

Comme si, d’autre part, les humains, particuliers et Etats, allaient
accepter de gaĂźtĂ© de cƓur les restrictions nĂ©cessaires Ă  venir, ainsi
que chacun peut en juger en matiĂšre d’évolution de la consommation de
pĂ©trole depuis le premier choc pĂ©trolier jusqu’à nos jours. MĂȘme une
rĂ©glementation et une interdiction drastiques n’y suffiraient pas, en
raison de la réalité de notre nature humaine. En effet, chacun réclame
des mesures dans le souci de ses intĂ©rĂȘts, mais s’empresse d’y
dĂ©roger, dĂšs lors qu’elles les contrarient. Libre Ă  vous, toutefois,
de continuer à craindre jusqu’à la fin de vos jours pour un danger
repoussĂ© Ă  cent ans – lĂ , a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© la grande erreur, mais je
m’en tiens là pour l’instant ! ! !

                   [A SUIVRE]
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