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1 total messages Started by erictoulouse Thu, 15 Feb 2007 17:11
Réchauffement climatique et catastrophisme : "pipo"..? !
#141
Author: erictoulouse
Date: Thu, 15 Feb 2007 17:11
217 lines
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                   Réchauffement climatique et catastrophisme : « pipo
»..? !

PremiĂšre partie


En prolongement d’un post prĂ©cĂ©dent sur cette question et de ma lettre
du 11 courant au quotidien Le Monde, oĂč je renvoyai ce dernier Ă 
l’article publiĂ© dans le n°130 du Monde 2 d’aoĂ»t 2006, auquel j’avais
fait référence pour dénoncer le catastrophisme ambiant à propos du
rĂ©chauffement climatique de la fin du siĂšcle, j’analyse ici les points
faibles de l’affolement universel gĂ©nĂ©ralisĂ©.

J’essaie de mettre en Ă©vidence les lacunes et les incertitudes,
Ă©manant des scientifiques eux-mĂȘmes, relevĂ©es dans l’article mentionnĂ©
pour les mettre en perspective avec les « prétendues » certitudes
climatiques de la fin du siĂšcle dont nous abreuvent les prophĂštes de
malheur, relayés par leurs « suiveurs » inconditionnels médiatiques et
politiques. En fait, lĂ  comme ailleurs, la science pose beaucoup plus
de questions qu’elle n’en rĂ©sout - comme dab ! Ceci confirme qu’elle
est condamnée à jamais à la vérité seulement relative, et seuls des
scientistes intellectuellement malhonnĂȘtes l’« absolutisent » - mais
ce n’est pas le cas de Bernard d’Espagnat, notamment !

En raison de la longueur de l’article, à la disposition de quiconque
pour vérification, je fais ressortir ce qui a au moins pour mérite de
ne pas tomber dans l’ « absolutisation du relatif » du scientisme
matérialiste contemporain, mais qui montre au contraire les doutes et
les hésitations de nombre de scientifiques sur la question. Toutefois,
malgré ma tentative de faire court, je suis tenu de fractionner ce
post.

AprÚs avoir précisé que seul ce qui est écrit en rouge entre crochets
peut m’ĂȘtre imputable, je relĂšve notamment dans les propos de Sylvie
Lasserre, auteur de l’article, « RĂ©chauffement climatique : ET SI
C’ÈTAIT PIRE ? » :

« Eté 2006. Trois ans à peine aprÚs 2003, année brûlante pour
l’ensemble de la planĂšte, les records absolus de tempĂ©rature pleuvent
à nouveau. Les vagues de chaleur déconcertent par leur durée,
anormalement longue. La cause ? Les météorologues en sont désormais
certains : le réchauffement climatique. Faut-il craindre des « hyper-
canicules » telles que l’homme devra modifier radicalement ses
habitudes de vie ?

Si les populations s’étonnent de ces catastrophes Ă  rĂ©pĂ©tition, les
politiques, eux, sont alertés depuis longtemps, grùce notamment aux
rapports du GIEC sur l’évolution du climat. [Qu’ont-ils fait depuis
lors ?] Pas moins de 5000 scientifiques du monde entier participent Ă 
l’élaboration de ces documents. Dans les derniers rapports, qui datent
de 2001, tout est dit déjà des aléas climatiques, et amplement
dĂ©taillĂ©, de maniĂšre quasi visionnaire. [L’expression semble on ne
peut mieux appropriée !]

Au-delĂ  de 1,5°C, des consĂ©quences terribles sont Ă  craindre. C’est un
plafond que les scientifiques recommandent de ne pas dépasser. Le
rapport 2001 du GIEC prĂ©voit entre 1,4 et 5,8°C d’augmentation :

Le GIEC prévoit une augmentation moyenne de température comprise entre
1,4 et 5,8°C d’ici Ă  la fin du siĂšcle, un chiffre qui dĂ©pend des
quantitĂ©s de gaz Ă  effet de serre Ă©mises dans l’atmosphĂšre.

Pour parvenir à de telles prévisions, les chercheurs mobilisent les
calculateurs les plus puissants de la planĂšte. [Aujourd’hui
] MalgrĂ©
le gigantisme des moyens mis en Ɠuvre, les prĂ©visions conservent des
zones d’ombre. Combien de temps l’ocĂ©an pourra-t-il absorber le
dioxyde de carbone ? Et la vĂ©gĂ©tation ? Quel sera l’effet des nuages ?
Celui des glaciers ? S’ajoute Ă  ces questions la difficultĂ© de dĂ©mĂȘler
la part anthropique (due aux activitĂ©s de l’homme) [A comparer avec
l’influence de la pollution industrielle et automobile sur le
réchauffement du Groenland aux IXe et Xe siÚcles] de la part naturelle
dans les fluctuations climatiques – une incertitude qui a longtemps
servi les détracteurs du réchauffement global. [Et pour cause
]

Depuis la nuit des temps, le climat varie de façon naturelle et trÚs
importante, selon des cycles encore mal compris. Edouard Bard,
palĂ©oclimatologue, tente de reconstituer l’histoire du climat pour
mieux comprendre les phénomÚnes actuels. [Comme si des prémices
incertaines pouvaient apporter la vérité absolue !]

Ces archives permettent de remonter dans le temps : « Nous observons
d’abord des fluctuations trùs lentes, qui reviennent avec une
cyclicitĂ© de l’ordre de 20000, 40000, 100000 ans, liĂ©es Ă 
l’astronomie, aux changements de l’orbite terrestre
 C’est ce qui
génÚre en particulier le phénomÚne des glaciations. Une vingtaine de
fluctuations se sont produites entre 10.000 et 100.000 avant nous »,
précise le paléoclimatologue. Depuis, un calme relatif, ponctué de
légÚres variations, qui reviennent tous les 1.000 à 2.000 ans, rÚgne
sur la Terre. Lors de ces petites oscillations, un réchauffement trÚs
rapide, d’une durĂ©e de quelques mois Ă  quelques annĂ©es, succĂšde Ă  un
refroidissement plus lent. [S.G.D.G !]

Ces fluctuations ont permis de rĂ©vĂ©ler l’existence du lien entre le
climat et l’ocĂ©an. « Il existe un couplage trĂšs fort entre la
circulation profonde de l’Atlantique et le climat en Europe et au
Groenland » Ă©crit Edouard Bard pour expliquer qu’à un rĂ©chauffement
succùde paradoxalement un refroidissement. Parlant d’une fluctuation
légÚre, il situe au XIIe siÚcle [En réalité, aux IXe et Xe siÚcles !]
l’ « optimum mĂ©diĂ©val », oĂč le Groenland – le « pays vert » - Ă©tait
une terre prospĂšre, tandis qu’entre 1550 et 1850 sĂ©vit un « petit Ăąge
glaciaire », avec hivers trĂšs rigoureux, famines
 au point que la
colonie des Vikings établie au Groenland fut complÚtement décimée.
[Rien sur les ours polaires
]

Confirmation supplémentaire de cette marche inexorable : la débandade
des glaciers. Le 17 février 2006, Eric Rignot et Pannir Kanagaratnam,
glaciologues, annoncent une accélération de la vitesse de retrait des
glaciers et de la fonte des glaces du Groenland beaucoup plus
importante que prévu. [A mettre en perspective avec le phénomÚne
inverse dans l’hĂ©misphĂšre sud, selon Claude AllĂšgre !]

A ce propos, Eric Rignot croyant apporter de l’eau à son moulin, à
savoir la fonte des glaciers, écrit : « Les modÚles [mathématiques] ne
sont pas rĂ©alistes. C’est arrivĂ© Ă  un stade oĂč les rĂ©sultats
 je ne
sais pas s’ils valent grand chose. C’est un point de dĂ©part, mais cela
ne vaut pas grand chose. » [Beaucoup d’incertitudes ne feront jamais
une absolue certitude !]

Parlant de l’élĂ©vation du niveau des mers en raison de la fonte des
glaciers, il ajoute : « Cela peut mĂȘme survenir en deux ou trois ans
», en faisant allusion Ă  des « phĂ©nomĂšnes trĂšs mal maĂźtrisĂ©s ». C’est
ce qui risque d’arriver, si le Groenland continue à fondre, comme il
le fait, explique-t-il.

Edouard Bard tempÚre un peu : « Il faudrait avoir une vue à plus long
terme de ce phénomÚne, sur dix ans, par exemple, pour voir si
l’augmentation du taux de fonte au Groenland va effectivement
perdurer. » Reste donc à savoir si nous passerons ce seuil et quand.
Avant la fin du siĂšcle ? AprĂšs ? LĂ  encore, aucun scientifique ne peut
se prononcer. Il ajoute : « Or aujourd’hui, indĂ©pendamment du
rĂ©chauffement liĂ© Ă  l’activitĂ© humaine, nous traversons aussi une
pĂ©riode de rĂ©chauffement naturel. C’est une situation inĂ©dite.
» [Merci de bien vouloir avancer vos propositions pour remédier à ce
réchauffement naturel !]

                                       [A SUIVRE]
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