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1 total messages Started by erictoulouse Sun, 11 Mar 2007 14:04
Dominique Strauss-Kahn : "J'ACCUSE" !
#156
Author: erictoulouse
Date: Sun, 11 Mar 2007 14:04
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Le 11 mars 2007

Objet :

J’ACCUSE :
« Assez de mensonges et de
manipulation ! »


Monsieur Dominique Strauss-Kahn
Député
Courriel :
dstrauss-kahn@assemblee-nationale.fr


Monsieur,


Votre récente intervention sur France 2 me donne, non seulement
l’occasion de vous rappeler mon courrier antérieur [Cf. courriels des
23 mars et 22 juin 2004, ainsi que des 1, 17 février et 12 mai 2005],
toujours sans réponse à ce jour, mais surtout de dénoncer les propos
suivants tenus au cours du « Journal de 20 heures » du 9 courant.

Vous y avez, en effet, notamment déclaré :

« Il y a même un candidat, Nicolas Sarkozy pour ne pas le citer, qui
se promène dans la campagne en nous disant : "Je vais réduire la
dette, je vais réduire les impôts." Tout le monde sait que c'est
impossible de le faire ensemble. Personne ne vient lui dire que ce
n'est pas possible. »

A se demander si vous avez été réellement ministre de l’Economie et
des Finances, de 1997 à 1999, dans le gouvernement de Lionel Jospin !
Certes, je concède volontiers que « réduction des dépenses » est une
formule inconnue chez les socialistes, tant il est plus confortable et
électoralement plus « juteux » de dépenser sans compter en augmentant
les impôts, comme François Hollande vient déjà d’en laisser planer la
menace. Le problème est que l’augmentation ne touchera pas seulement
les revenus supérieurs à 4.000 euros par part, mais bien la classe
moyenne en général, ou du moins estimée telle – comme dab !

Avant de faire votre déclaration télévisée, vous auriez dû toutefois
écouter, la veille, les propos de Nicolas Sarkozy expliquant comment
il allait réduire la dette sans augmenter les impôts : en réduisant le
train de vie dispendieux de l’Etat et des multiples collectivités
locales ! Pour un ministre de l’Economie et des Finances, cela devrait
paraître évident, aussi simpliste que soit la solution proposée ; en
tout cas, celle-ci l’a été pour le gouvernement canadien, par
exemple !

Je n’entre pas ici dans un débat politicien, dont je connais par
avance les arguments, mais la « chasse au gaspi » planétaire
recommandée contre le réchauffement climatique devrait assurément
pouvoir s’appliquer aussi à une partie infime de la planète dans la
gestion publique de ses affaires, sauf à vous de me faire connaître
vos arguments contraires !

D’ici-là, je vous laisse le soin de faire chiffrer par vos experts les
milliards d’euros qui pourraient être ainsi soustraits des dépenses de
fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales, sans
compter les milliards d’euros perdus dans des investissements,
caduques après seulement deux ou trois années d’exploitation
déficitaire, et dont vous connaissez la liste mieux que moi (Vulcania,
parc de loisirs de Carmaux, et autres gabegies qui ont fait les choux
gras d’émissions satiriques télévisées, en leur temps)

Assurément, de quoi réduire largement la dette en une dizaine
d’années, sans faire payer pour autant davantage le contribuable !
J’en reste là pour l’instant sur ce point, dans l’attente de vos
arguments contraires, et surtout de la mise en application de la
« réduction des dépenses » par un éventuel gouvernement socialiste
désigné par Ségolène Royal.

En revanche, je reviens, une fois de plus, sur les mensonges et les
« croyances au miracle » de la superstition idéologique, dont le Parti
socialiste ainsi que ses principaux leaders ont été plus que largement
informés, au cours de la récente décennie. Ceci n’a pourtant pas
empêché les uns et les autres de continuer à mentir et à tromper
l’opinion, comme suffit à l’attester la seule déclaration suivante de
François Hollande sur LCI, le 21 novembre 2004, parlant de « Cette
gauche qui veut changer le monde, et qui sait comment le
changer » (Sic !)

Dommage qu’elle tarde tant à nous faire savoir « sérieusement »
comment  y parvenir, mais surtout, compte tenu de leur intention
commune, pourquoi une telle « incompatibilité » de programme entre
François Hollande et Olivier Besancenot, puisque lui aussi vient
pourtant de déclarer à son tour : « Je veux changer le monde, et j’y
arriverai ! »..? !

En somme, tous deux concordent sur le but, mais ils divergent sur les
moyens ! Apparemment, ce n’est pas la meilleure manière d’atteindre
l’objectif fixé ; exactement, comme il en va pour l’ « écologisme »
catastrophiste ambiant des prophètes de malheur, guetté par un travers
identique : la disparité des solutions ! ! !

Comme je n’entends pas détailler ici les arguments utilisés pour
dénoncer les mensonges et les croyances au miracle idéologiques, je me
borne Ă  vous faire parvenir la copie de ma lettre du 27 janvier
dernier à Ségolène Royal. Dans celle-ci, je dénonçai sa promesse
d’ « ordre juste » à instaurer, constitutive du socle de sa campagne,
comme étant une « aberration intellectuelle et philosophique »
mensongère. »

Je vous informe que, depuis près de quarante-cinq jours, j’attends
toujours ses objections éventuelles sur la superstition idéologico-
moraliste, ainsi que ses propositions concrètes pour relever le défi
lancé.
 
Pour terminer, j’en viens à la considération fondamentale, sur le plan
philosophique, à propos du devenir du monde, comme j’en ai amplement
fait part à Ségolène Royal dans le courrier mentionné. Contrairement à
ce que prétendent les responsables politiques ainsi que tous les
« faiseurs d’opinion » du monde médiatique et intellectuel, j’affirme
que le devenir du monde ne dépend pas d’un illusoire « libre
arbitre », en vertu duquel il suffirait de « vouloir pour pouvoir » -
sauf à vos intellectuels et à vous même de démontrer le contraire !

Le devenir du monde dépend inéluctablement de la « nécessité » ou
déterminisme infini, au sens spinoziste du terme, en vertu de quoi
tout ce qui se produit dans notre monde (les phénomènes naturels come
les évènements historiques et personnels) advient « nécessairement » :
de quoi limiter considérablement les promesses actuelles des uns et
des autres, qui ignorent que « tout ne devient pas possible », pas
plus demain que tout de suite – ou inversement.

En conséquence, la seule possibilité offerte aux humains, dans tous
les domaines et en toutes circonstances, est l’obligation de s’adapter
à la « nécessité », comme l’illustrent les incessantes réformes,
incapables pourtant de suivre les changements permanents du monde, sur
lesquels elles ont toujours un train de retard ! Loin d’en être
conscients, les candidats se laissent aller Ă  des promesses
inconsidérées, au pont de déclarer comme le candidat Chirac, au
printemps 2002, parlant de rendre possible l’impossible !

A se demander pourquoi la quasi-totalité des humains se complait
tellement à être, et surtout à vouloir demeurer, « naïve, cocue et
frustrée » jusqu’à son dernier jour – vous avez dit « RAISON »..? !

Si notre « libre arbitre » suffisait réellement à faire de notre monde
un monde parfait, je me demande pourquoi la libre volonté des humains
des millénaires, des siècles et des décennies écoulées nous a laissé
un monde où perdurent les maux éternels de l’humanité (Cf. courrier
annexé) !

En conclusion, sans reprendre Ă  mon compte le projet aventuriste de
François Bayrou, recyclant du vieux en du neuf, peut-être la France et
la République se porteraient-elles un peu moins mal, si leurs soi-
disant « élites » renonçaient à leurs prises de position
moralisatrices partisanes et à leurs « croyances au miracle » ; hélas,
ce nouveau vœu pieux restera inexaucé aussi longtemps que l’infinité
des autres ; autrement dit, jusqu’à la fin des temps  !

Faute d’avancer vos objections éventuelles, voire vos propositions
concrètes pour relever le défi lancé dans le courrier annexé, vous
manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les
mensonges et les « croyances au miracle » du monde, ce qui n’est pas
la meilleure manière de le modifier quelque peu…

Je vous remercie néanmoins de votre attention et vous prie d’agréer,
Monsieur, mes salutations distinguées.

Annexe : Lettre du 27 janvier 2007 à Ségolène Royal
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