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1 total messages Started by erictoulouse Mon, 27 Nov 2006 08:11
Le Pape de l'altermondialisme, "cocu" à son tour...
#49
Author: erictoulouse
Date: Mon, 27 Nov 2006 08:11
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Le Pape de l'altermondialisme, « cocu » à son tour...

Le retrait annoncé de José Bové, Pape de l'altermondialisme
hexagonal, à la candidature destinée à mener le combat « unitaire
» du Front antilibéral à la prochaine élection présidentielle,
témoigne qu'il est « cocu », comme tant d'autres hier, mais
encore aujourd'hui et demain.

Je pense ici à ces dizaines de milliers d'intellectuels des années
20 à 80, et à ces centaines de millions de militants ou de «
croyants » idéologiques à travers le monde, assez « naïfs » pour
s'imaginer qu'avec des humains « imparfaits », c'est-à-dire
tels que nous sommes tous sans exception, à savoir foncièrement «
égoïstes », l'avènement d'un « autre monde » - sous-entendu
parfait, sinon à quoi bon changer ? - est tout à fait possible.

Certes, il y a une similitude à être « cocu » idéologiquement ou
par contrat, écrit ou tacite, en ce sens que, dans les deux cas, il a
d'abord fallu être « naïf », autrement dit se faire des illusions
sur un avenir de rêve, « croire au miracle » en somme ; or,
similitude ne signifie pas identité des situations, et la différence
est de taille ! C'est pourquoi il y a une indéniable malhonnêteté
intellectuelle à faire mensongèrement l'amalgame, par « mauvaise
foi », entre les deux situations ; et ce, dans la seule intention de
nuire - pour la « cause » du Parti, aujourd'hui comme hier !

En effet, dans le cas de la tromperie idéologique, la « totalité »
des « croyants » au miracle est forcément « cocue » par avance,
puisque la naïveté va jusqu'à croire qu'une chose « impossible
» peut devenir « possible » : comme l'affirmait sans rire Jacques
Chirac lors de la dernière campagne présidentielle, en parlant de
rendre possible l'impossible ! Personne ne saurait nier que, cinq ans
plus tard, les croyants au miracle se retrouvent bel et bien « cocus
», c'est-à-dire bernés, trompés, abusés, blousés, etc., etc.
par de fallacieuses promesses; ceci ne les empêche pas toutefois de
tomber aujourd'hui dans la croyance au miracle de l' « ordre juste
» promis par Ségolène ! ! !

Dans le deuxième cas au contraire, quel que soit le type de contrat
conclus, tout le monde n'est pas forcément « cocu », et donc tout
le monde ne trompe pas ! Il en va ainsi dans les contrats de type
matrimonial, pacs inclus, qu'il s'agisse de couples hétéros ou
homos. Nombre d'entre eux, en effet, pourraient témoigner que leur
confiance initiale n'était pas mal placée - du moins à leurs yeux,
car le voisin est parfois mieux informé !

En conséquence, pour rétablir la vérité - sauf à démontrer le
contraire ! -, c'est une malhonnêteté intellectuelle de faire
l'amalgame entre les deux situations sommairement décrites
ci-dessus, et en particulier d'englober la totalité des femmes,
comme la totalité des hommes d'ailleurs, dans l'accusation d' «
entorse au contrat » ; ceci est du reste une affaire relevant du
domaine strictement privé, et n'a rien à voir avec mes propos
antérieurs dénonçant seulement les "cocus" de la superstition
idéologique.

Sur ce plan José Bové se retrouve aujourd'hui dans la position de
l'arroseur arrosé. En effet, après avoir fait « cocus » ses
fidèles, tout aussi superstitieux que les croyants religieux, il se
retrouve maintenant « cocu » à son tour. Ou alors, devant la
constatation d'un impossible accord à cinq ou six, il n'en serait
encore que plus « TARÉ » de continuer à croire en l'avènement
d'un « autre monde » - parfait évidemment -, et de surcroît
intellectuellement malhonnête de persister à faire croire au monde
entier en l'entente fraternelle universelle des humains : toutes
couleurs de peau, toutes nationalités, toutes confessions, toutes
croyances idéologiques, toutes classes sociales, toutes tranches
d'âge, toutes pratiques sexuelles, etc. confondues : l' «
Internationale », quoi ! Vous avez dit « intérêt général » ou «
baliverne », et donc « cocu »..? !

Certes, forcément José Bové ne diffère en rien ici de tous les
marchands de rêve et autres vendeurs d'illusion qui vous promettent
pour demain ce qu'ils n'ont pas pu réaliser hier, puisque ce qui
prime chez lui comme chez les six milliards et quelques humains, ce
sont d'abord ses intérêts égoïstes dans son souci primordial de
mieux vivre ! En tout cas, si j'en crois la rumeur à son sujet,
s'il est « cocu » sur le plan idéologique, il ne semble pas
l'être dans sa vie de couple : NUANCE ! Moralité : toutes les
femmes, pas plus que tous les hommes, ne sont infidèles, même si des
propos de "TARÉ" m'accusent d'avoir prétendu le contraire !

Pour revenir à José Bové, il aurait pu éviter d'être « cocu »
sur le plan idéologique, en acceptant de répondre à mon courriel du
15 octobre 2003, adressé à la Confédération paysanne, et de
débattre; en effet, sauf à être déficient mental, il n'aurait pu
que convenir des aberrations intellectuelles relevant de la croyance en
un monde « parfait ». Je lui écrivais, en effet :

« Même si je n'ai aucun doute sur l'impossibilité absolue de
remplacer notre monde et ses maux éternels par un « autre monde »
parfait avec des humains imparfaits, je vous remercie de m'en avoir
donné confirmation au cours de votre récent entretien sur France 2,
dans le cadre de l'émission « Cent minutes pour convaincre ».

C'est pourquoi je vous prie de prendre connaissance des réflexions
ci-après inspirées par vos propos, et publiées sur Internet. Je vous
saurais gré de me faire connaître vos objections éventuelles, et
également de préciser clairement ce que vous entendez par un « autre
monde », voire de m'indiquer les solutions concrètes plus sérieuses
que la réforme proposée de l'ONU ou de l'OMC devant permettre d'y
parvenir ; ceci, après avoir pris connaissance de ma lettre adressée
à Lionel Jospin le 14 octobre, figurant en annexe.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur,
mes salutations distinguées.

Annexe : I - Texte, Propos de « charlatan », publié sur Internet le
13 octobre 2003

Propos de « charlatan »

« Charlatan » désigne ici, selon la définition des dictionnaires
Littré, Larousse, Hachette, etc., toute « personne qui exploite la
crédulité d'autrui », et donc José Bové, n'en déplaise à ses
zélateurs, est un « charlatan ».

Exploiter la crédulité d'autrui, c'est vendre des illusions, des
promesses, du « vent », et ceux qui auront suivi sa prestation
télévisée dans l'émission « Cent minutes pour convaincre » sur
France 2, le 25 septembre dernier, ont eu la preuve irréfutable que
José Bové est un « charlatan » - sauf, évidemment, pour les
dévots, indécrottables « croyants au miracle », toujours prêts à
processionner ou à bivouaquer.

Depuis le temps où j'attendais sa prestation officielle, j'étais
très impatient de l'entendre préciser ce que serait son « autre
monde », pour me laisser convaincre. Hélas, je continuerai à
attendre encore longtemps des précisions concrètes sur ce concept :
aussi longtemps que les naïfs et les « imbéciles heureux »
attendront l'avènement de leur « autre monde » !

Car parler de « se projeter dans l'avenir », de « changer les
choses », de « projet de transformation de la société » relève
des vieilles lunes idéologiques marxistes en particulier, qui n'ont
rien changé à l'état de la société humaine, hormis pour ceux qui
ne peuvent pas vivre sans rêver, et donc vivent dans leurs rêves.

J'ai néanmoins patienté, en espérant l'entendre proposer des
moyens incontestables, susceptibles d'accréditer l'idée d'une
société « parfaite » avec des humains « imparfaits » - sait-on
jamais, comme doivent se dire les rêveurs ? Or, même les utopistes
invétérés, à moins d'être réellement bornés par leur pensée
inachevée, n'ont guère dû être convaincus par les solutions
proposées : réforme de l'ONU, réforme de l'OMC, le recours à
des règles, le droit, la société civile, doivent permettre de faire
du rêve d'aujourd'hui la réalité de demain : pas de quoi faire
croire au miracle ! Et ce, d'autant moins, qu'en matière de
respect du droit, le « prophète » est loin d'être un modèle ! !
!

Même sur les organismes génétiquement modifiés, José Bové faisait
moins le flambard devant le professeur Emile Baulieu et la porte-parole
d'une association de malades de la mucoviscidose, puisqu'il
réalisait enfin que le monde humain n'était pas manichéen : tout
avantage ou tout inconvénient ; heureusement que Bové est là pour
nous le dire, lorsque les inconvénients l'emportent sur les
avantages !

Mais en paysan madré, ne comptez pas sur lui pour gérer cet « autre
monde » : il n'est candidat à RIEN !Evidemment, car, même s'il
sait faire rêver les naïfs, il est bien plus réaliste qu'eux ; il
a compris depuis longtemps que tant que l'action se limite à
promettre, on ne risque pas de désenchanter les rêveurs ! Réaliser
leurs rêves est une toute autre histoire ! ! ! Pour s'en convaincre,
il suffit de penser aux espoirs précédant toute élection, et aux
déceptions qui s'ensuivent ! Or, il n'a pas envie de voir
s'effondrer sa cote de popularité.

Peu lui importe de mentir, de tromper l'opinion ou de n'avoir rien
de concret à proposer, son égoïsme, sa vie, exigent la
reconnaissance des autres, de centaines de milliers d'autres : il
existe !

Que ceux qui croient en la société « zéro défaut » de José Bové
et des altermondialistes, exposent leur conception de cet « autre
monde », dont je leur donne un aperçu forcément limité et
volontairement caricatural, présageant néanmoins ce que pourrait
être ce monde parfait des utopistes.

Dans cet « autre monde », il n'y aura plus besoin d'armées,
puisqu'il n'y aura plus de guerres, et « les soldats seront
troubadours » : « mais nous, nous serons morts, mon frère » !
(Merci, Félix, pour ton réalisme...)

Dans cet « autre monde », plus besoin de policiers ni de juges,
puisqu'il n'y aura plus de délinquants, les riches ayant partagé
leurs richesses avec les pauvres ! Par ailleurs, chacun se contentant
désormais de ce qu'il possède, plus de corruption possible...

Plus besoin de contrôleurs des impôts, du travail, de la Sécurité
sociale, de douaniers, etc., puisque les humains ne frauderont plus ;
plus besoin d'arbitres, car les sportifs ne tricheront plus ; et pas
davantage besoin de surveillants aux examens ou concours. Et l'islam,
enfin réformé, aura renoncé à sa volonté hégémonique
expansionniste...

Oui, c'est bien « le temps des mystificateurs », mais ils ne sont
pas seulement là où Lionel Jospin les dénonce !

II - Lettre du 14 octobre 2003 à Lionel Jospin
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