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2 total messages Started by erictoulouse Thu, 30 Nov 2006 14:16
J'ACCUSE : "Assez de mensonges et de manipulation" !
#50
Author: erictoulouse
Date: Thu, 30 Nov 2006 14:16
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Le 28 novembre 2006


Objet :

« J’ACCUSE :
Assez de mensonges
et de manipulation ! »


France Culture
116, avenue du Président Kennedy
75016 PARIS
Courriel :
www.franceculture.com/


[A l’attention de la Direction et du Comité de rédaction]



Mesdames, Messieurs,


Le tribunal « moral » inquisitorial d’exception, constitué de
Mouloud Aounit, Jean-Yves Camus et d’une troisième personne, réuni
le 27 courant sur l’antenne de France Culture pour juger un «
accusé », hors de sa présence ou de celle d’un représentant,
m’incite à vous rappeler mes lettres des 19 avril et 23 octobre
2006, toujours sans réponse à ce jour, mais dont les copies sont à
votre disposition ainsi qu’à celle de quiconque, Justice comprise.

Dans ce courrier adressé respectivement à Ruth Stegazzy, à la
Direction de France Culture en général, et à Ali Baddou en
particulier, je dénonçais, arguments à l’appui, les mensonges et
les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et du
moralisme ou superstition moraliste [Morale et condamnations
moralisatrices des « autres », au nom de LA Morale]. Or, le silence
et le refus de débattre semblent attester que France Culture n’a
cure de continuer à mentir et à tromper l’opinion ; pire, à agir
au mépris des principes démocratiques de justice les plus
élémentaires : juger un accusé, sans sa présence ou celle d’un
défenseur patenté.

Certes, j’avais déjà vu Edwy Plenel, Bernard-Henri Lévy et
Philippe Sollers, trois « vertueux » pourtant, procéder de la sorte
pour juger l’écrivain Renaud Camus hors de sa présence, lors de
l’émission « Le monde des idées », diffusée sur LCI en mai 2000.
Dois-je vous rappeler que mĂŞme les dignitaires nazis les plus
abominables, et Claus Barbie plus récemment, ont comparu devant leur
juge en présence de leurs défenseurs, à l’exemple du dictateur
sanguinaire Saddam Hussein, aujourd’hui. Assurément, France Culture
semble préférer la justice expéditive d’un tribunal
révolutionnaire roumain « autoproclamé » condamnant à mort Nicolae
Ceauşescu, sans autre forme de procès, et se chargeant lui-même de
l’exécution immédiate de la sentence.
Cela ne semblait pas déranger non plus ces trois « inquisiteurs »
déversant leur « haine » sur plusieurs millions de
citoyens-électeurs en vertu de leurs opinions, alors qu’ils n’ont
de cesse de dénoncer la discrimination ! Comme si Socrate, le Christ,
Giordano Bruno et Spinoza n’avaient pas été condamnés pour leurs
idées en leur temps, alors que, pourtant, ils n’avaient pas péché
contre LA Vérité – sauf précisément à refuser d’en débattre
sur le fond !

Ainsi ces trois « inquisiteurs » ont-ils pu impunément pécher
contre LA Vérité, telle que très largement précisée dans le
courrier mentionné, à propos du moralisme précisément, et donc
continuer à manipuler l’opinion sur fondement de division
manichéenne des humains : les bons, les justes, les « vertueux »,
les antiracistes – nous ! -, d’un côté, et les méchants, les «
salauds », les racistes – eux -, de l’autre ; comme l’illustrait
Ă  merveille, en son temps, ce propos de Daniel Vaillant, ancien
ministre socialiste de l’Intérieur : « Nous, nous nous battons pour
des valeurs, eux se battent pour leurs intérêts. » ! Une division
pourtant condamnée sans ambiguïté, voilà bientôt deux mille ans :
à l’époque déjà, LA Vérité condamnait à mort, puisqu’elle
était contraire à des intérêts de toutes sortes, et ceci suffit à
expliquer pourquoi sa voix est bâillonnée aujourd’hui, comme elle
le sera encore demain.

Je ne vais pas reprendre ici la totalité des arguments déjà avancés
pour dénoncer la superstition moraliste, puisque le courrier
précédent est à votre disposition. Je me borne donc à montrer les
fictions sur lesquelles se fonde le moralisme, et qui se résument à
« absolutiser le relatif », en l’occurrence les valeurs relatives
de Bien et Mal fictivement présentées comme étant le Bien absolu et
le Mal absolu : une « impossibilité absolue », philosophiquement
parlant, de par la seule définition du mot « absolu », comme cela
peut être démontré.

Pour développer mon propos, il me suffit de reprendre ci-après un
extrait de ma lettre du 20 courant à Ségolène Royal, après sa
condamnation moralisatrice sans appel - c’est-à-dire sans juger au
fond ! - de Georges FrĂŞche :

« Dans la religion comme dans l’idéologie, le moralisme se fonde
sur trois fictions consistant à « absolutiser le relatif », ce qui
est le critère fondamental de la Superstition dans ses divers modes
d’expression : religion, toutes religions confondues –
monothéistes ou non -, métaphysique [Doctrine matérialiste et
scolastique idéaliste], idéologie, toutes idéologies sans exception
– altermondialisme inclus -, et moralisme, tous catéchismes réunis,
y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain ou
Déclaration universelle des droits de l’homme, dont seule
l’inobservation est réellement universelle – sauf à observer la
planète à travers des lunettes roses !

La première fiction concerne les valeurs morales relatives de Bien et
de Mal que des « censeurs autoproclamés » s’autorisent à
décréter « absolues », à « absolutiser », au mépris de LA
Vérité puisque tout est relatif et rien n’est absolu dans notre
monde humain – sauf à vous d’établir le contraire ! Ce véritable
tour de passe-passe, transformant des vérités relatives en Vérité
absolue, permet ensuite de « museler » l’opinion au profit d’une
bien-pensance représentée par des « vertueux » dont la
caractéristique principale est de reprocher aux autres ce qu’ils ont
fait hier, eux-mêmes, et qu’ils recommenceront demain à la
première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l’exigeront,
quitte à pratiquer une morale à sens unique et une politique du «
deux poids, deux mesures ».

Pour imposer ensuite à l’opinion ce qu’il est « bien » de
penser, à savoir le trop fameux « politiquement correct » de
l’époque, et ce qu’elle est autorisée à dire publiquement, car
l’anonymat des urnes et des sondages bouleverse la donne, l’époque
actuelle dispose d’un puissant réseau médiatico-financier dont le
matraquage politico-médiatique incessant a recours, le cas échéant,
au terrorisme intellectuel d’Etat au moyen d’une Justice aux ordres
– cf. récent procès d’Edgar Morin, en première instance -, qui
condamne a priori sans analyser au fond. Ainsi tel mot sert-il aux «
bien-pensants » à couvrir d’opprobre leurs opposants - en clair,
ceux qui contrarient leurs intérêts de toutes sortes ; comme si un
mot pouvait faire l’objet d’un consensus absolu, sauf à
absolutiser précisément sa signification au gré des circonstances
favorables ou défavorables aux uns et aux autres.
La seconde fiction du moralisme se rapporte Ă  la division artificielle
des humains en deux catégories, très pratique pour jeter des
anathèmes et autres condamnations moralisatrices sans réel fondement,
hormis le recours à la première fiction. Elle consiste, en effet, à
distinguer « deux » catégories d’humains : les bons, les «
vertueux », aujourd’hui les soi-disant antiracistes, et les
méchants, les « salauds », les racistes.

En vertu de cette division, les uns seraient sur Terre pour accomplir
le Bien absolu, tandis que les autres auraient été condamnés – par
qui ou par quoi..? ! – à servir les desseins d’un Diable
maléfique dans son œuvre de Mal absolu ! En clair, le choix est le
suivant : soit il y aurait « deux » natures humaines, l’une à
l’usage des bons, une sorte d’élection divine pour ainsi dire, et
l’autre réservée de toute éternité aux méchants, soit certains
privilégiés échapperaient - par miracle ! – à la seule et unique
nature commune aux six milliards et quelques humains aujourd’hui, et
demain aux neuf milliards d’individus sur Terre, sans préjuger de
leur nombre dans plusieurs siècles au rythme de l’accroissement
actuel. En conséquence, il y aurait donc des individus privilégiés
par la Nature à leur conception, mais plus sûrement d’innombrables
« hypocrites » sur la planète…

Sur ces considérations générales à propos des mensonges de la
superstition moraliste, je vous renvoie Ă  la condamnation sans appel
dépourvue de toute connotation moralisatrice, remontant à bientôt
deux mille ans, et dénonçant déjà sans ambiguïté cette « fable
» des bons et des méchants, dont la longévité semble être un
témoignage indiscutable de la pérennité de la nature humaine. Le
Christ, dans sa Parole non pervertie par la superstition religieuse qui
a usurpé son nom, avait saisi LA Vérité absolue, et c’est pourquoi
sa voix continue Ă  se faire entendre aussi parmi les non-superstitieux
: ceux qui ne confondent pas relatif et absolu dans leur «
absolutisation du relatif » exprimée par les deux fictions
dénoncées ci-dessus.

Lui, simple mortel, ni fils de Dieu ni « Dieu fait homme » selon des
expressions prises au premier degré, c’est-à-dire religieusement
parlant, avait fort justement compris qu’il n’y a ni Bien ni Mal
absolus, et pas davantage les bons et les méchants, que ce soit par
nature, ou Ă  travers leurs comportements quotidiens oĂą chacun se
conduit, tantôt en « vertueux », tantôt en « salaud », avec
assurément des différences de degré selon les circonstances et
l’intensité de ses aspirations et intérêts égoïstes dans ses
affaires d’amour, d’argent et de gloire ou honneur-vanité.
Que les uns et les autres affirment aujourd’hui du christianisme, en
tant qu’un des modes d’expression de la superstition religieuse, ce
que le Christ, mystique authentique, n’a jamais dit réellement –
cf. ci-dessus - témoigne seulement de leur penser superstitieux,
source de la perversion de ses propos de Vérité !

La troisième fiction de la superstition moraliste consiste à se
fonder en outre sur la croyance en un illusoire « libre arbitre », en
vertu duquel, comme le prétendent notamment les « politiques »,
toutes tendances confondues, il suffirait de « vouloir pour pouvoir
», comme l’atteste cette déclaration de Jack Lang : « Quand un
gouvernement veut, il peut » ! Or ceci est un énorme mensonge facile
à réfuter aussi bien sur le plan intellectuel que philosophique,
comme cela a été fait par Spinoza, dont la « nécessité » ou
déterminisme infini, y compris de notre monde lui-même, non seulement
est exempte de toute contradiction, mais permet d’invalider toutes
les promesses fondées sur le seul « libre arbitre » ; comme le
confirment les propos suivants de Mikhaïl Gorbatchev : « Rien ne peut
être fait hors du cadre d’une nécessité supérieure », laquelle
n’est rien d’autre que la nécessité spinoziste ! Pendant combien
de siècles encore, voire combien de millénaires encore, les «
politiques » - et pas seulement eux ! - continueront-ils donc à
colporter les sornettes de la superstition idéologique et moraliste en
trompant ainsi les humains ..? Sans aucun risque de me tromper : tant
qu’il y aura des hommes…

Ce long préambule sur la superstition moraliste, auquel tout candidat
potentiel à la magistrature suprême devrait, sinon adhérer ipso
facto, mais tout au moins accepter de débattre, éviterait de
continuer à condamner moralement, superstitieusement, les « autres »
; et ce, du seul fait que, face à l’Idéal, chacun est forcément
coupable, coupable de crime de lèse-Idéal ! » [Fin de citation]

Et ces trois « inquisiteurs » viendraient nous faire croire qu’ils
échappent à la réalité de leur nature humaine – par quel
miracle..? ! -, et qu’ils seraient ainsi légitimés à juger et à
condamner moralement les « autres », en raison de leur vision du
monde, ni plus ni moins absolue que toute autre ? De qui se moque-t-on
? En connaissez-vous, vous les « vertueux », des individus, des
groupes d’individus - TOUS critères d’appartenance confondus ! -,
des peuples, des nations et des Etats « IRRÉPROCHABLES » - hors
mensonge et hypocrisie..? ! C’est pourtant ce que vous voudriez nous
faire croire : « Arrêtez vos mensonges et votre hypocrisie ! Cessez
de vous dissimuler pour manipuler l’opinion à votre guise,
c’est-à-dire selon vos intérêts égoïstes et partisans ! »
Certes, l’époque a plus que largement confirmé sa « débilité
intellectuelle », a fortiori philosophique, en osant prétendre
qu’une quelconque chose humaine, fut-elle la période coloniale,
pourrait contenir « exclusivement » du négatif ; et ce, sans
qu’aucune voix autorisée n’en montre l’ « absurdité » sur
l’un et l’autre plan. Lorsque l’on parvient à faire avaler une
telle « aberration intellectuelle et philosophique mensongère », il
n’est pas surprenant que la multitude soit toute prête à imiter et
à répéter les propos des prétendus « bien-pensants », puisque
notre nature nous pousse davantage à « croire » qu’à penser «
vraiment » - en clair, à réfléchir !

Si ces trois « inquisiteurs », en particulier, n’échappent pas à
la nature humaine « immuable », comment les « antiracistes
autoproclamés » y échapperaient-ils ? J’invite toutefois ces trois
juges moralisateurs Ă  avancer leurs arguments, et pour ma part, je me
borne à observer la planète, mais pas avec des lunettes roses ! J’y
vois donc, ici et là, des génocides cambodgien et rwandais,
perpétrés par des non-Blancs, j’observe les comportements des uns
et des autres au Proche-Orient, je relève le nombre de quatre millions
de morts dans des guerres tribales au Congo, mais ma liste est loin
d’être exhaustive ; par exemple, je viens d’apprendre, pas plus
tard que ce matin, que la municipalité de Chasse sur Rhône avait
posé une plaque à la mémoire de Lounès Matoub, en y spécifiant «
victime de l’intolérance » - pas en France, en tout cas…

L’intolérance, la discrimination en général, ne se résume pas au
prétendu Mal absolu décrété ici par des « censeurs autoproclamés
» ; son champ est beaucoup plus vaste que le racisme stricto sensu ;
ainsi le nombre de victimes pour délit d’opinion, à l’échelle de
l’humanité, est-il largement plus élevé que celui des victimes
pour critère ethnique. Par ailleurs, comme cela a été amplement
précisé dans le courrier évoqué, que vous ne devez pas négliger de
prendre en compte dans une éventuelle réponse, les prétendus
antiracistes tombent à leur tour dans l’une ou l’autre forme de
discrimination : sexisme et homophobie en Afrique, par exemple ; quand
ils ne se déchirent pas entre eux, comme l’a montré la « zizanie
» entre associations antiracistes, lors de la journée contre le
racisme et l’antisémitisme du 8 novembre 2004 : ils ne sont pas
capables de s’entendre entre eux, et ils prétendent donner des
leçons de morale à la planète entière !

Pour terminer, je ne peux manquer de souligner la malhonnêteté
intellectuelle consistant à faire l’amalgame entre critique d’une
religion et racisme, à la manière de Mouloud Aounit, comme il en va
de la confusion soigneusement entretenue entre antisémitisme et
antisionisme : une association dénoncée sans aucune ambiguïté par
le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier
spirituel de Spinoza, notamment.

Dommage, d’ailleurs, que l’émission incriminée se soit terminée
sans que Mouloud Aounit n’ait eu le temps de répondre à Jean-Yves
Camus, qui venait de reconnaître le droit légitime de critiquer la
religion, fut-ce l’islam, quand on sait que Mouloud Aounit est un
spécialiste des procès en sorcellerie – cf. procès intentés à
Michel Houellebecq et Ă  Philippe Val -, sans oublier son intention
avortée de faire instituer un « délit de blasphème » ; je suis
d’autant plus autorisé à parler des propos de Mouloud Aounit que
j’attends encore sa réponse au courrier adressé au MRAP entre le 28
août 2002 et le 16 octobre 2005 – soit une dizaine de courriers
divers !

Dans l’attente de vos objections éventuelles, pour lesquelles je
dispose de solides arguments déjà exposés ici et là, je vous
remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames,
Messieurs, mes salutations distinguées.

Annexe : La lâcheté des élites

  Accusé de réception

Merci !

Votre message a bien été envoyé et sera traité dans les plus brefs
délais.
Merci de votre fidélité…
Re: J'ACCUSE : "Assez de mensonges et de manipulation" !
#51
Author: fda
Date: Thu, 30 Nov 2006 15:45
8 lines
1310 bytes
erictoulouse wrote:

> France Culture
> 116, avenue du Président Kennedy
> 75016 PARIS

Il existe un forum de France-Culture. Tes avis y seront peut-�tre plus 
appropri�es. Salue Laurent Nadot de ma part � l'occasion :-D
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