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Thread View: fr.comp.os.linux
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1 total messages Started by Vigilant Automate Mon, 19 Feb 1996 00:00
** INFORMATIONS LINUX **
#97
Author: Vigilant Automate
Date: Mon, 19 Feb 1996 00:00
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Archive-name: linux/info-sheet.fr
Last-modified: 16 Feb 1996

                    [ Article poste automatiquement trois fois par mois ]


  FEUILLE D'INFORMATIONS LINUX
  d'apres M.K. Johnson


  1.  Linux - Introduction



  Linux   est   une   libre   implementation   totalement  gratuite  des
  specifications POSIX, avec des extensions System V et Berkeley (Ce qui
  signifie  qu'il  ressemble  a  Unix,  mais ne  provient  pas  du  tout
  des  memes sources),  qui  est  disponible a  la  fois  sous forme  de
  code  source  et binaires.  Il  est  propriete  de Linus  B.  Torvalds
  (torvalds@cs.helsinki.fi) ainsi que  des  autres  contributeurs  a  ce
  projet   et  est   librement diffusable  selon les  termes de  la "GNU
  Public License".

  Linux fonctionne uniquement sur des machines 386/486 possedant un  bus
  ISA   ou  EISA,   et  les  Pentiums. MCA  (le bus  proprietaire d'IBM)
  n'est  pour l'instant  pas reconnu  car il  y a  peu de  documentation
  disponible,   mais   il  existe   malgre   tout   des  "patches"  pour
  certaines machines. Le portage vers d'autres architectures n'etant pas
  prevu  a l'origine,  il  a  ete initialement  difficile  car le  noyau
  utilise abondamment les primitives de  gestion de memoire et de taches
  du processeur  386. A l'heure actuelle,  les choses ont bien  change :
  l'evolution de ce noyau le rendant de plus en plus general, un portage
  vers diverses architectures Mototola 680x0 a ete effectue, et d'autres
  plate-formes sont de temps a autres evoquees. (Des portages sur ALPHA,
  MIPS,  Sparc, PowerPC  et  PowerMAC ont  commence).  La version  680x0
  fonctionne  deja  de  maniere  satisfaisante sur  Amiga  et  Atari  et
  necessite un 68020 avec MMU, un 68030  ou encore un 68040 ; un FPU est
  egalement necessaire.

  Les bus PCI  et VLB sont supportes, toutefois le  circuit SCSI NCR qui
  equipe   beaucoup  de   machines   a  pose des  problemes ;  le pilote
  est maintenant inclus dans le noyau 1.2.

  Bien que Linux  ait atteint, en Mars 1994,  une certaine maturite avec
  la  version   1.0,   le  systeme   reste   toujours en  developpement.
  Certains bogues mineurs seront  corriges dans les prochaines versions,
  et de  nombreuses fonctionnalites  nouvelles sont implementees  au fil
  des mois : Linux se developpe  rapidement,  une  nouvelle  version  de
  test sort pratiquement tous les quinze jours.

  Le  noyau est tres stable depuis  longtemps et la plupart des versions
  recentes peuvent  etre utilisees  24H/24 pendant  des mois  sans aucun
  reamorcage, plantage  ou erreur  fatale. Certains sites  ne reamorcent
  leurs machines Linux qu'a  l'occasion d'un changement majeur  dans  le
  noyau.

  La  version  1.0 signifie  simplement  que  l'equipe des  developpeurs
  Linux considere que le systeme  est suffisament stable et complet pour
  etre  utilise   comme tout  autre systeme  d'exploitation.  La version
  1.2 a apporte nombre d'ameliorations et prend en  charge  beaucoup  de
  nouveaux peripheriques.

  Il  faut  garder  a  l'esprit  que Linux est developpe selon un modele
  ouvert et  reparti, contrairement  a la plupart  des logiciels  qui le
  sont selon un modele ferme et centralise. Ceci signifie que la version
  courante  de developpement  est toujours  publique (avec  une ou  deux
  semaines  de retard)  afin que  tout le  monde puisse  l'utiliser. Une
  version apportant de nouvelles fonctionnalites contient par consequent
  presque toujours  des bogues,  mais ceux-ci  sont trouves  et corriges
  rapidement, souvent  en quelques  heures, car  ceux qui  y travaillent
  sont nombreux.  Il est donc  facile pour  un utilisateur final  de les
  eviter.
  A  l'oppose, le  modele ferme  et  centralise signifie  que seule  une
  personne ou une equipe travaille sur  le projet, et qu'elle ne diffuse
  un  programme que  lorsqu'elle considere  qu'il fonctionne  bien. Ceci
  entraine  souvent  de  longs intervalles entre les  versions, de longs
  delais avant correction  des   bogues   et  un   developpement   moins
  rapide.  Bien  sur, la version la  plus recente d'un programme realise
  ainsi est souvent de  meilleure qualite,  mais le developpement en est
  souvent bien plus lent.

  Au   15  Fevrier  1996,  la  version a jour de Linux est 1.2.13, et la
  version de developpement est 1.3.64.

  Si vous voulez  etre certain de posseder une  version stable de  Linux
  adoptez la version 1.2.13 ou attendez eventuellement quelques semaines
  qu'un nouveau "patchlevel"  soit bien teste et repute stable.

  La version 1.2 est celle  de reference, stable,  destinee  a  etre  la
  plate-forme   fiable   de  developpement de  la  version  1.3,  qui va
  permettre  d'ajouter  de  nouvelles  possibilites  et  d'essayer   des
  solutions  audacieuces  et modernes au  coeur de Linux. La version 1.0
  est maintenant  obsolete.   Une  fois   arrivee   a  maturite,   cette
  version  1.3  donnera  naissance a  Linux 1.4, et le jeu continuera de
  plus belle (il est toutefois question d'appeler la  prochaine  version
  2.0, l'avenir nous le dira).




  2.  Caracteristiques de Linux



  o  multitache : execute plusieurs programmes en meme temps.

  o  multi-utilisateurs  : supporte  plusieurs  utilisateurs actifs  sur
     la   meme  machine   en   meme  temps   (et  sans   licence  multi-
     utilisateurs !).

  o  execution en mode protege 386.

  o  protection  de la memoire entre les processus, afin qu'un programme
     ne  puisse a lui seul  compromettre le fonctionnement de l'ensemble
     du systeme.

  o  chargement  des  executables  a   la  demande : Linux ne lit sur le
     disque que  les parties effectivement utilisees d'un programme.

  o  partage  des  pages  entre  executables  avec  copie  a l'ecriture.
     Cela   signifie  que  des  processus  multiples peuvent partager la
     meme memoire. Lorsque  l'un tente d'y ecrire, cette page  (4Ko   de
     memoire)   est  copiee  ailleurs. Ceci  accroit les performances et
     reduit l'occupation memoire.

  o  memoire virtuelle utilisant la pagination (et non pas le "swap"  de
     processus  entiers)  sur  disque, grace a une partition, un fichier
     ou les  deux, avec la  possibilite  d'ajouter   et  de  retirer  de
     nouvelles   zones de swap dynamiquement.  8 zones de 128 Mo peuvent
     etre utilisees simultanement,  soit  un  total  de  1  Go  de  swap
     disponible.

  o  une   reserve   de  memoire   commune  aux   programmes utilisateur
     et au  cache disque  (afin que  toute la  memoire libre puisse etre
     utilisee  pour  le  cache  et   qu'il  puisse  etre reduit  lors de
     l'execution de  gros programmes)   :  Linux  utilise  au  mieux   a
     chaque instant TOUTE  la memoire disponible sur la machine.

  o  des   bibliotheques  partagees  liees  dynamiquement  (DLL)  ;  des
     bibliotheques    statiques   sont    bien     entendu     egalement
     disponibles.

  o  sauvegarde  (core-dump)  a  des  fins  d'analyse post-mortem  grace
     a un  debogueur  en  cas de  plantage  d'un programme.

  o  tres  conforme a  POSIX,  compatible  System V  et  BSD au   niveau
     programme  source.  Support des  binaires  COFF  et ELF.

  o  tous   les  sources   sont  disponibles  : le  noyau,  les pilotes,
     les outils  de developpement  et tous  les programmes utilisateurs.
     De plus, ils sont librement diffusables.

  o  Controle de processus POSIX (job control).

  o  pseudo-terminaux (pty's).

  o  emulation  387  dans le  noyau  afin qu'il  ne soit  pas necessaire
     de  l'inclure dans   les  programmes.   Tout  ordinateur  executant
     Linux  semble   ainsi  dote  d'un  coprocesseur mathematique.  Bien
     entendu,   si  votre  ordinateur  comporte deja   un  coprocesseur,
     Linux   l'utilisera  a   la  place   de  l'emulation.  Vous pourrez
     recompiler  votre noyau pour eliminer le code  de l'emulateur (dont
     les  fonctions  seront  prises en charge par la FPU), et gagner  un
     peu  de memoire vive,

  o  de  nombreux  claviers  nationaux ou  personnalises   sont  definis
     et il est assez facile d'en ajouter de nouveaux.

  o  consoles     virtuelles     multiples    :    plusieurs    sessions
     independantes  accessibles  par    une   combinaison   de   touches
     (independamment de la carte video utilisee).

  o  plusieurs    systemes     de   fichiers    reconnus   comme minix-1
     et  Xenix,  en   plus  d'un  systeme  avance (ext2fs), offrant  des
     noms de 255 caracteres et une taille pouvant atteindre 4 TB.

  o  acces    transparent  aux  partitions  MS-DOS   (ou  aux partitions
     FAT OS/2) via un  systeme de fichiers special  :  vous  n'avez  pas
     besoin de  commandes particulieres pour utiliser une partition DOS.
     Elle  ressemble a une partition  Unix (sauf pour la taille du   nom
     des  fichiers,  les   permissions  d'acces,  etc).  Les  partitions
     compressees  de  MS/DOS 6  ne  sont pas  encore reconnues.

  o  Support en  lecture seule du systeme  de fichiers HPFS-2 de OS/2  V
     2.1.

  o  systeme  de  fichiers  ISO 9660, lisant  tous les  formats standard
     de CD-ROM.

  o  TCP/IP, incluant ftp, telnet, NFS, etc.

  o  X  Window   System   (X11R6)   sous    la    forme    de    XFree86
     3.1,supportant   l'essentiel   des   cartes  video  et  des  souris
     disponibles   sur   PC    (y   compris    la    carte    monochrome
     Hercules...).

  o  Support des principales cartes sonores.


  3.  Considerations materielles




  3.1.

  Configuration minimale


  La   configuration   suivante   est  probablement   la   plus   petite
  configuration  possible   sur  laquelle  tourne   Linux  : 386SX/16, 2
  Mo  RAM,  un   lecteur  1.44   Mo  ou 1.2  Mo, n'importe quelle  carte
  video  reconnue.  Elle  devrait  vous  permettre d'amorcer  le systeme
  et  de   tester  si   Linux tourne  sur votre  machine, mais  vous  ne
  serez pas  en  mesure de  faire quoi  que  ce  soit   d'utile.    (NDR
  :  4  Mo  sont  quasiment indispensables.)

  Pour  y parvenir, vous aurez aussi  besoin d'espace disque : 5 a 10 Mo
  devraient  suffire pour un systeme  minimal  ne  comportant  que   les
  commandes   les  plus   importantes et  peut-etre une  ou deux petites
  applications,  comme   par  exemple  un   programme   d'emulation   de
  terminal.  Ceci   reste  tres,  tres  limite   et  tres inconfortable,
  puisqu'il ne  reste pas assez de  place pour faire quoi  que ce  soit,
  sauf   grace  a  de  minuscules applications.  Ceci n'est generalement
  pas recommande,  sauf pour  tester si  le noyau  fonctionne  et   bien
  sur   pour   pouvoir  se   vanter  des faibles  ressources materielles
  necessaires.


  3.2.

  Configuration recommandee


  Si    vous   souhaitez    utiliser    des   programmes     travaillant
  intensivement,  comme  gcc,  X  et  Tex, vous voudrez probablement  un
  processeur  plus   rapide   qu'un  386SX/16,   qui  devrait  cependant
  suffire si vous etes patient.

  En   pratique,   vous   avez   besoin   d'au   moins   4  Mo  si  vous
  n'utilisez pas  X11, et au  moins 8  Mo si vous  l'utilisez. De  plus,
  si   vous  voulez  qu'il y  ait  simultanement  plusieurs utilisateurs
  ou   plusieurs   gros  programmes   (comme   des  compilations),  plus
  de  4   Mo  sont  souhaitables.   Tout fonctionnera avec moins  de RAM
  (meme  avec 2 Mo),  mais Linux utilisera alors  la  memoire  virtuelle
  (le  disque   dur   servant  de   memoire   lente)  et l'ensemble s'en
  trouvera considerablement ralenti, au point de s'averer  inutilisable.

  La  quantite d'espace disque necessaire depend des programmes que vous
  voulez  installer.  La  serie  de base  des  utilitaires,  shells   et
  programmes  d'administration devrait tenir sur  un peu moins de 10 Mo,
  plus un peu de place pour  les fichiers utilisateurs. Pour un  systeme
  plus   complet, Il  est courant  d'obtenir des  valeurs de  l'ordre de
  20/30 Mo si vous n'utilisez pas X Window, et 40 Mo dans le cas de  son
  installation  (il  n'est ici  question que  des binaires,  les sources
  demeurent  "nettement"  plus  encombrants).  Ajoutez  l'espace  disque
  que  vous  voulez reserver aux utilisateurs. Etant donne le prix de la
  memoire de masse   de  nos  jours,   si  vous  achetez   une  nouvelle
  machine,   il est  ridicule de  l'equiper  d'un disque  dur de  faible
  capacite.  Prenez au  moins 200  ou 300  Mo, vous  ne le   regretterez
  jamais.

  Ajoutez  plus de  memoire, de  disque dur,  un processeur  plus rapide
  selon  vos besoins,  vos souhaits  et votre  budget pour aller au-dela
  d'un   systeme  a  peine utilisable.  En general, la grosse difference
  entre Linux  et MS-DOS est qu'ajouter de la memoire a  Linux  entraine
  un  gros  gain  de performances, ce qui n'est pas vraiment le cas avec
  MS-DOS. Ceci est bien sur en rapport  avec   la  limite  des  640   Ko
  directement exploitables sous MS-DOS.

  Si  vous  trouvez votre systeme trop lent, AJOUTEZ DE LA MEMOIRE avant
  de  depenser des  sommes folles  pour un   processeur  plus  puissant.
  Sur  un   386,  passer   de  4 a  8 Mo  de memoire  peut multiplier la
  vitesse d'execution par un facteur de 10 ou 20...


  3.3.  Materiel supporte



  o  Unites   centrales   :   toutes   celles    qui    executent    des
     programmes   en  mode   protege  386 (tous  les modeles  de  386 et
     486 conviennent. Les 286  ne conviennent pas  et   ne  conviendront
     jamais).   Une  version  pour les processeurs  680x0 (avec x=2 plus
     MMU externe, 3  et  4)  qui  fonctionne  sur  Amiga  et  Atari  est
     en   cours   de  developpement. Des portages sur PowerPC,  Alpha et
     MIPS sont aussi en cours.

  o  Architecture  PC :  bus ISA  et  EISA, ainsi  que  le   bus  local.
     Par contre, MCA ne convient pas.

  o  RAM  :  en  theorie,  jusqu'a  un  1 Go, mais autant de memoire n'a
     jamais  ete teste. Certaines personnes  (dont Linus  Torvalds)  ont
     remarque   qu'ajouter  de   la  memoire  sans   dans le  meme temps
     augmenter la  quantite de cache  peut ralentir leur   machine  dans
     des  proportions  considerables. Attention  donc. Au-dela de 64 Mo,
     il faut  specifier la  quantite de memoire  en parametre   lors  de
     l'amorcage  car  le  BIOS des PC est bogue et  ne sait pas indiquer
     plus de 64 Mo.

  o  Stockage  des   donnees  :   les  disques  AT    generiques   (IDE,
     controleurs   de   disque   dur   16  bit avec  MFM  ou  RLL)  sont
     reconnus,  comme les  disques durs  SCSI  et   les  CD-ROMS   dotes
     d'une   carte   SCSI   adequate.   Les  controleurs  generiques  XT
     (controleurs  8 bits  avec MFM  ou  RLL)   necessitent  un   pilote
     special   qui   fait   partie    de  la  distribution  standard  du
     noyau.

  o  Les cartes  SCSI reconnues sont  : Adaptec 1542,  1522 et  1740  en
     mode etendu, Seagate ST-01 et 02, Future Domain de la serie TMC-88x
     (et  toutes les  cartes   basees  sur   la  puce  TMC950)   et  les
     TMC-1660/1680, Ultrastor  14F, 24F et 34F,  Western Digital WD7000,
     Bustek,  DPT,  Always.  lecteurs  de  bande  SCSI  et  QIC-02  sont
     egalement reconnus. Le  support des bandes QIC-80  est en beta-test
     depuis  une eternite,  mais fonctionne,  ainsi que  le pilote  pour
     cartes  2842/2940.  Plusieurs  modeles  de  CD-ROM  non  SCSI  sont
     supportes, dont Matsushita/Panasonic,  Mitsumi, Sony, Soundblaster,
     Toshiba, ATAPI.

  o  Video  :  les cartes VGA, EGA, CGA et Hercules fonctionnent en mode
     texte. Pour  les modes  graphiques, les  cartes Hercules, EGA,  VGA
     normales,   quelques   cartes super  VGA  (la plupart  des cartes a
     base  de  puces   ET-3000,  ET-4000,  Paradise  et   Trident),   De
     nombreuses  cartes S3 sont reconnues,  ainsi que 8514/A, ATI MACH8,
     ATI MACH32 et Hercules.  Linux  utilise le  serveur X  XFree86,  ce
     qui  determine  quelles  cartes  fonctionnent. Les  performances de
     certaines cartes accelerees sont impressionnantes.

     N'achetez pas de carte video de marque  Matrox  :  ce  constructeur
     refuse de fournir les specifications necessaires a la programmation
     d'un pilote gratuit et en sources, permettant de les exploiter sous
     Linux.  Elles ne sont supportees que par une version commerciale de
     X Window, Xinside.

  o  Reseau :  Western Digital 80x3, ne1000,  ne2000, 3com503,  3com509,
     3com589  PCMCIA,  Allied  Telliesis AT1500 (connue comme l'une  des
     plus  rapides  et des  moins  cheres),  adaptateurs d-link  pocket,
     SLIP,   CSLIP,  PLIP   (IP  sur  ports paralleles), PPP,   et  bien
     d'autres...  De   nouveaux  pilotes   sortent regulierement.

  o  Autre materiel   :  Cartes  Soundblaster,   ProAudio  Spectrum  16,
     Gravis   Ultrasound,   cartes   AST  Fourport  (avec  quatre  ports
     serie), plusieurs   modeles  de  cartes  multiserie   Boca,  Usenet
     Serial  Card  II,  cartes serie  intelligentes  Cyclades  Cyclom et
     Comtrol Rocketport,  plusieurs  types  de  souris  bus  (Microsoft,
     Logitech, PS/2 ).



  4.  Programmes disponibles

  Liste tres incomplete de quelques programmes disponibles.

  La  plupart  des   outils et des programmes  classiques d'Unix ont ete
  portes  vers Linux, ce  qui comprend presque  tous les programmes  GNU
  et   plusieurs  clients  X provenant  de diverses sources. En fait, le
  mot  "portage"  est   souvent   exagere,   puisqu'un   grand    nombre
  d'applications   ont  ete   compilees  sans modification ou presque en
  raison  de la forte conformite POSIX de  Linux.  Malheureusement,   il
  n'existe    pour   le    moment  qu'assez   peu  d'applications   pour
  utilisateurs finaux.   Voici  neanmoins  une  liste  tres  reduite  de
  programmes qui fonctionnent sous Linux.


  o  Commandes   Unix  de   base   :   ls,  tr,   sed,   awk,  etc   ...
     Pratiquement tout y est.

  o  Outils de developpement : gcc, gdb, make, bison, flex,  perl,  rcs,
     cvs, prof.

  o  Langages   et  environnements  :   C,  C++, Objective  C, Modula-3,
     Modula-2,  Oberon, ADA,  Pascal,  Fortran,   ML,  scheme,   Tcl/tk,
     Perl, Python, Common Lisp, et bien d'autres.

  o  Environnements graphiques :  X11R6 (XFree86), MGR.

  o  Editeurs   :  GNU   Emacs,  Lucid  Emacs, MicroEmacs,  jove, epoch,
     elvis, joe, pico, jed, vim (clone vi).

  o  Shells : Bash, zsh (incluant  la  compatibilite  ksh),  tcsh,  csh,
     pdksh,  rc, ash et bien d'autres.

  o  Telecommunications   :    Taylor  (compatible   BNU)  UUCP, kermit,
     szrz   (Zmodem),  minicom,   pcomm,    xcomm,   term/slap  (execute
     plusieurs  shells sur  une seule ligne telephonique) et Seyon. PPP,
     SLIP, CSLIP.

  o  News  et mail :  INN, Tin,  Smail, C-news,  trn,  nn,   elm,  pine,
     mh, sendmail,...

  o  Traitements  de   texte  :  TeX, LaTeX,  groff, doc,  ez, Linuxdoc-
     SGML.

  o  Jeux :  Nethack, plusieurs jeux sous X11, dont DOOM.

  Tous ces programmes (qui ne  representent pas le centieme  de  ce  qui
  existe) sont bien entendu disponibles gratuitement.

  (NDR  : une  liste des  programmes portes  pour Linux  est disponible.
  Elle  est  contenue  dans le  fichier  LSM*.*,  ou Linux Software Map)


  5.  Qui utilise Linux ?


  Linux  est disponible  gratuitement, et  il n'est  demande a  personne
  d'enregistrer ses  copies  a  une autorite  quelconque  ; aussi est-il
  tres difficile  de savoir combien  de personnes  dans le monde peuvent
  utiliser ce systeme d'exploitation.  Plusieurs  societes  commerciales
  se  consacrent   exclusivement  a la vente et  au support de Linux (ce
  n'est pas interdit)  mais leur clientele  ne constitue qu'une minorite
  parmi les utilisateurs de Linux.

  Les  groupes  Linux  sur  Usenet  sont  parmi  les  plus lus selon les
  statistiques,  on  pourrait  donc  avancer  un  nombre   de  plusieurs
  centaines de milliers  d'utilisateurs ou de personnes interessees.

  Toutefois,  Harald   T. Alvestrand a decide  d'essayer de compter tant
  bien  que mal les  utilisateurs de Linux.  Il demande  que,   si  vous
  utilisez  ce   systeme,  vous   postiez  un   courrier electronique  a
  l'adresse   :  linux-counter@uninett.no,  avec  l'une    des   phrases
  suivantes  dans  le   SUJET  du  message : "I use  Linux at  home", "I
  use Linux  at work", ou  "I  use  Linux  at  home and  at  work".   Il
  compte  aussi   les   votes   contenant   "I  don't   use  Linux",  au
  passage.   Il   diffuse    periodiquement   ces   statistiques    dans
  comp.os.linux.misc.  Il   est possible  de remplir  un formulaire plus
  detaille,  pour  enregistrer  des  amis  n'ayant  pas  la  possibilite
  de poster du courrier electronique.

  Ce  compteur  est fatalement assez  pessimiste. Lors de  la conference
  Linux de Berlin de 1995, il  a ete annonce une estimation a plus  d'un
  million   d'utilisateurs   actifs   dans  le   monde   ;   sans  autre
  precision quant au mode de determination de ce nombre.


  6.  Documentation


  Matt Welsh  a ecrit  un  guide   de  plus   de  300   pages  decrivant
  comment  installer   et  configurer  Linux. Il  est disponible sur les
  principaux sites diffusant le systeme, sous la forme de sources  LaTeX
  aussi  bien  que   DVI,  PostScript,  et   ASCII.  (Cet ouvrage a  ete
  traduit en  francais, vous  le  trouverez   sur  les  sites  diffusant
  Linux  en  france  en  sources LaTeX, sortie DVI et PostScript sous le
  nom install-guide-french-2.2.2.*).

  Il est aussi  vendu par certaines personnes  ou organismes sous  forme
  imprimee.  De  meme,   le  projet  de  documentation Linux (Linux  Doc
  Project,  LDP), diffuse  plusieurs  autres   ouvrages  dans   un  etat
  d'avancement     plus   ou    moins    complet.   Lisez    le   groupe
  comp.os.linux.announce,   Linux  est  en   passe  d'etre  aussi   bien
  documente que ses equivalents commerciaux... Et ceci gratuitement bien
  sur.

  Dans  le commerce,  il faut  noter la  sortie de   deux  ouvrages   en
  version  francaise chez  O'Reilly : "Le systeme  Linux", guide de plus
  de 600 pages par Matt Welsh, et "Administration  Reseau  sous  Linux",
  par   Olaf   Kirch.   Les  titres   originaux   de   ces  livres  sont
  respectivement  "Running   Linux"  et  "Linux  Network  Administration
  Guide".  Ce  dernier   est  disponible en telechargement gratuit, sous
  forme  de son code source  LaTeX (l'archive s'appelle
   nag.french.eoit-1.0.tar.gz.






  7.  Comment se procurer Linux en France


  7.1.

  Par l'Internet


  Si  vous avez  la  chance   d'acceder  a   une  machine   connectee  a
  l'Internet,  vous pouvez  recuperer  Linux facilement  sur l'un de ces
  sites :



           Nom du site                    Adresse IP       Repertoire Linux
           =============================  ===============  ================
           ftp.ibp.fr         (FRANCE)    132.227.77.!`9<\;E)##M
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