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Article #47Re: Ségolène et liberté d'expression
From: lamouroux.maurice
Date: Wed, 22 Nov 2006 10:17
Date: Wed, 22 Nov 2006 10:17
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Puisque Jésus-Christ est ici invoqué ! Je dis combat de purs , combat d'anges or : Tous sont pêcheurs et gratuitement justifiés par la grâce de Dieu en Jésus-Christ ( Voir Luthéranisme dans wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Luth%C3%A9ranisme ) Geoges Freyche à côté de qui je me trouvais il y a 2 ans au Musée du Désert - Il n'en sait rien rassurez vous - et qui avec moi reçut l'absolution pour ses péchés ... Ségolène Royal à qui je souhaite bon vent . Elle est vraie, c'est sa culture mais je sais aussi qu'elle est laïque et pour moi c'est l'essentiel. et vous qui nous livrez ici un festival culturel incroyable et qui aimez le verbe en le maniant avec une conviction que je respecte. Maurice, valence france erictoulouse a écrit : > Ségolène et liberté d'expression > > > > Le 22 novembre 2006 > > Objet : > « Moralisme et liberté d’expression » > > > Madame Ségolène Royal > Parti Socialiste > 10 rue de Solferino > 75007 PARIS > Fax : 01 47 05 15 78 > > [A l’attention du Bureau directeur et des élus socialistes] > > > Madame, > > > Votre condamnation « moralisatrice » bien-pensante des récents > propos de George Frêche sur la composition de l’équipe de France de > football est une atteinte incontestable au principe de liberté > d’opinion et d’expression au nom de la morale, et elle augure fort > mal de votre intention affichée de changer la France - voire le monde, > tant qu’à y être ! -, sans reparler en détail ici de votre > fallacieuse promesse d’instaurer un prétendu « ordre juste », > dénoncée par ailleurs comme une « aberration intellectuelle et > philosophique mensongère » - cf. lettres des 4 et 17 septembre ainsi > que celle du 5 octobre 2006, toujours à votre disposition. > > Toutefois, vous n’avez pas daigné pour autant en débattre, > c’est-à-dire apporter au moins des arguments, sur l’un ou > l’autre plan, pour conforter votre proposition qui s’avère être > une « impossibilité absolue », philosophiquement parlant, comme cela > peut être aisément démontré, à condition de ne pas refuser le > véritable débat d’idées. > > Par « véritable » débat d’idées, j’entends celui qui ne > consiste pas à opposer « à l’infini » des points de vue « > relatifs partisans » à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, > mais à les confronter, tous sans exception, à LA Vérité éternelle > absolue : celle qui met un terme définitif, un arrêt indépassable, > à notre entendement humain, et qui est exempte de toute contradiction > ou incohérence, car le « VRAI » ne saurait être « absolument » > vrai, dès lors qu’il comporte une seule contradiction, voire un > position opposée. > > Par son caractère « absolu », dont je suis tout disposé à > débattre, LA Vérité éternelle invalide toutes les vérités de > notre monde humain, y compris celles de la Science, en les renvoyant à > leur « relativité », alors que la superstition moraliste ou > moralisme [Morale et condamnation moralisatrice des « autres », au > nom de LA Morale : laquelle ?], à l’exemple de la superstition > religieuse, toutes religions confondues – monothéistes ou non -, > métaphysique [Doctrine matérialiste et scolastique idéaliste], et > idéologique – toutes les idéologies sans exception – > altermondialisme inclus -, les fait fictivement passer pour autant de > vérités absolues. Cette « relativité » incontestable a déjà > été illustrée par la devise bien connue : « Vérité en deçà des > Pyrénées, erreur au-delà », mais elle n’empêche pas pour autant > de continuer à condamner moralement ici ce qui est accepté là-bas ! > Libre à vous de contester ce point de vue, à la condition expresse > d’établir rationnellement et philosophiquement le contraire… > > La superstition moraliste contemporaine continue assurément à se > fonder sur la religion, avec les conséquences funestes constatées sur > la marche du monde au nom des divers « Dieux » et de leurs morales > plurielles, mais de surcroît aujourd’hui sur le catéchisme > soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des > droits de l’homme, dont chacun, sauf à être déficient mental ou de > mauvaise foi, est bien obligé de constater qu’il se caractérise > seulement par son inobservation réellement universelle, attestée par > l’actualité internationale la plus brûlante. > > Or, dans la religion comme dans l’idéologie, le moralisme se fonde > précisément sur trois fictions consistant précisément à « > absolutiser le relatif », ce qui est le critère fondamental de la > Superstition dans les divers modes d’expression évoqués ci-dessus. > > La première fiction concerne les valeurs morales relatives de Bien et > de Mal que des « censeurs autoproclamés » s’autorisent à > décréter « absolues », à « absolutiser », au mépris de LA > Vérité puisque tout est relatif et rien n’est absolu dans notre > monde humain – sauf à vous d’établir le contraire ! Ce véritable > tour de passe-passe, transformant des vérités relatives en Vérité > absolue, permet ensuite de « museler » l’opinion au profit d’une > bien-pensance représentée par des « vertueux » dont la > caractéristique principale est de reprocher aux autres ce qu’ils ont > fait hier, et qu’ils recommenceront demain à la première occasion > où leurs intérêts de toutes sortes l’exigeront, quitte à > pratiquer une morale à sens unique et une politique du « deux poids, > deux mesures ». > > Pour imposer à l’opinion ce qu’il est « bien » de penser, à > savoir le trop fameux « politiquement correct », et ce qu’elle est > autorisée à dire publiquement, car l’anonymat des urnes et des > sondages bouleverse la donne, l’époque actuelle dispose d’un > puissant réseau médiatico-financier dont le matraquage > politico-médiatique incessant a recours, le cas échéant, au > terrorisme intellectuel d’Etat au moyen d’une Justice aux ordres, > qui condamne a priori sans analyser au fond. Ainsi tel mot sert-il aux > « bien-pensants » à couvrir d’opprobre leurs opposants - en clair, > ceux qui contrarient leurs intérêts de toutes sortes : comme si un > mot pouvait faire l’objet d’un consensus absolu, sauf à > absolutiser précisément sa signification au gré des circonstances > favorables ou défavorables pour les uns et les autres. > > La seconde fiction du moralisme se rapporte à la division artificielle > des humains en deux catégories, très pratique pour jeter des > anathèmes et autres condamnations moralisatrices sans réel fondement, > hormis le recours à la première fiction. Elle consiste, en effet, à > distinguer « deux » catégories d’humains : les bons, les « > vertueux », aujourd’hui les soi-disant antiracistes, et les > méchants, les « salauds », les racistes. > > En vertu de cette division, les uns seraient sur Terre pour accomplir > le Bien absolu, tandis que les autres auraient été condamnés – par > qui ou par quoi..? ! – à servir les desseins d’un Diable > maléfique dans son œuvre de Mal absolu ! En clair, le choix est le > suivant : soit il y aurait « deux » natures humaines, l’une à > l’usage des bons, une sorte d’élection divine pour ainsi dire, et > l’autre réservée de toute éternité aux méchants, soit certains > privilégiés échapperaient - par miracle ! – à la seule et unique > nature commune aux six milliards et quelques humains aujourd’hui, et > demain aux neuf milliards d’individus sur Terre, sans préjuger de > leur nombre dans plusieurs siècles au rythme de l’accroissement > actuel. En conséquence, il y aurait donc des individus privilégiés > par la Nature à leur conception, mais plus sûrement d’innombrables > « hypocrites » sur la planète… > > Sur ces considérations générales à propos des mensonges de la > superstition moraliste, je vous renvoie à la condamnation sans appel > dépourvue de toute connotation moralisatrice, remontant à bientôt > deux mille ans, et dénonçant déjà sans ambiguïté cette « fable > » des bons et des méchants, dont la longévité semble être un > témoignage indiscutable de la pérennité de la nature humaine. Le > Christ, dans sa Parole non pervertie par la superstition religieuse qui > a usurpé son nom, avait saisi LA Vérité absolue, et c’est pourquoi > sa voix continue à se faire entendre parmi les non-superstitieux : > ceux qui ne confondent pas relatif et absolu dans leur « > absolutisation du relatif » exprimée par les deux fictions > dénoncées ci-dessus. > > Lui, simple mortel, ni fils de Dieu ni « Dieu fait homme » selon des > expressions prises au premier degré, c’est-à-dire religieusement > parlant, avait fort justement compris qu’il n’y a ni Bien ni Mal > absolus, et pas davantage les bons et les méchants, que ce soit par > nature, ou à travers leurs comportements quotidiens où chacun se > conduit, tantôt en « vertueux », tantôt en « salaud », avec > assurément des différences de degré selon les circonstances et > l’intensité de ses aspirations et intérêts égoïstes dans ses > affaires d’amour, d’argent et de gloire ou honneur-vanité. > > Que les uns et les autres affirment aujourd’hui du christianisme, en > tant qu’un des modes d’expression de la superstition religieuse, ce > que le Christ, mystique authentique, n’a jamais dit réellement – > cf. ci-dessus - témoigne seulement de leur penser superstitieux, > source de la perversion de ses propos de Vérité ! > > La troisième fiction de la superstition moraliste consiste à se > fonder en outre sur la croyance en un illusoire « libre arbitre », en > vertu duquel, comme le prétendent notamment les « politiques », > toutes tendances confondues, il suffirait de « vouloir pour pouvoir > », comme l’atteste cette déclaration de Jack Lang : « Quand un > gouvernement veut, il peut » ! Or ceci est un énorme mensonge facile > à réfuter aussi bien sur le plan intellectuel que philosophique, > comme cela a été fait par Spinoza, dont la « nécessité » ou > déterminisme infini, y compris de notre monde lui-même, non seulement > est exempte de toute contradiction, mais permet d’invalider toutes > les promesses fondées sur le seul « libre arbitre » ; comme le > confirment les propos suivants de Mikhaïl Gorbatchev : « Rien ne peut > être fait hors du cadre d’une nécessité supérieure », laquelle > n’est rien d’autre que la nécessité spinoziste ! Pendant combien > de siècles encore, voire combien de millénaires encore, les « > politiques » - et pas seulement eux ! - continueront-ils donc à > colporter les sornettes de la superstition idéologique et moraliste en > trompant ainsi les humains ..? > > Ce long préambule sur la superstition moraliste, auquel tout candidat > potentiel à la magistrature suprême devrait, sinon adhérer ipso > facto, mais tout au moins accepter de débattre, éviterait de > continuer à condamner moralement, superstitieusement, les « autres » > ; et ce, du seul fait que, face à l’Idéal, chacun est forcément > coupable, coupable de crime de lèse-Idéal ! > > J’en viens pour terminer à la déclaration du « sélectionneur » > Georges Frêche, que j’approuve presqu’entièrement sur le fond, à > la réserve de taille près que tous les « Blancs » ne sont pas nuls > en football, comme le onze Italien, remplaçants compris, vient de le > démontrer. Pour le reste, l’opinion de Georges Frêche n’est pas > seulement partagée par Alain Finkielkraut, mais par nombre de > supporters de la quasi-totalité des autres équipes européennes > qu’il n’est pas nécessaire de citer ici, puisque « cela se voit > » sur le terrain ! > > En quoi serait-il « moralement » condamnable de constater et de dire > que neuf joueurs de couleur dans l’équipe de France de football > n’est pas représentatif de la composition « actuelle » de la > population française, sauf aux partisans de la discrimination positive > – donc d’une rigoureuse « proportionnalité » égalitariste ! – > d’établir le contraire. Par ailleurs, puisque l’occasion est > propice aux « bien-pensants » pour revenir sur les harkis, y a-t-il > à leur sujet une seule et unique vérité, ou bien les anciens > combattants du FLN n’ont-ils pas aussi le droit de les considérer > comme « traîtres » à leur cause, puisqu’ils étaient > implicitement partisans de l’ « Algérie française » - sinon > pourquoi combattre avec notre armée? En clair, si la cause servie par > les harkis et autres supplétifs avait triomphé, l’Algérie serait > aujourd’hui encore française : vous avez dit « simple détail de > l’Histoire »..? ! C‘est compliqué un monde « relatif », mais > ce n’est pas une raison pour « absolutiser » les points de vue des > uns pour condamner moralement ceux des autres ! > > La supercherie de la superstition moraliste consiste, ici comme > ailleurs, à accorder le « monopole de la vertu » aux partisans de > toute vision du monde qui se targue de « transposer l’Idéal dans le > quotidien », quitte à colporter les mensonges les plus éhontés, > comme il en va de l’idée aberrante de promettre l’avènement > d’un monde « parfait » avec des humains « imparfaits » : un > sacré défi à la Raison ! > > Concrètement, puisque tout est relatif dans notre monde, rien n’est > absolu, et donc TOUT ce qui est humain comporte à la fois du « pour > », des avantages, du positif, et du « contre », des inconvénients, > du négatif, dont chacun juge ensuite seulement à l’aune de ses > intérêts égoïstes ; nos opinions, nos jugements, nos engagements et > nos luttes ne dépendant que de notre seul égoïsme, et pas d’un > illusoire « intérêt général » - sinon pourquoi tant de divisions > dans un même camp, par exemple ? > > De ce fait, RIEN n’autorise à encenser les uns et à blâmer > moralement les autres en vertu de leurs opinions. En quoi les partisans > de la peine de mort, dont Emmanuel Kant en son temps, seraient-ils plus > vertueux que les abolitionnistes, surtout lorsque l’on prend en > compte cette question à l’échelle de la planète, où les « > vertueux » en ce domaine ne sont pas toujours ceux que l’on croit, > mais souvent ceux qui dénoncent l’atteinte à la vertu chez les > autres..? ! Il en va de même pour tous les grands sujets actuels de > société, avortement, euthanasie, mariage des homosexuels, OGM, etc., > etc., dont aucun ne justifie que leurs partisans ou leurs détracteurs > soient considérés « moralement » en vertu de leurs opinions comme > étant, respectivement, les bons et les méchants. Ainsi, par exemple, > seule la « débilité intellectuelle » de l’époque a pu faire > croire qu’une quelconque chose humaine, colonisation en > l’occurrence, pouvait contenir « exclusivement » du négatif, et > voilà comment se forge l’idée du Mal absolu, source de > condamnations moralisatrices très « juteuses » pour les censeurs > autoproclamés avec leur morale à sens unique et leur pratique du « > deux poids, deux mesures » : vous avez dit « justice » ou « ordre > juste »..? ! > > Pour revenir aux propos dénoncés, Georges Frêche a de la chance > d’être « socialiste », sauf à votre Parti de le renier, et donc > de l’exclure, puisqu’« il fait tache » : pire, c’est un > multirécidiviste ! Imaginez un instant que les mêmes propos aient > été tenus par un responsable politique porte-parole de plusieurs > millions de citoyens-électeurs, Jean-Marie Le Pen en l’occurrence, > et la France des bien-pensants hypocrites se serait déversée par > centaines de milliers de « marcheurs » dans les rues, à l’exemple > du printemps 2002, malgré la déclaration intellectuellement honnête > du candidat éliminé, Lionel Jospin, publiée par Le nouvel > Observateur (n°1956 du 2 mai 2002) : « Arrêtons de nous raconter des > histoires. Nous ne sommes pas dans une situation préfasciste. » > > Néanmoins, dans ces diverses occasions, la liberté d’expression est > bafouée par la superstition moraliste qui interdit, censure et > condamne sans jamais débattre. Voilà en quoi votre récente > déclaration augure mal de votre intention de changer la France, à > défaut de changer le monde, puisque demain sera comme aujourd’hui en > matière de liberté d’expression, mais également en tout autre > domaine puisque rien n’est absolu sur Terre. Même le catéchisme > soi-disant universel contemporain n’a pas pu se sortir du piège > consistant à vouloir « transposer l’Idéal dans le quotidien », > comme le font ressortir deux de ses articles, dont l’un vise à la > liberté absolue, tandis que l’autre, plus réaliste, se voit > contraint de « relativiser » la liberté en matière d’expression ! > C’est pourquoi liberté, égalité et fraternité resteront à jamais > de vains mots dans un monde où tout est relatif - de ce fait, un > monde seulement « plus » juste demeurera encore un monde « injuste > » ! > > En conclusion, toutefois, je trouve particulièrement malvenu de > condamner sur une base moralisatrice les propos de Georges Frêche et > de tant d’autres prétendus « racistes », lorsque l’on a été > ministre d’un ancien « collaborateur » notoire, avéré par une > amitié indéfectible avec René Bousquet, et une certaine décoration > officielle d’alors pour services rendus – sinon pourquoi..? ! Ou > bien vous faut-il une photographie pour attester mes dires..? ! > > Que ceci puisse vous servir à davantage de pondération dans vos > condamnations moralisatrices sommaires, indignes d’un chef d’Etat > qui devrait s’élever au-dessus de ses opinions partisanes, et de > celles de la multitude faussement – hypocritement ! - « > bien-pensante » ! > > Dans l’attente de vos objections éventuelles, je vous remercie de > votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations > distinguées.
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