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Article #47

The problem of non-communication between different levels of intelligences/Le probleme de l'impossibilite communicationnelle ent...

#47
From: Professeur Chadoko
Date: Fri, 04 Jun 1999 00:00
594 lines
25999 bytes
Consid�rations th�oriques sur le probl�me de l' impossibilite du
contact entre les
civilisations extraterrestres avanc�es (ETI) et la civilisation
humaine: la communication
symbolique s�quentielle par rapport � la communication non-symbolique
non-s�quentielle.

UPIAR,Vol.III ,N.2,1978/79     (273/288)  Editecs 1979

Note: Cet article fait suite aux tentatives d'astronomes
am�ricains,comme feu
l'astrophysicien Carl Sagan,de l'universite de Cornell,� Ithaca,de
rechercher des civilisations
extraterrestres via un r�seau de radio-t�l�scopes.
Personnellement,j'ai toujours pens� que ce style de recherches ne
servait qu'�
gaspiller,inutilement,de l'argent dans des projections
mystico-scientifiques car,comme nous
le verrons ci-dessous,il est logique de penser que les ETI ne
cherchent pas �
"communiquer" avec des especes qui en sont encore aux balbutiements de
la
communication et de la conscience.

Cet article est l�g�rement modifi� par rapport a l'original de 78/79.

Citation: "L'intelligence humaine,r�duite � son essentiel,est synonyme
du langage.
L'intelligence est une communication am�lior�e,la transmission d'une
information plus
�labor�e d'un individu � un autre"

                          (Richard Li:Communication with
Extraterrestrial Intelligence - CETI -
                           Edit� par Carl Sagan aux presses du
MIT,1973,page 91)

Introduction
----------------

Cet article se propose de ramener a de justes proportions les id�es
par trop �troites que
nous nous faisons,couramment,� propos de notre mode usuel de
communication,ce que
Carl Sagan (1-2) aurait,sans doute,nomm� le "chauvinisme" du langage
symbolique
s�quentiel!

Qu'est-ce que ce terme de "chauvinisme",au sens de Carl Sagan?

C'est ramener ce que l'on ne conna�t pas � des choses qui nous sont
connues et il est
vrai,en effet,qu'en tant qu'esp�ce "intelligente",n'ayant qu'elle-m�me
pour se comparer,nous
avons toujours tendance � tout ramener � nous-m�mes.
L'histoire est pleine d'exemples pouvant servir �
illustrer,magnifiquement,ce principe
"saganien" et que je
nommerais,plut�t,"anthropomorphocentrisme",contraction de deux
appellations bien significatives.

Il est particuli�rement frappant de constater,du moins � ma
connaissance,que personne ne
remet jamais en question la soi-disant n�cessit�,toujours
sous-entendue,qu'auraient
d'�ventuelles ETI de manier un langage semblable au n�tre!

Car,d�s que l'on �tudie ce probl�me de plus pr�s,il devient vite
�vident que ce genre
d'id�ees n'est qu'un exemple banal d'anthropomorphocentrisme,une
oeill�re
intelectuelle,fa�onn�e par notre structure biologique sur laquelle
nous
prenons,inconsciemment,mod�le.


Qu'est-ce que la communication?
----------------------------------------------

Pour r�pondre � cette question je reproduirai,textuelement,le
paragraphe suivant,d'apres
Wilson (3),o� cela est clairement et simplement d�fini:

"Certains d�finissent la communication comme �tant un processus par
lequel le
comportement d'un individu modifie la probabilit� de sch�mes
comportementaux chey
d'autres individus. Ce concept a l'avantage d'�tre directement
traduisible en un �nonc�
math�matique.Ce formalisme entra�ne les 6 entites minimales suivantes:

         Individus                                    A
B
         Actions                                     x1
x2

         Probabilit�s d'apparitions de ces actions:   p(x1)
p(x2)

D�finition:il y a communication lorsque p (x2 / x1) est diff�rent de p
(x2).
En d'autres termes,cela signifie que si A accomplit l'action x1,alors
la probbabilit�
conditionnelle que l'acte x2 soit ex�cut� par l'individu B n'est pas
�gale a la probabilit�
que B ex�cute x2 en l'absence de x1.

Si l'on admet qu'une certaine quantit� d'information est
transmise,comment peut-on la
mesurer?

L'unit� quantitative de base que l'on utilise � cette fin est le "bit"
(abbr�viation de l'anglais
"chiffre binaire").
Un bit est la quantit� d'information n�cessaire afin de contr�ler,sans
erreur,laquelle de deux
alternatives d'�gale probabilit� sera choisie par le r�cepteur.

Imaginons un syst�me social r�duit � sa plus simple expression
envisagable et comportant
un oiseau territorial situ� en face d'une s�rie d'intrus.Admettons que
chaque intrus ne fasse
en aucune mani�re attention au propri�taire de la place tant que
celui-ci ne lui pr�sente pas
l'un ou l'autre des deux signaux �quiprobables suivants:

l'oiseau l�ve ses ailes,l'intrus s'en va toujours.
l'oiseau baisse ses ailes,l'intrus continue son avance.

Chaque pr�sentation d'un signal transmet,par cons�quent,un bit
d'information.
Si maintenant nous �mettons 4 messages �quiprobables,chaque signal
contiendra 2 bits;
un syst�me de 8 messages �quiprobables contiendra 3 bits,etc.
Ainsi la quantit� de bits est la puissance � laquelle nous �levons le
chiffre 2 pour avoir le
nombre de messages �quiprobables."

Bien.Retenons de ceci que l'information est un concept parfaitement
quantifiable,m�me si
cette quantification est tr�s manich�enne!

En r�sum�:l'information c'est l'�change et la circulation
d'informations dans un r�seau
reliant des syst�mes �metteurs et des syst�mes r�cepteurs,par
l'interm�diaire d'un
message cod� ce qui constitue,d�s lors,un "langage".

Pour plus d'informations � ce sujet le lecteur est invit� � se
rapporter au livre de Claude
Shannon et Weaver (4) .

Un Mode de Communication primitif:l'�change d'information par voie
s�quentielle
symbolique
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le choix d'un mode communicationnel entre individus d'une m�me esp�ce
est d�termin�
par l'�volution phylog�n�tique de cette esp�ce,consid�r�e en fonction
de la pression de
l'environnement,dont les facteurs sont si divers qu'ils ne sont gu�re
quantifiables.
L'histoire de l'homme se r�sume,essentiellement,� celle du couple
langage/main.
Mais qu'est ce que notre "langage"?
Les deux caract�ristiques essentielles du langage humain(si nous
faisons abstraction du
langage �motionnel non verbal)sont:

La S�quentialit�
Le Symbolisme

Cela signifie que nous �mettons,s�quentiellement,des ondes
accoustiques transportant un
message cod� par l'interm�diaire de symboles.
Les sons �mis par notre bouche sont juxtapos�s,en s�quence,les uns
apr�s les autres,mais
ils ne sont pas int�gr�s simultan�ment comme,par exemple,le sont les
informations per�ues
par l'ensemble des cellules de nos r�tines.
Qu'est-ce qu'un symbole?
Le symbole est,tout d'abord,le r�sum� minimal d'une perception
hypercomplexe.
C'est une vague esquisse extraordinairement d�form�e de la perception
originelle.
Un symbole est,ainsi donc,un signal cod� servant � transmettre une
certaine quantit�
d'information tr�s grossi�re ne correspondant en aucune mani�re �
l'information
hypercomplexe et polymodale d'une perception exog�ne ou endog�ne.

Par exemple,je suis,en ce moment,en face d'un arbre d�termin� dans sa
globalit�
polymodale t�tradimensionnelle.

Si je veux,maintenant,transmettre cette information polymodale
t�tradimensionnelle � un
tiers,situ� en-dehors de mon champ de perception,j'aurais infiniment
de difficult�s � le faire
car je devrai r�sumer toute ma perception hypercomplexe par un signal
sonore ou �crit
d�finissant de fa�on ultra-simplifi�e l'objet perceptif en question,en
l'occurence le symbole
"arbre",sorte d'hyper-r�sum� de ma perception originelle.

En �non�ant le mot "arbre" toutes les caract�ristiques hypercomplexes
originellement
per�ues au moyen de l'int�gration de centaines de millions de donn�es
trait�es,simultan�ment,par mon cortex visuel et le reste auront �t�
enti�rement perdues pour
le r�cepteur recevant dans son oreille,ou sur une feuille de papier,le
son ou la vision "arbre".

En ce sens,le symbole �quivaut � une perte d'information absolument
monstrueuse entre
l'�metteur et le r�cepteur.
En d'autres termes,l'ambiguit� du message transmis par un r�sum�
symbole s'accroit de
fa�on si consid�rable qu'il devient difficile de vraiment parler d'un
"langage" entre les
�metteurs et les r�cepteurs de symboles.il serait mieux de parler de
"grognements"
complexes.
C'est l� tout le drame constitutif fondamental de l'�tre humain qui
poss�de de grandes
capacit�s de r�ception et d'analyse d'informations mais dont les
"output" sont tout � fait
inad�quats pour une transmission correcte de cette information entre
individus.
L'ambiguit� informationnelle,lors des tentatives communicationnels
d'informations
hypercomplexes,est si monstrueusement �lev�e que cela bloque,le plus
souvent,les
rapports entre individus qui ne se voient pas r�ellement puisqu'�
chaque symbole,
�mis ou re�u,est associ� tout un ensemble de connections m�moris�es
totalement
diff�rentes d'un individu � un autre!

Nous sommes donc,ainsi,r�ciproquement,des aveugles et des sourds
constitutionnels
tentant de communiquer a coups de pieds ou de "tat�ges"!!! On se
t�te,mutuellement,comme les fourmis,incapables de transmettre tous nos
"input"
instantan�ment,en une vol�ee!!!

L'on con�oit,ainsi,qu'un tel rapport communicationnel rel�ve du d�lire
et ressemble,en
fait,aux messages que se transmettent les fous � l'asile
psychiatrique...

Quand je dis "table" cela �voque en moi des milliers de tables
m�moris�es et connect�es
endog�nement � des situations particuli�res dont je suis le seul �
comprendre,et
encore,tous les fils. Idem pour celui qui est en face de moi!
Donc comment peut-on vraiment "communiquer" puisque la nature ne nous
a pas pourvu de
syst�mes d'�mission complexe et d�pourvu de distorsion?

Dans le cas de la repr�sentation symbolique d'un objet bien
d�fini,comme une table,la perte
d'information entre A et B est,certes,immense mais il en reste
n�anmoins vaguement
quelque chose qui la rend encore intelligible et qui permet donc de
coordonner les
comportements de A et de B.

Par contre,lors de "l'�change" de concepts abstraits et non
strictement d�finis(ce qui est le
cas du "langage" de tous les jours)l'ambiguit� prend des proportions
si consid�rables qu'on
peut,� la limite,consid�rer qu'aucune information n'a
�t�,objectivement,transmise entre deux
individus en train de "se palper" comme deux fourmis aveugles.

Un concept abstrait laisse,en effet,le choix � tellement de messages
�quiprobables qu'il ne
transmet,v�ritablement,plus rien du tout sinon du bruit.

En ce sens,nous "communiquons",bien souvent,� coups de nuages qui
s'interp�n�trent
sans se heurter...

La perte informationnelle op�r�e par le processus du codage symbolique
�quivaut donc �
une distorsion: perte ou distorsion sont,ici,synonymes.

L'ambiguit� des concepts symboliques entre A et B se
r�duit,finalement,� l'�change d'un
bruit de fond entre les individus,comme les abeilles qui butinnent...

En fait,il n'existe qu'un seul langage humain - apparu tout
r�cement,d'ailleurs - qui ait un
sens communicationnel en raison d'un rapport information/distorsion
acceptable:c'est le
langage scientifique,o� chaque terme est strictement
d�fini,levant,ainsi,une grande part
d'ambiguit� bien qu'elle demeure toujours comme un bruit de fond
permanent irr�ductible.

Le langage qui nous est commun se pr�te donc mal � la communication
pour les raisons
suivantes:

1.La quantit� limit�e de "bits" (pour simplifier) �changeables.
2.D�bit de "bits" par seconde extraordinairement limit� par le mode
s�quentiel du v�hicule
communicationnel.

Quand nous essayons de "communiquer",en fait nous nous palpons,nous
nous auscultons
comme les fourmis!
Je t'ausculte,tu m'auscultes,je te palpe,tu me palpes.

Bien. Je propose,maintenant,de d�finir un langage o� le rapport
�nergie d�pens�e par "bit"
effectivement transmis (en une unit� quelconque et arbitraire de
temps) est grand,comme
un langage PRIMITIF � cause du monstrueux gaspillage qui en d�coule.
De m�me,sera d�fini comme langage �volu� et AVANCE un langage o� ce
m�me rapport
sera petit.
Un langage primitif sera donc un mode de communication o� le bruit
entre �metteur et
r�cepteur sera grand,et le flux de bits petit,tandis que dans le cas
d'un langage avanc� ce
bruit sera tr�s petit et le flux de bits tr�s grand.
Les facteurs de bruit seront surtout d�termin�s par l'emploi d'un
codage naturel,invariant,ou
d'un codage artificiel et flou,pour les raisons d�j� mentionn�es.
En soi,d�j�,ces d�finitions sont tr�s larges et n'ont qu'un aspect
purement heuristiques qui
puisse nous permettre de comprendre quelles seraient les motivations
�ventuelles
d'intelligences maniant un langage notablement plus �volu� que le
n�tre,par rapport �
l'humanit�.
En fonction de ces consid�rations,il devrait �tre �vident au lecteur
qu'un langage s�quentiel
et symbolique appartient au premier type d�fini.En cons�quence,notre
langage peut
�tre,empiriquement,class� comme le prototype du langage primitif
d'organismes r�cemment
parvenus � l'intelligence.Mais qu'est-ce que l'inteligence? Mot encore
ambigu!
Toujours est-il que pour qu'une intelligence puisse s'exprimer et se
d�velopper,en r�troaction
informationnelle constante avec son milieu,il lui faut avoir un moyen
d'action sur
l'environnement qui lui permette de l'informer,� son tour,et
r�ciproquement.

Ce moyen est la main,dans le cas de notre esp�ce,et devra �tre un
organe accomplissant la
m�me fonction chez une autre esp�ce.
Sans moyen d'action sur l'environnement,quel que soit le niveau de
complexit� atteint par un
syst�me nerveux,l'intelligence ne reste que potentielle,incapable
d'actualisation.En un
sens,elle est sans �tre.Cela est un point important;nous y reviendrons
en examinant une
esp�ce "candidate � l'intelligence".


Un Mode de Communication avanc�:l'�change d'information
non-s�quentielle
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les conditions environnementales o� se d�velopp�rent nos anc�tres
primates conduisirent
notre lign�e vers l'homonisation et,en particulier,vers le
d�veloppement d'un moyen de
communication vocal relativement complexe.
L?Evolution engendra,ainsi,sur une plan�te parmi des milliards
d'autres,une esp�ce capable
d'�changer de l'information assez complexe gr�ce � tout un syst�me
physiologique fa�onn�
par la pression du milieu sur cette esp�ce.Si l'esp�ce en question e�t
v�cu dans un
environnement diff�rent,il e�t �t� possible qu'elle n'acqu�t jamais ce
moyen de
communication et qu'elle demeur�t au m�me stade communicationnel que
les autres
esp�ces animales.Mais il e�t �t� aussi possible qu'elle acqu�t un
syst�me de
communication sup�rieur � celui qu'elle conna�t actuellement.Cea n'a
�t� qu'une question
de pression s�lective et de niche �cologique.
Mais sommes-nous vraiment les seuls en notre monde � poss�der un mode
de
communication �labor�?Nous serions tent�s de r�pondre par
l'affirmative - en
regardant,avec fiert�,"nos" r�alisations - mais il serait n�cessaire
de garder pr�sent � l'esprit
que toutes nos actions sur la Nature ont �t� rendu possible parce que
nous poss�dions
l'instrument n�cessaire entre notre intelligence et notre action sur
le milieu,en l'occurence la
main.
Qu'aurions-nous �t� sans elle,incapables d'informer la mati�re? L'on
n'e�t pu gu�re nous
distinguer des autres esp�ces que,peut-�tre,par une absence de
pelage...
On s'accorde,g�n�ralement,� penser que les c�tac�s marins dont,en
particulier le dauphin
et encore plus l'�paulard,seraient des candidats � l'intelligence,en
raison du grand degr� de
d�veloppement atteint par leur syst�me nerveux central,tant au niveau
de l'organisation que
des structures.
Le seul probl�me est que l'on n'a jamais r�ussi � entrer en
communication avec eux!
Mais cela serait-il une raison suffisante de d�nuer ces �tres de cette
qualit� que nous nous
attribuons;est-ce une raison suffisante pour �tre convaincu que nous
sommes bien les seuls
�tres intelligents de notre globe? Je ne le crois gu�re et en voici
les raisons:
Seville Chapman(5) a propos�,en 1968,dans une lettre au journal
Science,une hypoth�se
fort nt�ressante � propos des dauphins et qui,� ma connaissance,n'a
pas eu d'�cho (si l'on
me permet ce jeu de mots) en l'occurence l'hypoth�se que voici:les
dauphins - et,sans
doute,bien d'autres c�tac�s marins - "verraient" accoustiquement leur
environnement en
plus de le voir visuellement et,cela,de fa�on presque aussi bonne que
nous voyons le n�tre
au moyen de nos yeux!
En d'autres termes,les dauphins,�paulards,etc,utiliseraient les sons
de fa�on non-
s�quentielle non-symbolique. Ces �tres seraient pourvus,par la
pression de leur �volution
aquatique,d'un syst�me d'imagerie complexe qui nous manque
cruellement! Etonnant!
Si,un jour,cette hypoth�se se trouve confirm�e,il sera,alors,permis
d'en avancer une autre
qui en est la cons�quence logique:� savoir que les
dauphins,�paulards,etc,soient non
seulement capables d'imager tridimensionnellement et accoustiquement
leur r�alit� mais
qu'ils soient,de surcroit,capables de r�-�mettre ces perceptions
m�moris�es non-
s�quentielles non symboliques. En ce cas,nous serions en face d'une
esp�ce terrestre
utilisant une sorte de d�but de "t�l�pathie" accoustique,les dauphins
communiquant entre
eux directement � l'aide d'images accoustiques...
Dans ce cas hypoth�tique nous serions,ironiquement,confront�s � une
intelligence
potentiellement sup�rieure � la n�tre (en raison du flux important de
bits transmissibles par
seconde,par cette m�thode,pour un faible taux de distorsion des
messages) mais incapable
de passer pour telle,� nos yeux,en raison de l'absence d'actualisation
technologique de
cette intelligence par une action sur le reel suite � une absence de
l'outil main.
Sur la Terre nous trouvons cette forme de communication accoustique
chez les chauves-
souris,animaux nocturnes,et chez les c�tac�s. Il est clair que
l'�volution de ces syst�mes
communicationnels s'est appuy�e sur la pression du milieu:la nuit dans
le cas des chauves-
souris et l'eau dans le cas des c�tac�s.
En raison de la multiplicit� probable des environnements qui doivent
exister sur d'autres
plan�tes,il n'est pas impossible que certaines esp�ces arrivent �
l'intelligence directement
�quip�e d'un langage non s�quentiel non symbolique et de l'outil
m�canique servant �
actualiser ladite intelligence.
On peut aussi penser que des esp�ces intelligentes similaires � la
n�tre aient eu
suffisamment de temps pour accumuler assez de connaissances
scientifiques sur elles-
m�mes pour se pourvoir,artificiellement,d'un tel moyen efficace de
communication.
Et j'en reviens � la citation du d�but de cette
r�flexion:l'intelligence c'est une communication
am�lior�e,la transmission d'information plus complexe d'un individu �
un autre.
De telles ETI satisferaient bien � cete d�finition car elles
pourraient �changer des images
mentales,monomodales ou polymodales,� la vitesse de eur pens�e.
Notre syst�me nerveux poss�de,d�j�,l'embryon d'un syst�me
communicationnel
perfectionn�:ainsi,rappelons que,dans le r�ve,nore m�moire g�n�re sans
difficult� de
l'information non-s�quentielle non-symbolique sous la forme
d'imagerie.
Si nous avions �t� dot� d'un syst�me �metteur modulable,� volont�,de
cette imagerie nous
disposerions,ipso-facto,d'un langage avanc� et nous conna�trions une
nouvelle fa�on de
penser et d'analyser,� savoir la "mod�lisation" instantan�e.
Toujours est-il que,d�j�,certains d'entre-nous - que l'on nomme des
"eid�tiques" (6) - sont tot
� fait capables de contr�ler la g�n�ration consciente d'information
non-s�quentielle non-
symbolique:ainsi un eid�tique dou� peut superposer,selon son d�sir,une
image
"on�iroforme" sur ce qu'il per�oit du monde ext�rieur.
Regardant un arbre d�nud�,en automne,il peut,instantan�ment,le
recouvrir de feuilles
imaginaires mod�lis�es,feuilles qui lui appara�trons,alors,aussi
r�elles que de vraies
feuilles(7)!
Cela est-il exceptionnel? Tr�s certainement,non puisque nous pouvons
tous r�ver ou encore
"on��riser" avec des champignons "hallucinog�nes".
Ces capacit�s de manipulation sont latentes chez l'homme et attendent
de se r�veiller et ne
pourront se d�velopper que si l'on exerce,nous-m�mes,une pression
constante d'�volution
sur nos enfants.
Pour en revenir aux ETI susceptibles de manier un tel syst�me
communicationnel avanc�
je pose la question � tous ceux qui croient que nous entrerons en
contact avec de telles
personnalit�s:si de telles intelligences venaient � passer aux
environs d'une plan�te peupl�e
par des primitifs en �tant encore � la palpation et l'auscultation
communicationnelle,quel
int�ret auraient-elles � "communiquer" avec ces primitifs r�duits au
stade du grognement
complexe puisque,n�cessairement,ces primitifs n'auraient rien � leur
apporter qu'elles ne
sachent,d�j�,depuis fort longtemps?
Il est donc parfaitement irrationnel et d�raisonnable,pour une esp�ce
avanc�e,de vouloir
communiquer avec une esp�ce inf�rieure.
Si nous �tudions les singes,par exemple,c'est bien,en derni�re
analyse,pour mieux nous
comprendre;mais viendra un jour o� plus personne n'�tudiera les singes
car nous aurons
d�couvert tout ce que nous voulions savoir.
Alors nous les laisserons vaquer � leurs occupations et peut-�tre
qu'alors certains singes
�veill�s discuteront de l'existence ou de l'inexistence d'une cr�ature
mythique d�nu�e de
poils en argumentant que si une telle cr�ature
existait,r�ellement,elle ne manquerait pas de
prendre contact avec les singes...
Et,peut-�tre,encore,bien plus tard,quand ces singes auraient
�volu�,ils �couteraient l'espace
avec leurs radiot�l�scopes primitifs...mais ils seraient les seuls �
s'�couter.

Conclusion
----------------
A mon avis,le Cosmos fourmille de vie,vie situ�e � diff�rents niveaux
d'�volution.Dans ce
r�seaux cosmique de vie,les ETI qui ont r�ussi � maitriser leur
g�n�tique et la physique
doivent,sans doute,constituer des communaut�s intelligentes
interstellaires en
communication.
Les niveaux inf�rieurs de l'intelligence,comme l'intelligence
humaine,sont,tr�s
probablement,en dehors des zones communicationnelles de ces ETI. En
quelque sorte,il
existe un apartheid cosmique entre les ETI avanc�es et les esp�ces
plus primitives.
Si des ETI parviennent jusqu'� notreTerre,il me para�t raisonnable de
penser que leur mode
de communication d�passe,fort probablement,le n�tre
depuis,d�j�,longtemps et tant,que le
probl�me de la communication avec des gens comme nous ne se poserait
plus car,pour
elles,il n'y aurait simplement rien � communiquer...
C'est bien ce que nous constatons.

R�f�rences
----------------
1. Sagan C.(1973) Communication with Extraterrestrial Intelligence
(CETI)
    MIT press:Cambridge,Massachussets
2. Sagan C.(1975) The Cosmic Connection:An Extraterrestrial
Perspective
    Dell publishing:New-York
3. Wilson E.(1975) Sociobiology
    Harvard university press:Boston
4. Shannon E.C. et Weaver W.(1949) The mathematical theory of
communication
    Presses universitaires de l'universit� du pays des
Illinois:Illinois
5. Chapman S.(1968) Dolphins and Multifrequency,Multiangular Images
    Science 160,203-209
6. Stromeyer C.F.(1970) Eidetikers.Psychology Today
    New-York,77-80
7. Alcock J.(1975) Animal Behaviour:An Evolutionary Approach
   Sinauer Associates Publishers:Sunderland,463
Technical Details
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From: chadok@chadok.com (Professeur Chadoko)
Subject: The problem of non-communication between different levels of intelligences/Le probleme de l'impossibilite communicationnelle entre differents niveaux d'intelligences
Date: 1999/06/04
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